« Le pays n’est ni dirigé ni administré »
Dr. Monferrier Dorval
Après avoir obtenu la libération de cinq (5) policiers du l’Unité départementale de maintien d’ordre, les ‘’Fantômes 509’’ reviennent à la charge en exigeant l’élargissement du policier Jean Pascal Alexandre, incarcéré depuis le mois de mai dernier au Pénitencier national. Ils accordent 8 heures aux responsables de l’IGPNH pour satisfaire leur revendication, sinon leur mouvement violent sera intensifié.

Samedi 12 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–L’horizon d’une file de motocyclettes dévalant l’Avenue Martin Luther King (Nazon) obligeait automobilistes et piétons à emprunter des raccourcis pour se mettre à l’abri de la violence armée qui s’y imposait. Des policiers, membres du groupe ‘’Fantômes 509’’, remontés contre la décision de l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (l’IGPNH) d’incarcérer (5) cinq de leurs frères d’armes, ont improvisé un mouvement violent, pour obtenir la libération de ces agents affectés à l’UDMO.
Dans un éclair, au moins 4 véhicules ont été pris pour cible par les protestataires. Parmi ces véhicules incendiés figure une benne à ordures, alors que des automobiles privées ont été mises en croix sur la chaussée, pouvait-on observer. À Delmas, le nombre de véhicules attaqués puis incendiés était incalculable. La mobilisation policière a été émaillée de violence inouïe et les agents de l’ordre accompagnés de militants politiques ont dégainé leurs armes dans plusieurs intersections.
Après avoir obtenu la libération des nommés Doddley Pierre, Mackenson Cléus, Angou Orcel, Mackenson Pierre et Sénèque Jean-Louis les ‘’Fantômes 509’’ ont opté pour l’élargissement d’un autre agent incarcéré depuis le mois de mai dernier. L’ultimatum lancé par les ‘’Fantômes 509’’ est sans appel. L’IGPNH dispose de 8 heures pour décider du sort de l’agent de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants, sinon le mouvement sera intensifié et la violence sera au rendez-vous, préviennent les manifestants.
Le mouvement organisé en ordre dispersé a agité le cœur de la capitale et s’étendait dans les zones périphériques. Au décompte final, au moins une dizaine de véhicules ont été incendiés et la circulation dans certaines artères a été pratiquement paralysée.
S’agissant du déroulement de la marche, aucune présence policière n’était à signaler. Des agents des unités spécialisées, généralement instruits pour mater la contestation populaire ont manqué à l’appel, avant le second acte conditionné par la libération de Jean Pascal Alexandre.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com


