
Les organisations de défenses et de protection des Droits de l’Homme, les institutions de coopérations internationales et les plus hautes instances de maintien de la paix et de la sécurité sur la planète, vous détenez la noble mission d’empêcher un éventuel suicide d’un ancien chef d’Etat, inculte, imposteur, maniaque, insomniaque, indexé de tous les crimes et au bord du précipice.
Les signes vitaux, présageant un suicide présidentiel en ce triste automne caribéen, sont visibles, audibles et perceptibles dans le comportement déviant, le visage chiffonné, la posture désaxée[1], la voix zombifiée, les discours délirants, usurpateurs, blasphémateurs et soudain « salvateurs » du chef débile de la Maison Blanche Haïtienne uppercuté et électrocuté par le séisme du Petrochallenge qui a transformé la petrophilie rose et blanc des dilapidateurs en une petrophobie bleue.
En 1945, il dilapidait, tuait, décapitait, bombardait, multipliait des crimes spectaculaires contre l’humanité ; à la fin des fins, Adolf Hitler se suicida. Par regret, peur, prise de conscience, dans l’anxiété ou dans l’angoisse insupportable, le chef suprême des Nazis ne pouvait plus tenir et aurait commis l’acte odieux de mettre fin à sa vie criminelle avant que les forces stabilisatrices aient eu raison de lui, pour le séquestrer dans les quatre murs, en vue de purger la peine indicible qui lui était réservée.
Les cas de suicide de personnalités officielles sont légion, Haïti est mis en garde.
En Avril 2018, l’ancien président péruvien de 2006 à 2011, Alan Garcia Perez[2], impliqué dans des connivences de corruption avec la compagnie Odebrecht, s’est tiré une balle au cou, après que la justice ait choisi de le placer en détention provisoire. En 2008, Roh Moo-hyun, président de la Corée du Sud, s’est suicidé à l’âge de 62 ans en sautant d’une falaise, en raison des accusations de corruption dont il était l’objet. Aout 1988, Lazarus Eitaro Salii, ancien chef d’Etat de la république des Palaos, a connu un sort regrettable similaire pour des d’allégations de corruption. En 1939, l’ancien président de la Bolivie, Germán Busch, s’est donné la mort en raison des frustrations politiques qui le tracassaient.
Longue est la liste d’anciens chefs d’état, incapables de tenir face aux erreurs lamentables qu’ils ont commises et qui sont plongés dans l’impatience de voir leurs derniers jours s’éteindre par une force externe. S’y ajoutent à cette triste liste de cas de suicides présidentiels, Antonio Guzmán Fernández, ancien président de la République Dominicaine, en 1982 ; Carlos Roberto Reina, du Honduras, en 2003 ; le Serbe, Milan Babić, avec une pendaison en prison en 2006.
De nombreux chefs de gouvernement garnissent également la galerie des honorables officiels, finissant dans l’ignominie du suicide. Mahmoud Zuabi, de la Syrie, en 2000, pour corruption ; Pierre Bérégovoy, de l’Hexagone, en 1993, en raison d’une dépression aiguë ; et Hailu Yimenu, de l’Ethiopie, en 1991 sont parmi les cas de premiers ministres qui ont choisi délibérément d’accélérer leurs rencontres avec la mort.
L’année 2019, soixante-quatorze ans après la chute des Nazis, l’intuition nous interpelle pour mettre les balises, prendre les dispositions adéquates et anticiper un désastre à esquiver dans la famille Moïse, pour que l’histoire ne se répète pas de manière fidèle. Les premiers constats, les prémisses au suicide sont déjà dévoilés. Des génocides, des crimes de lèse-patrie, des dilapidations à outrance, insensibilité, insouciance face aux vertus et aux valeurs, banalité de la vie d’innocents, accusations, diffamations, recours démesurés aux médias, commissions composées et décomposées dans un laps de temps ; les forces vives du terroir et de l’international doivent éviter la chute suicidaire prévisible dans un comportement présidentiel instable qui va décrescendo.
Hier, il était déséquilibré et désaxé ; aujourd’hui il nage dans le bassin fatal du surmenage, de l’insomnie, la cachexie, l’atrophie, la myopathie et la dépression aiguë. Sans des dispositions et des mesures urgentes, le locataire malmené de la Maison Blanche maculée finirait dans le suicide. Les institutions haïtiennes et les institutions internationales de vigie doivent monter le cheval de la vigilance pour ne pas enregistrer un acte présidentiel odieux dans la Caraïbe.
Des figures emblématiques de cette équipe cupide, attaquée par le démon, dont un directeur de la FAES et une ancienne conseillère du régime en place, porteuse du dossier Petrocaribe – peut-être à cause des perturbations, des anxiétés, des troubles de sommeil, d’appétit, des pertes irrécupérables de loisir, de liberté et de quiétude d’esprit – auraient coupé leur oxygène pour s’envoyer eux-mêmes au pays sans chapeau. Le départ prématuré, sans retour, de Klaus Eberwein[3], diplômé de la Faculté des Sciences de l’université d’État d’Haïti, constitue une énorme perte pour le pays ; car, des citoyens de cette trempe auraient pu, même en prison, exécuter de nobles taches pour le bien de la patrie. Les investigations mobilisées dans ces deux cas insolites, tous deux enregistrées en Floride, auraient révélé des exécutions sommaires en lieu et place de suicide. En effet, suicide ou exécution sommaire, par une certaine mafia au solde de ce régime épinglé dans de nombreux crimes, des gabegies et des corruptions, les mêmes causes produiraient les mêmes effets, puisque les conditions sont identiques.
A ce stade, une honte, une ignominie et un déshonneur anticipés au plus haut niveau de l’Etat, sont à éviter. On ne devrait pas laisser faire un président maniaque, amnésique, épileptique, insomniaque, en passe de se passer la corde au cou.
Journalistes : « Poze Bon Keksyon » !
Une télévision « paillasse » et deux journalistes clown, en mission, pour exécuter le sale boulot de jouer à l’école des fans avec un président qui hypothèque l’avenir et la vie de plus de onze millions d’âmes humaines.
Le jeune Allen a consenti un certain effort pour sortir le matador de la Maison Blanche de sa zone de confort. Mais, le journaliste sénior, Wendel Théodore, s’est offert un très mauvais sort, dans un vil décor pour octroyer une factice aisance sur un plateau en or au « terminator » des ressources humaines et des valeurs de la République. Dans son for intérieur, l’alligator politique, dépourvu de mentor sait très bien qu’il emmenait les deux malheureux journalistes dans un mauvais corridor pour les emballer dans des mensonges multicolores.
En contrepartie de quel trésor, ou de quelle fausse promesse d’essor, un journaliste sénior est-il obligé de prostituer un noble métier et vendre son âme au diable en ratant une pléthore de questions pertinentes à poser au Major du Palais National ? Un véritable faux mouvement, car à l’heure qu’il est, l’ancien président doit être en train de préparer son passeport, pour se jeter à l’aéroport, pour prendre l’avion, sûrement pas vers le continent de Léopold Sédar Senghor.
Une entrevue opportune, censée avec le principal géniteur et créateur de la crise devait épouser l’allure des « Vèvè » d’un Bawon Sanmdi, à l’instar de celle de la RFI, avec des questions portant sur le crime petrocaribe, le contrat Dermalog, les génocides de La Salline, de Carrefour-Feuille, les contrats de la firme Agitrans, la dernière-née de la corruption de connivence avec la BRH, la Sofidai ; les mercenaires, les crimes de lèse-patrie, les surfacturations, les plurifacturations…
A chaque fois que Georges Allen consent un petit effort pour épingler la présidence dans ses responsabilités dans les forfaits sur la nation, le locataire sort, à tort, le mot de passe du mensonge politique « pour l’histoire et pour la vérité ». Aux sons démission et petrocaribe sifflés par le jeune Allen, la thanatophobie et la petrophobie envahissaient le faux libérateur, qui sortait des grands yeux de poissons frits, dans une voix enrouée et une posture mourante. Allen était dans ses petits souliers, car on sentait que le jeune y pouvait ; mais il était retenu par une ligne médiatique ignoble et un sénior, à ses côtés, qui sacrifiaient et prostituaient un métier noble qui exige que l’on fasse usage de la Maïeutique Socratique pour faire accoucher la vérité.
En toute franchise, l’affaire des franchises constitue un vrai prétexte
Une entrevue avec pour trame principale, des contrats qui auraient été validés en dehors des règles de l’art. Monsieur l’ancien président, c’est de la foutaise ! Vous prétendez animer par une certaine volonté imperturbable de défendre les intérêts de l’Etat, du peuple ; c’est faux, archi-faux ! La vérité est que vous essayez de jouer une dernière carte de procrastination pour gagner la sympathie irrécupérable d’une population mille fois bafouée, oubliée et ridiculisée dans les projets de société. Ede Pep; Gouvènman Lakay ; Ti Manman Cheri ; Banm Limyè, Banm Lavi ; Karavan Chanjman ; tous des programmes de saupoudrage pour mettre de la poudre aux yeux d’une population autrefois zombifiée, mais qui a mâché aujourd’hui du sel au lieu de l’hostie au cours des derniers jours. Exaspérée, irritée, agacée au paroxysme, la population cherche jour et nuit, en milieu rural et urbain, au terroir et à la diaspora, avec des baleines, des lampes et des projecteurs tous les dilapidateurs des fonds du petrocaribe ; le fameux accord économique bilatéral dévolu au développement du pays, à son bien-être, pourtant qui a fait le bonheur du clan politique en place.
Monsieur l’ancien président, vous êtes impliqué jusqu’au cou dans des affaires louches. Des génocides, des alliances siamoises avec des bandits notoires et des snippers, des mains trempées dans des conflits d’intérêts, des délits d’initiés, des crimes de lèse-patrie. Votre femme est indexée de corruption dans le contrat Dermalog ; vos patrons politiques sont tous épinglés dans le crime financier du Petrocaribe. Vous avez évoqué votre capacité de combattre un crime dont vous êtes un auteur principal « Ou pa gen bout kann sa lan bourèt ou, mouche ! ».
Vos programmes bidon et misérables « Papèj » et « Atè Plat » font partie des maquettes présentées dans le catalogue de vos sacrilèges et vos mensonges présidentiels. C’est au stade de votre chute que vous avez compris que les fonds de l’ONA ont été mal canalisés au profit d’un ensemble de vampires et de caméléons politiques. C’est dans l’échec et mat que vous avez reconnu que les contrats énergétiques et les franchises sont paraphees dans la déloyauté et l’inefficacité. C’est à votre fin, au stade de l’agonie, dans votre coma, que vous êtes soudain préoccupé et fasciné par de belles âmes au pays.
Vous qui récompensiez les « gouyad » par des voitures et des billets rouges et verts au détriment des génies de nos écoles ; vous qui accueillez en permanence, au palais, des conseillers sans culture, sans étoffe, sans science ; vous qui nommiez des ambassadeurs de la jeunesse au service de la destruction des vertus et des valeurs ; vous qui choisissiez des directeurs généraux sans lecture ni écriture ; vous qui chassiez dans votre entourage résidentiel des habitants qui battent de l’eau pour faire du beurre ; vous qui buviez dans le même verre, mangiez dans la même assiette, chantiez dans le même micro que des bandits recherchés par la justice ; vous êtes subitement intéressé à des meilleures conditions de vies de la population, des enfants, des jeunes, des étudiants, des professionnels. Quelle incohérence !
Vos mille excuses à la population sont jetées à la poubelle, d’un revers de main. Trop tard dans un monde de corruption présidentielle, de mensonges polymorphes et de crimes officiels trop vieux.
Les lauréats ne vous intéressaient nullement. Vous avez été fasciné par des « gouyad », mais jamais par les belles moyennes. Vous vous en foutiez des belles performances académiques et artistiques de nos enfants, de nos génies du Kindergarten, du préscolaire, du secondaire, de l’université. Vous n’accordiez aucune importance aux activités culturels pour découvrir, explorer les talents et les beaux esprits. Par ailleurs, non loin du palais, vous faisiez la promotion des programmes de type « Ti Sourit », « Ti Rat » et « Ti Mamoun ».
De graves ignorances et incohérences !
Le pays est en ébullition, en feu et en sang. Chaque jour des jeunes, des enfants des habitants innocents sont sacrifiés. Le transport est paralysé, les entreprises ferment leurs portes, la faim putréfie les tripes, des familles sont en deuil, la vie est sans saveur ; et vous osez alimenter la série de vos mensonges pour lancer que l’école est ouverte dans quelques coins du pays ! A la gameuse !
Au constat de l’ignorance avouée de la présidence des clauses des contrats d’énergies, comme prétexte ou inculture flagrante, l’apothéose de la stupidité a été atteinte. Comment un chef d’Etat pourrait-il ignorer des dossiers concernant son sujet de prédilection sur lequel il capitalise pour ankyloser toute une population. C’est grave !
Sur votre anecdote de la dame, l’une de nos mamans, qui vous a épaté en accomplissant le miracle de changer sa vie avec les misérables 25 000 gourdes que vous lui aviez octroyées, vous avez fait preuve d’une grave ignorance de la sociologie haïtienne. Difficile ! Sauf dans des cas exceptionnels, une famille pourra être amenée à gérer cette modique somme de manière à générer des profits sur le long terme. Sous hypothèse que cette histoire qui ressemble beaucoup plus à un mensonge additionnel serait vraie, vous imaginez, monsieur l’ancien président, combien de lots de 25 000 gourdes vous auriez constitués avec les fonds Petrocaribe, les fonds Dermalog, les millions de dollars engrangés par la firme Agitrans, etc. Entre les lignes, vous claironnez les mêmes revendications populaires ; vous demandez que la chaudière soit chavirée. Mais, vous confondez acteur et spectateur ; victime et bourreau ; juge et partie. Dans ce nouveau départ, les bourreaux, les acteurs principaux de la misère et de la vulnérabilité n’y font pas partie. Vous êtes du mauvais côté de la plaque, monsieur l’ancien président. Vous êtes chaviré !
Un président est toujours seul, c’est faux ! Oui, c’est seulement vrai quand le président est au bord de la faillite, à cause de trop de mensonges et de crimes. Le palais regorge jusqu’à présent d’un ensemble de flagorneurs, de profiteurs et de racketteurs qui profitent de ces derniers moments pour s’enrichir illicitement. Malgré les incertitudes, les conditions d’instabilité, les faiblesses administratives, vous profitez de plaire a vos proches pour assurer vos arrière en nommant des directeurs généraux çà et là. Les prochains dirigeants devront tenir compte que ces dernières décisions devront être considérées nulles et non avenues.
Oui, ce système est fatigué avec des élections – sélections truquées. Pour éviter que les gabegies électorales regrettables se répètent, la nation doit vous évincer avec toute votre équipe emmenée par le maestro Ti-simone ainsi que votre femme de connivence avec Dermalog « Konte m, mwen konte », et votre ancien premier ministre, hypocrite du serment d’Hippocrate qui annonce déjà la couleur dans un discours antidémocratique « Nous avons ce pouvoir pour 50 ans ».
L’histoire aura noté que, ce samedi 26 octobre, deux journalistes zombis étaient incapables de trainer un ancien président moribond sur un terrain neutre pour poser les vraies questions, comme l’auraient fait un international « Baron Sanmdi », pour accompagner un traitre fils en enfer.
Le plus jeune, suivez mon regard, a consenti un effort de dépassement de soi pour alimenter avec un peu du sien, du piment et du poivron, un mets de mauvais goût, reflété dans un questionnaire école des fans, préparé par la Métropole pour plaire au palais de la présidence. Entre l’enclume et le marteau, Georges Allen mériterait une circonstance atténuante.
En contrepartie de quelques miettes de postes diplomatiques, promesses ou autres avantages, un journaliste sénior serait-il prêt à vendre son âme et ses armes professionnelles au risque d’emprunter le chemin de l’enfer avec des maniaques déchus, en mission démoniaque pour Lucifer ?
Des jeunes garçons « prometteurs » avaient déjà raté l’occasion opportune de brandir un NON à une présidence qui les avait proposés de monter, de manière prématurée, le cheval de la primature. Ils ont été déjà sacrifiés sous l’autel de la flagornerie et de la myopie. Combien encore voudraient s’ajouter à la liste des candidats à se jeter dans la géhenne avec ces dilapidateurs à qui il ne reste que la carte macabre et destructrice du crabe et du cafard « Nou pa ka tifle manje a ; kidonk, nap gate l ! ».
Monsieur l’ancien président, de la même façon qu’Adolf Hitler ne saurait profiter du plan Marshall, vous ne pourriez aucunement tirer profit d’une crise dont vous êtes l’artisan. Merci de ne plus vous accrocher aux réformes du système ; vous êtes devenus un irritant à l’ouïe et à la vue dans cette surface de 27 750 km carrés. Vous êtes un obstacle à la démocratie, au rétablissement de la paix et de la sécurité pour que la vie reprenne sa saveur au pays. Babay Moïse !
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com
[1] https://www.youtube.com/watch?v=1WwEChw0Eds
[2] https://www.bfmtv.com/international/l-ex-president-du-perou-se-tire-une-balle-apres-que-la-justice-a-decide-de-le-placer-en-detention-provisoire-1675142.html
[3] https://www.alterpresse.org/spip.php?article21855#.XbfwAuhKg2w

