7 mars 2026
Haïti-Droits des Femmes | OHDLP croît les droits des femmes ne signifient rien si nous ne pouvons pas les défendre sérieusement*
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Haïti-Droits des Femmes | OHDLP croît les droits des femmes ne signifient rien si nous ne pouvons pas les défendre sérieusement*

Par Alex CALAS  

À l’occasion de la célébration de la 49e journée internationale des Droits des Femmes en Haïti, ce 8 mars 2026, la Section des Droits des Femmes de Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (SDF/OHDLP) estime la Journée internationale des femmes 2026 intervient à un moment où les systèmes judiciaires sont mis à rude épreuve où les droits des femmes et filles haïtiennes ne sont pas respectées dans son ensemble. Au regard du thème retenu cette année : *Droits-Justice-Action,* cette structure de la société civile haïtienne évoluant dans le secteur des Droits de l’homme, OHDLP observe les exploitations et abus sexuels (EAS) des Femmes et filles sont les monnaies courantes dans les camps déplacés de la zone métropolitaine de la Capitale haïtienne et de l’Artibonite. 

Selon les informations recueillies par la coordination départementale OHDLP de la Grand’Anse, ce déplacement est le berceau des exploitations et abus sexuels des Femmes et filles, malgré les sonnettes d’alarme tiré à l’oreille des autorités compétentes rien n’est fait pour rompre ce problème et cette situation qui semble dépasser la compétence des autorités judiciaires et policières dans cette région, a scandé l’OHDLP. 

Les femmes sont rejetées, on ne les croit pas, elles sont revictimisées ou n’ont pas les moyens de se payer une assistance juridique. Elles vivent sans protection juridique complète, et lorsque la justice échoue, ce sont les femmes qui en paient le prix, car la justice n’est pas aveugle, a observé OHDLP. L’ appareil judiciaire Haïtien protège le pouvoir en place et continue de statuer contre les femmes et les filles. Les conflits armés, la répression et les tensions politiques affaiblissent l’État de droit, a crié l’OHDLP.

Selon les données de l’organisme des Droits Humains OHDLP, les femmes et les filles ne disposent que de 64 % des droits légaux dont jouissent les hommes; dans près de 70% des pays étudiés, les femmes rencontrent plus d’obstacles que les hommes pour accéder à la justice; pour les 676 millions de femmes et de filles dans le monde qui vivent à moins de 50 km de zones de conflit actif, les systèmes de justice sont largement absents et les agresseurs agissent en toute impunité. Elles n’ont pas les moyens payer un avocat compétent, crédible et respectueux. Les femmes et filles victimes d’exploitations et abus sexuels ne savent pas à quel saint se vouer pour trouver  les frais juridiques, les frais de transport, les frais de garde des enfants et la perte de salaire empêchent des millions de femmes d’accéder aux systèmes judiciaires a constaté l’OHDLP. Sans justice, les droits ne sont que des mots, avec la justice, les droits deviennent un pouvoir.

*Recommandations*

L’ Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse, recommande vivement aux pouvoirs publics de mettre en place des systèmes judiciaires approfondis tenant compte des considérations de genre et dotés de ressources suffisantes, des institutions démocratiques protégées, des mesures juridiques et politiques visant à lutter contre les formes multiples et croisées de discrimination à l’égard des femmes et filles, et des recours efficaces pour les victimes de toutes les formes de violence sexuelle et fondée sur le genre ; le respect des droits des femmes au travail moyen d’un accès effectif à la justice. Il s’agit de mettre en œuvre les normes internationales du travail, de garantir des mécanismes de prévention et de règlement des conflits du travail intégrant la dimension de genre, en investissant dans des services d’aide juridique à l’intention des femmes et promouvoir les programmes de connaissances juridiques pour les femmes et leur participation équitable aux processus décisionnels; mettre en place une justice sociale et économique grâce à au travail décent, en adoptant des réformes juridiques et politiques visant à favoriser l’égalité des chances pour les femmes dans l’accès au plein emploi productif, à la protection sociale, à des conditions de travail sûres et salubres, et l’élimination de la violence et du harcellement dans le monde du travail.

L’organisme de droit de l’homme propose à l’État haitien et des partenaires internationaux d’insérer des programmes d’investissements qui doivent être réalisés dans des services publics de qualité et des systèmes de soins complets, associés à des politiques visant à combler l’écart de réanimation et le travail via des plateformes.

Les organismes féminins et féministes doivent jouer un rôle primordial dans la garantie de l’accès des femmes à la justice et dans la promotion de l’égalité des genres, sur le lieu de travail et en dehors. l’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (OHDLP) reste ouvert et déterminé à être le moteur du changement et à faire de l’accès des femmes à la justice une réalité dans le monde et particulièrement en Haïti.

Pour Authentification :

Barbara GUERRIER, Économiste 

Formatrice OHDLP 

Martine ISAAC, Journaliste 

Secrétaire générale OHDLP 

Alex CALAS, Communicateur Journaliste, Analyste sociopolitique, Défenseur des Droits Humains et Directeur Exécutif de OHDLP.

Email : ohdlphaiti@gmail.com

Phone +509 3639 5588

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