Des agents de l’Unité de sécurité de la Primature (USPM) appuyés des éléments du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) et des soldats des Forces Armés d’Haïti (FAd’H) ont brutalement réprimé la foule des militants pro-gouvernement qui tenaient un sit-in devant la résidence officielle du premier ministre Ariel Henry pour exiger des changements dans l’administration publique et dénoncer l’inflation.
Jeudi 26 mai 2022 ((rezonodwes.com))–
Des véhicules qui empruntaient, jeudi, la route de Bourdon, ont dû éviter l’axe ouvrant sur le quartier de Musseau. Des policiers accompagnés des soldats FAd’H, à l’œuvre, ont dégainé leurs armes pour disperser des manifestants qui entendaient signifier leur désaccord face à la gouvernance imposée par Ariel Henry.
Des débordements entre forces de l’ordre et militants et des tirs à l’arme automatique ont troublé le calme des environs et la circulation routière.
Les promoteurs de l’Accord de Musseau, toujours inassouvis, menacent de tourner le dos au premier ministre Ariel Henry au cas où certaines de leurs revendications restent insatisfaites. Ils réclament des changements au sein des organismes déconcentrés de l’État, des collectivités territoriales et des représentations de l’Exécutif entre autres.
Après maints appels lancés par les dirigeants du Secteur démocratique et populaire (SDP) enjoignant le chef du gouvernement de facto à corriger ses cahiers en nommant ses alliés à des postes clés de l’État dans la perspective des prochaines élections, des militants signataires de l’Accord de Musseau ont opté pour des mouvements dans l’environnement de la Primature.
Un groupe de supporters d’Ariel Henry regroupés au sein de « Force Canapé-Vert réveillée et Ensemble des organisations de l’opposition, ont tenu un sit-in pour dénoncer le comportement du premier ministre qui fait fi des engagements pris dans l’Accord.
Les protestataires en ont profité pour surfer sur d’autres vagues afin d’épouser la cause collective. Ils dénoncent l’insécurité grandissante, l’inflation asphyxiante, la décote de la Gourde, le chômage endémique.
Les manifestants menacent d’intensifier le mouvement à compter du 1er juin, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Hervé Noel

