25 mars 2026
CEP / Elections : plus de 300 partis inscrits, une trentaine écartés, dont le Parti de la Diaspora Haïtienne pour Haïti, entre autres
Actualités Corruption Élections Flashback Insécurité|Kidnapping Pages d'Histoire d'Haiti Société

CEP / Elections : plus de 300 partis inscrits, une trentaine écartés, dont le Parti de la Diaspora Haïtienne pour Haïti, entre autres

Élections : Rassemblement des démocrates pour la République et Parti de la diaspora haïtienne pour Haïti parmi les formations non agréées par le CEP

Port-au-Prince — Le paysage politique d’Haïti est depuis l’après-séisme 2010, marqué par une forte dispersion, alors que 287 partis politiques ont été validés par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), sur les 320 formations inscrites au processus électoral « incertain », ont indiqué au journal des sources concordantes. L’organisme électoral, dont le mandat des conseillers reste et demeure provisoire depuis 1987, au mépris des prescriptions constitutionnelles, n’est en aucun cas habilité à organiser un référendum dans le cadre juridique en vigueur.

Au total, 33 partis n’ont pas été agréés à ce stade, parmi lesquels figurent notamment le Rassemblement des démocrates pour la République, le Parti de la diaspora haïtienne pour Haïti, Vision d’intégration de valeur et d’avancement, le Mouvement d’union républicaine, les Grands défis des démocrates d’Haïti et le Mouvement national des citoyens.

Ces structures, y compris parmi les plus de 300 partis inscrits, dépourvues d’idéologie, de programme politique et de vision de développement réel, qualifiées dans le débat public de « boutiques politiques », se caractérisent par une faible implantation organisationnelle et apparaissent, pour certaines, comme des entités opportunistes prêtes à monnayer leur emblème.

Selon les éléments recueillis, les rejets seraient liés à des irrégularités administratives, à des dossiers incomplets ou à une non-conformité aux exigences légales. Toutefois, ces décisions ne sont pas définitives, les partis concernés pouvant saisir les instances compétentes du contentieux électoral afin de régulariser leur situation.

Contacté par Rezo Nòdwès, un membre du CEP n’a pas souhaité confirmer ni infirmer ces chiffres. Il a néanmoins affirmé que l’institution, après un démarrage ralenti en 2024, fonctionne désormais à un rythme soutenu pour organiser des élections « libres, honnêtes et démocratiques », tout en refusant de commenter le principe selon lequel seul le Parlement haïtien est habilité à amender la Constitution adoptée par référendum le 29 mars 1987.

Cette phase de validation intervient dans un contexte de prolifération des formations politiques en Haïti, avec 427 partis reconnus par le ministère de la Justice. Cette situation alimente les interrogations relatives à la structuration du système partisan et à sa capacité à produire une offre politique cohérente, apte à restaurer l’autorité de l’État et à renforcer la souveraineté nationale, dans un contexte marqué par des gouvernements de transition en place depuis juillet 2021.

cba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.