Londres — Les prix du pétrole poursuivent leur progression vendredi 13 mars sur les marchés internationaux. Le baril de Brent crude oil, référence mondiale, s’échange autour de 103 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), indicateur du marché américain, évolue près de 99 dollars le baril. Cette hausse d’environ 3 % intervient dans un contexte d’inquiétudes renouvelées sur l’équilibre entre l’offre et la demande d’hydrocarbures.
Les tensions persistantes au Moyen-Orient alimentent les préoccupations des marchés. Les opérateurs surveillent notamment la sécurité du transit maritime dans le Strait of Hormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial. Toute perturbation potentielle dans cette zone pourrait réduire les volumes disponibles sur les marchés internationaux.
Face à cette remontée rapide des cours, plusieurs États suivent attentivement leurs réserves stratégiques et leurs capacités d’importation afin de prévenir toute rupture d’approvisionnement.
En Haïti, engagé dans une troisième phase de transition politique, la question pétrolière demeure enveloppée d’incertitudes. Les autorités publiques enchaînent déclarations et initiatives de communication, alors qu’aucune information officielle récente n’a été publiée concernant l’état des stocks de carburant entreposés dans les terminaux pétroliers du pays, données pourtant déterminantes pour l’appréciation de la sécurité d’approvisionnement.
L’absence de telles informations alimente les interrogations relatives à la capacité d’anticipation institutionnelle. Dans la plupart des économies dépendantes des importations d’hydrocarbures, la diffusion périodique des niveaux de réserves constitue un instrument de gouvernance économique et de gestion des risques, permettant d’évaluer l’exposition nationale aux fluctuations du marché pétrolier international.
Dans un pays fortement dépendant des importations énergétiques, une hausse durable du prix du baril pourrait se répercuter rapidement sur les coûts du transport, de l’électricité et des produits de première nécessité. La semaine à venir pourrait ainsi constituer un test pour la gestion économique de la transition, alors que la volatilité des marchés pétroliers continue d’exercer une pression sur les économies importatrices d’énergie.

