Les prix du gaz naturel en Europe ont flambé lundi, le contrat de référence négocié sur le hub néerlandais Title Transfer Facility (TTF) grimpant jusqu’à 45 % pour atteindre environ 46 euros le mégawattheure en début d’après-midi, après l’annonce par QatarEnergy de la suspension de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Le groupe qatari a indiqué avoir interrompu la production liée au gisement géant de North Field à la suite d’une attaque contre ses installations, sans préciser l’ampleur des perturbations. Au Royaume-Uni, l’indice de référence NBP a évolué dans le même sens, dans un contexte de forte volatilité.
Cette flambée intervient alors que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le pétrole et le GNL. Selon des analystes, près de 20 % de l’offre mondiale de pétrole transite par cette voie maritime.
Le Qatar, troisième exportateur mondial de GNL, fournit entre 12 % et 14 % des importations européennes. Même limitée, toute perturbation prolongée pourrait accentuer la concurrence mondiale, notamment avec l’Asie, et maintenir les prix sous pression.
Les marchés restent d’autant plus nerveux que les stocks européens sont inférieurs à 30 %, contre environ 40 % à la même période l’an dernier, selon Gas Infrastructure Europe.

