6 avril 2026
Deux nouvelles journées de mobilisation à Port-au-Prince les 28 et 29 mars pour dénoncer la dictature en Haïti
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Deux nouvelles journées de mobilisation à Port-au-Prince les 28 et 29 mars pour dénoncer la dictature en Haïti

Des responsables d’organisations de la société civile entendent profiter de la célébration du 34ème anniversaire de la Constitution du 29 mars 1987 pour dire non à la dictature, aux violations de droits humains les 28 et 29 mars prochains à Port-au-Prince

Mardi 16 mars 2021 ((rezonodwes.com))– Le coordonnateur général de l’Union nationale des éducateurs et éducatrices d’Haïti (UNNOEH), Georges Wilbert Franck, encourage la participation de tous pour faire écho aux revendications visant à dénoncer la dictature, les violations des droits humains et l’insécurité.

Le syndicaliste estime qu’il revient à la majorité de s’engager afin de faire échec à l’autoritarisme imposé par Jovenel Moïse.

La porte-parole de l’organisation « Matris liberasyon », la sociologue Antoinette Duclaire prévient que le mouvement des 28 et 29 mars prochains sera pacifique et les organisateurs envisagent d’observer le même parcours.

Deux rassemblements sont prévus avant la marche. Un rassemblement est attendu sur la Place de la Constitution avant de rejoindre un autre groupe à Carrefour de la Résistance pour longer l’autoroute de Delmas.

L’itinéraire permettra d’atteindre Lalue avant de mettre un terme au mouvement sur la Place de la Constitution.

 »Ce sera une marche symbolisée par le bien et le mal. Les participants sont invités à adopter un comportement responsable et les policiers sont encouragés à déposer leurs armes pour venir grossir les rangs des manifestants », a déclaré Duclos Benissoit, coordonnateur général du Mouvement unifié des travailleurs haïtiens (MUTH).

La conférence conjointe de « Mache pou lavi, appuyée par la Fédération des Barreaux d’Haïti (FBH) et la Commission protestante contre la dictature (CPCD) a été l’occasion pour les panélistes de saluer la mémoire des policiers tués lors de l’opération de Village de Dieu. Une minute de silence a été observée en signe de solidarité aux victimes.

Le directeur exécutif du Centre d’analyse et de recherche en droits humains (CARDH), Gèdeon Jean, exige qu’une enquête internationale sur les évènements du 12 mars dernier dans le quartier de Village de Dieu soit diligentée pour fixer les responsabilités.

Il réclame des funérailles nationales pour les victimes même en dépit du fait que les corps des agents de l’ordre n’ont pas été remis aux familles des policiers exécutés par les bandits membres du G9, une fédération de gangs parrainée par des pontes du régime en place.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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