Formation du CEP : la FPH reste ferme sur le choix de Peterson Pierre-Louis
Le choix de l’avocat Peterson Pierre-Louis répond aux critères soumis par le Conseil présidentiel de transition (CPT), défend le président de la Fédération protestante d’Haïti (FPH), le pasteur Calixte Fleuridor. Ce dernier déclare maintenir le choix du représentant du secteur des cultes réformés au Conseil électoral provisoire (CEP), tout en dénonçant les dirigeants du Conseil national spirituel des Églises d’Haïti (CONASPEH) et ceux de la Conférence des pasteurs haïtiens (COPAH), qualifiés de mauvais perdants.
Les divergences entre les secteurs dans le processus de désignation d’un représentant au CEP continuent de créer des remous. Après le secteur vodou, l’Université, le secteur « Femme », c’est au tour des pasteurs de s’exposer publiquement dans le cadre des initiatives visant à choisir un représentant des cultes réformés. Les désaccords affichés dans l’achèvement du processus témoignent de l’incapacité des acteurs à s’entendre sur des sujets jugés essentiels pour le pays.
Ce lundi, en conférence de presse, tenue dans le siège social de la Fédération protestante d’Haïti (FPH), à Frères, le pasteur Calixte Fleuridor a déclaré maintenir l’élection de l’avocat Peterson Pierre-Louis pour siéger au CEP. Selon le membre du HCT, ce dossier est une page tournée, un chapitre fermé. Il dénonce le comportement des membres de la FPH, dont la dirigeante du CONASPEH, Dr Françoise Saint-Vil Villiers, et le responsable de la COPAH, Dorvila Normil, qui désapprouvent une élection à laquelle ils ont participé et voté.
S’agissant de la réalité du HCT, l’homme d’église rappelle que cette structure a été normalisée par un décret institué par l’ancien Premier ministre, Dr Ariel Henry, et qu’il revient aux autorités en place de prendre un autre arrêté pour la dissoudre. Il nie les accusations de corruption et de malversation au sein du HCT formulées par des détracteurs qui, selon lui, visent à fragiliser l’harmonie entre les deux membres du HCT.
Dans la même veine, il se dit préoccupé par le climat d’insécurité qui règne dans le pays et l’absence d’un plan concret visant à combattre les groupes armés criminels. La situation de la commune de Ganthier, contrôlée par des bandits de « 400 Mawozo », est révoltante et inacceptable. Selon lui, la population haïtienne est excédée par les exactions commises par les gangs et la passivité des autorités policières.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

