Criminalité en Haïti : Les actions « pompiers » d’un gouvernement dépassé
Il semblerait que les chefs de gang aient toujours trois coups d’avance sur le trio Conille-Normil-Hercule.
En réponse aux récents incidents à Ganthier, le Premier ministre Conille Garry, accompagné du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Carlos Hercule, s’est réuni avec le Directeur Général de la Police Nationale, Rameau Normil.
Cette rencontre avait pour but de définir des stratégies face à l’insécurité galopante. Mais, une fois de plus, les autorités haïtiennes semblent choisir la voie des actions « pompiers » plutôt que de passer à l’offensive.
Des discours, toujours des discours
« Le gouvernement continue de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la présence de la Police Nationale sur tout le territoire et dans les endroits occupés par les criminels », a déclaré le Premier ministre Conille.
Des paroles qui, malheureusement, sonnent creux pour une population lassée de l’inaction. Le problème ? Ces hauts membres du pouvoir de transition se contentent de réagir aux actions criminelles des gangs, sans jamais anticiper ni prévenir ces actes.
Une gestion réactive, jamais proactive
Les dirigeants du CSPN, comprenant Conille (Premier ministre, ministre de l’Intérieur et président du CSPN), Hercule (ministre de la Sécurité Publique) et Rameau Normil (commandant en chef de la Police Nationale), semblent englués dans une gestion réactive.
A chaque nouvelle attaque, ils sortent de leur torpeur pour tenter de colmater les brèches, sans jamais prendre les devants. Cette approche « pompiers » ne fait que souligner leur incapacité à stabiliser le pays et à instaurer une sécurité durable.
Les diplômes en question
A quoi servent les diplômes, les connaissances et les années d’expérience si des bandits à sapates peuvent supplanter aussi facilement nos hommes d’État ? La question se pose, et la réponse semble accablante.
Nos dirigeants, bardés de diplômes et fort d’une longue expérience, sont incapables de prévenir les attaques criminelles. Ils se limitent à des réunions de crise, suivies de belles déclarations, pendant que les gangs continuent de semer la terreur.
L’ironie du pouvoir en place
Ironiquement, c’est comme si nos autorités avaient fait de l’improvisation leur méthode de gouvernance. Plutôt que de s’attaquer aux racines du problème, elles préfèrent improviser des solutions de dernière minute, laissant les citoyens à la merci des malfrats. L’approche « pompiers » de Conille, Hercule et Normil est non seulement inefficace, mais elle reflète aussi un manque flagrant de vision et de volonté politique.
L’urgence d’une vraie stratégie
Le trio Conille-Normil-Hercule doit comprendre qu’il ne suffit plus de réagir aux attaques criminelles après coup et de compter sur les »sauveurs kenyans’ ou nouveaux »touristans ».
Une vraie stratégie de sécurité publique, anticipative et offensive, est nécessaire pour restaurer l’ordre en Haïti. Sans cela, les gangs continueront de dicter leur loi, toujours un coup d’avance sur des autorités engluées dans leurs discours et leurs actions improvisées.
La population mérite mieux que des pompiers de service. Elle a besoin de leaders capables de prendre des décisions courageuses et de mettre en œuvre des actions concrètes pour garantir sa sécurité. Il est temps que Conille, Hercule et Normil passent de la parole aux actes, et ce, avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
Elensky Fragelus

