16 mars 2026
Policiers, étudiants, syndicalistes, citoyens et militants engagés ont agité Port-au-Prince
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Policiers, étudiants, syndicalistes, citoyens et militants engagés ont agité Port-au-Prince

Les revendications des protestataires visaient entre autres le départ du Président de la République Jovenel Moise, de meilleures conditions de travail pour les policiers, justice et réparation pour les proches du Bâtonnier de l’ordre des Avocats de Port-au-Prince, Monferrier Dorval, assassiné le 28 août dernier

Lundi 7 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– À l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, un enfant d’environ 6 ans, après avoir inhalé du gaz lacrymogène, n’a survécu, rapporte Lebien Joseph, un membre du syndicat.

Parallèlement, un étudiant de l’UEH a été blessé par balles  au cours des mouvements de protestation organisés à l’initiative des policiers du Syndicat de la Police nationale d’Haïti et des membres de l’Union nationale des normaliens d’Haïti et des étudiants.

 Au Carrefour de la Résistance, dès les premières heures, deux véhicules blindés immatriculés PNH-01, PNH-02 ont lancé les premières hostilités. Des tentatives de regroupement de policiers et militants politiques ont été brutalement réprimés par des policiers retranchés à l’intérieur des blindés. Des heurts, des affrontements, des débordements ont caractérise cet épisode. Les agents du SPNH-17 ont galéré à se rassembler avant l’arrivée du porte-parole du syndicat Abelson Gros-Nègre, accueilli par la foule en milieu de journée.

L’agent II de l’institution policière, renvoyé, la semaine dernière par l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti, perché sur un truck Sound, a galvanisé la foule. Des messages hostiles ont visé le directeur général de la PNH, Rameau Normil.

Au centre-ville de Port-au-Prince, à la rue Ducoste, la résistance a été rudement mise à l’épreuve. Des éléments du Corps d’Intervention et de maintien d’Ordre ont dispersé la foule en faisant usage de gaz lacrymogène à profusion. Le message final des membres du SPNH,  initialement programmé à la Place de la Constitution, au Champs-de-Mars, a été délivré à la rue Ducoste, sous forte tension.

À la suite du message final, des militants soutenus par des étudiants ont prolongé le mouvement jusqu’à atteindre le Palais national. Des échanges musclés entre forces de l’ordre et étudiants réclamant justice et réparation pour la famille du Bâtonnier, Monferrier Dorval, ont agité le cœur de la capitale.

Des responsables d’établissements scolaires paniqués ont dû renvoyer les écoliers consécutivement à  cette parenthèse d’effervescence.

Les initiateurs menacent de prolonger le mouvement jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

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