Dimanche 3 octobre 2021 ((rezonodwes.com))– Encadré entre autres par le SDP d’André Michel et le MTV de Réginald Boulos, deux mastodontes de l’ex opposition au régime de Jovenel Moise, Ariel Henry n’a cessé de marquer des points sur la frange joveneliste des Tet Kale, jsuqu’à prendre totalement le contrôle d’un gouvernement installé par un simple tweet de l’international.
Ces victoires à la Pyrrhus, consacrant la domination de la troisième version du PHTK inspiré par le chef spirituel du clan Michel Martelly, ne sont pourtant pas suivies de résultats positifs pour les victimes du séisme dans le Grand Sud et les résidents de la région métropolitaine de Port-au-Prince, meurtris par les actions des gangs, ou pour tout autre citoyen d’un pays qui s’appauvrit un peu plus chaque jour.
Les promesses maintes fois répétées par l’auto-proclamé »avocat du peuple » d’instaurer la paix dans les rues et les foyers après l’expulsion du siège de la Présidence de l’apprenti-dictateur Jovenel Moïse, semblent avoir fondu comme des flocons de neige sous les rayons d’un soleil de plomb des tropiques.
Devant la passivité de la police et du gouvernement, les gangs se multiplient et gagnent en puissance tout en affichant leur arrogance.
Les malfrats resserent l’étau sur une capitale exsangue tout en l’encerclant et en étendre leur territoire.
De Laboule à Village de Dieu, en passant par Martissant et Tabarre ou Croix-des-Bouquets, il n’existe presque plus de quartiers paisibles ou de havres de paix à l’abri des kidnappeurs, tueurs, voleurs ou violeurs.
Du coté de l’État, les nouveaux maîtres du pouvoir PHTK3 s’inscrivent aux abonnés absents. Aucun plan n’est annoncé par la Primature qui fait aussi office de Présidence. Aucune stratégie n’est mise en place par le haut état-major de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Les Haïtiens sont définitivement livrés à eux-mêmes, ignorés royalement par les signataires de l’accord de Musseau qui sont trop occupés à partager leur butin et à placer leurs partisans au sein du personnel déjà pléthorique d’une administration publique totalement inefficace.

