Les États-Unis et l’Union européenne ont évité de justesse une guerre commerciale majeure dimanche, en annonçant la conclusion d’un accord-cadre qui stabilise leurs relations économiques et écarte, pour l’instant, la menace de droits de douane punitifs.
C’est sur le terrain de golf personnel de Donald Trump à Turnberry, en Écosse, que le président américain a reçu Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour une rencontre aussi symbolique que stratégique. À l’issue de cet échange privé, les deux dirigeants ont affirmé avoir trouvé un terrain d’entente après des mois de tensions.
L’accord prévoit notamment un plafonnement des droits de douane à 15 %, notamment sur les automobiles, une ouverture élargie des marchés européens, ainsi que des investissements massifs : environ 750 milliards $ US en énergie américaine et 600 milliards $ US en projets divers aux États-Unis, selon Trump.
Mme Von der Leyen a salué une entente qui garantit « stabilité et prévisibilité » pour les entreprises transatlantiques, rappelant que les deux blocs représentent ensemble le plus grand volume d’échanges commerciaux au monde.
Alors que la date butoir du 1er août approchait, avec la menace de taxes de 30 %, cet accord évite une escalade qui aurait pu ébranler l’économie mondiale. Reste à voir si ce compromis tiendra au-delà des fairways de Turnberry.

