Mardi 28 septembre 2021 ((rezonodwes.com))– Dans un document publié mardi par le Rassemblement des Jovenelistes pour la Démocratie, dirigé par l’ex secrétaire général du Conseil des Ministres, Renald Lubérice, les auto-proclamés partisans du président assassiné, ont vertement critiqué l’arrêté pris par le premier ministre de facto, Ariel Henry, pour renvoyer les membres du Conseil Electoral Provisoire (C.E.P.) nommés illégalement en 2020 par le défunt Jovenel Moïse.
»L’arrêté concernant le CEP, renvoyant les élections aux calendes grecques, publié par le PM putschiste illégitime Ariel Henry, est un faux en écriture publique, crime puni par les articles 107 et suivants du Code penal », a écrit Lubérice sur son compte Twitter. Toutefois, celui-ci n’a jamais commenté le rapport de Petro Caribe dans lequel la Cour des Comptes a fait mention « d’usurpation de titre » de Jovenel Moïse qui s’est fait passer pour un ingénieur.
Pour le RJD, l’arrêté en question est un arrêté du Premier ministre. Or, les membres du Conseil électoral provisoire sont nommés par arrêté du Président de la République, pris en Conseil des Ministres. En cas de vacance présidentielle, les attributions du Président de la République sont exercés par le Conseil des minsitres et non par le Premier ministre, selon la Constitution de Lubérice.
»L’arrêté mentionne »sur le rapport du ministre a.i. de la justice et de la sécurité publique; Et après délibération en Conseil des ministres ». Cependant, la signature du ministre a.i. de la justice et de la sécurité publique n’est pas apposée tout de suite après celle du Premier ministre », ce qui renforce le constat que le document n’est pas un document du Conseil mais du Premier ministre seul.
Le RJD, compte tenu de ces remarques, le document publié dans le Moniteur du 27 septembre 2021, numéro 47, intitulé »Arrêté libérant les Membres du Conseil électoral provisoire de leurs liens avec l’administration publique », est un faux en écriture publique. Le faux en écriture publique est un crime puni par la loi, notamment les articles 107 à 110 du code pénal. Les autreurs et co-auteurs de ce crime doivent être traduits en justice. Mais quelle justice ?
La seule chose qui reste à faire, si l’on en croit M. Luberice, est que le CEP-Dermalog qualifié de « mercenaires » reste en place et organise des élections sélections pour les Jovenelistes. Entre-temps, des Haïtiens continuent de braver des bras de mer en fuyant l’enfer d’Haïti dont l’administration publique est toujours contrôlée par des hommes de Lubérice et co.

