Jovenel Moise « ap la pi rèd kon ke makak » et ne quittera ses fonctions que le 7 février 2022, insinue Claude Joseph

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La communauté internationale est unanime sur le 7 février 2021, selon le ministre de facto des Affaires Etrangères, Claude Joseph qui n’a pas épilogué sur l’article 134-2 de la Constitution haïtienne et la loi électorale de 2015, régissant le mode de fonctionnement des institutions haïtiennes et non celles de la communauté internationale ne demandant jamais l’avis des haitiens.

Avant la déclaration conjointe de la visite du Président Jovenel Moise en République Dominicaine, au cours du week-end écoulé, le chancelier haïtien Claude Joseph, pour couper court aux rumeurs affirmant que le locataire du Palais national cherche un refuge en terre voisine après le 7 février 2021, révèle que la date du 7 février fait l’unanimité au sein de la communauté internationale.

Port-au-Prince, lundi 11 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–Selon le chancelier haïtien, la communauté internationale s’aligne sur le fait que la Constitution haïtienne doit être respectée et appliquée. Au sein du corps diplomatique, l’échéance du 7 février 2021, marquant constitutionnellement la fin du mandat du 58ème Président de la République, ne fait pas de débat, selon le chef de la diplomatie haïtienne.

Intervenant, ce lundi 11 janvier, sur les ondes de radio Métropole, Claude Joseph qui dénonçait en 2016 les Tèt Kale de vouloir le beurre et l’argent du beurre, rappelle que les « amis » d’Haïti s’accordent sur le fait que le Chef de l’État détient un mandat de 5 ans qui courent le 7 février 2022, contrairement aux dispositions de l’article 134-2 faisant allusion aux élections tenues en 2016 et non en 2017.

’La communauté internationale attend à ce qu’un nouveau Président sorti des urnes remplace Jovenel Moise le 7 février 2022. Aucun partenaire d’Haïti ne saurait évoquer une problématique sur la fin d’un mandat présidentiel, car ils respectent les principes démocratiques’’, a soutenu Claude Joseph. Celui-ci a insinué que Jovenel Moise ne bougera pas le 7 février 2021 et « ke li la pi rèd kon ke makak » pour parodier l’ancien président à vie, Jean-Claude Duvalier, le 31 janvier 1986, obligé une semaine plus tard à déguerpir le Palais national pour ne plus y remettre les pieds.

Dans la foulée, le ministre des Affaires étrangères rappelle que l’Exécutif haïtien a renouvelé ses priorités de 2021 au voisin dominicain. À Elias Pinas, les discussions entre le président Moise et son homologue dominicain Abinader ont porté sur la nécessité de renforcer le processus électoral et la tenue du referendum constitutionnel.

Il importe de souligner qu’aucune voix dans l’international ne s’est exprimée sur le processus électoral et le projet référendaire souhaité par le palais national, après la publication du calendrier électoral par le CEP. S’agissant de l’observation du processus, aucun organe international ne s’est jusqu’ici manifester.

Dans l’intervalle, l’opposition politique à travers ses différentes branches se mobilisent pour exiger le respect des prescrits constitutionnels à propos de l’échéance du 7 février 2021. Soulignons que les sénateurs au deuxième lundi de janvier 2020, conformément à la loi électorale de 2015 régissant également les présidentielles de 2016, s’étaient vus interdire l’entrée au parlement devenu depuis « dysfonctionnel » et sans utilité.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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