28 février 2026
Bleck Dieuseul Desroses : Le CPT doit partir le 7 février 2026
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Bleck Dieuseul Desroses : Le CPT doit partir le 7 février 2026

Le Conseil présidentiel de Transition (CPT), mis en place à la suite de l’accord du 3 avril 2024, avait une mission précise et limitée dans le temps : rétablir la sécurité, organiser un référendum constitutionnel et conduire le pays vers des élections démocratiques pour remettre le pouvoir à des élus le 7 février 2026. Près de deux ans plus tard, le constat est sans appel : le CPT a échoué sur toute la ligne.

Sur le plan sécuritaire d’abord, la situation s’est gravement détériorée. Les gangs armés contrôlent 90% de la capitale, provoquent un fleuve de sang dans le Centre et l’Artibonite, paralysent l’économie déjà anémiée du pays et plongent la population dans une insécurité permanente. Aucune stratégie crédible et efficace n’a été mise en œuvre pour restaurer l’ordre public, malgré les promesses répétées des conseillers-présidents et du gouvernement. La Police, déjà impuissante est rongée par la corruption et des querelles de chapelle.  

Ensuite, l’échec politique est total. Aucun référendum constitutionnel n’a été organisé. Un calendrier électoral sans tenir compte des aléas sécuritaires a été adopté à la dernière minute au conseil des ministres sous les pressions des ambassades étrangères. Or, ces engagements constituaient le cœur même de l’accord du 3 avril. En choisissant de bloquer les élections, le CPT cherchait sciemment à prolonger la transition, affaiblissant ainsi la légitimité démocratique et la stabilité institutionnelle.

À cela s’ajoute une gestion opaque et scandaleuse des ressources publiques. En deux ans, le CPT s’est surtout illustré par la dilapidation des fonds du Trésor, des voyages à l’étranger sans résultats concrets et l’érection de la corruption en véritable système de gouvernance. Trois conseillers-présidents sont impliqués dans un scandale inédit à la BNC, tandis que des ministres et directeurs généraux sont cités dans des rapports accablants de l’ULCC pour détournement de fonds, corruption, gabegie administrative. Plus grave encore, un conseiller-président a été publiquement dénoncé, il y a quelques jours, par Washington pour ses liens présumés avec des gangs armés.

Face à ce bilan désastreux, le maintien du CPT et de ce gouvernement pourri est injustifiable et serait une provocation contre la misère du peuple. Conformément à l’accord du 3 avril 2024, ils doivent impérativement quitter le pouvoir le 7 février 2026. Cette date doit marquer l’installation d’une nouvelle équipe de femmes et d’hommes compétents, crédibles, patriotes et expérimentés, capables de rompre avec l’échec actuel et de remettre Haïti sur la voie de la sécurité, de la démocratie et du développement.

Bleck Dieuseul Desroses

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