Nouvel accès de fièvre entre Cuba et les États-Unis. Au lendemain d’un échange de tirs meurtrier au large de Villa Clara, La Havane affirme que Washington s’est dit disposé à « coopérer » à l’enquête. Quatre occupants d’une vedette immatriculée en Floride ont été tués, six autres blessés, ainsi qu’un commandant cubain.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, assure que des contacts ont eu lieu avec le département d’État et les garde-côtes américains. Côté américain, le chef de la diplomatie Marco Rubio a exclu toute implication officielle, tout en confirmant l’ouverture d’investigations.
Selon La Havane, le groupe armé — composé de Cubains résidant aux États-Unis — transportait fusils d’assaut, armes de poing et explosifs artisanaux. Les autorités parlent d’une tentative d’« infiltration à des fins terroristes ». Le président Miguel Díaz-Canel promet de défendre la « souveraineté » de l’île.
L’incident survient dans un climat déjà explosif, marqué par le durcissement des sanctions sous Donald Trump et une crise énergétique qui fragilise l’économie cubaine. Entre coopération affichée et défiance persistante, la mer des Caraïbes reste sous haute tension.

