Arcahaie : L’état du cadavre d’Emmanuel Point-du-Jour avant ses funérailles, génère des tensions
par Hervé Noel
Les derniers hommages à Emmanuel Point-du-Jour organisés, jeudi, à l’Église évangélique de la Foi en Christ de Vigner, ont basculé dans le trouble. L’état écrabouillé du cadavre, constaté par les proches familles du défunt, a perturbé les funérailles, jusqu’à solliciter l’intervention des forces de l’ordre.
À la cérémonie des obsèques d’Emmanuel Point-du-Jour, assassiné à Cité-Soleil la semaine dernière, les premières démarches des proches consistaient à observer dans le cercueil l’état du cadavre. Selon des témoins, la famille du défunt était désarçonnée en constatant l’état méconnaissable de la dépouille. Les proches ont dénoncé le visage déformé, la langue absente de la bouche, un œil endommagé de la dépouille mortelle.
Il s’ensuit une manifestation de colère des proches du défunt occasionnant une suite d’évènements regrettables survenus dans l’environnement de l’Église. Le corbillard qui transportait le cadavre a été saccagé et ses parebrises ont été cassés. Le personnel de « Guerrier Entreprise funéraire », (le chauffeur et d’autres aide-chauffeurs) a dû précipitamment abandonner l’environnement de l’Église évangélique la Foi en Christ pour échapper à la colère des membres de la famille du défunt.
Un membre de « Guerrier entreprise funéraire » contacté par le journal a rejeté en bloc les allégations des proches d’Emmanuel Point-du-Jour, relatives à un corps qui tentait de se réanimer, avant d’être violemment torturé puis exécuté. Sous couvert de l’anonymat, il fait état d’un cadavre qui présentait déjà des indicateurs préoccupants.
En milieu de journée, du jeudi, au moment d’éditer le texte, les funérailles d’Emmanuel Point-du-Jour étaient encore dans l’impasse. Des membres de la famille du défunt apparemment mécontents exigeaient des explications sur le traitement accordé à la dépouille.
En outre, ils espéraient, sur les lieux, la présence d’un juge de paix requis pour la verbalisation de la scène.
Hervé Noel et Bidler Nelson

