2 avril 2026
3 personnalités du pouvoir auraient tenté de faire libérer les « mercenaires » étrangers arrêtés par la PNH
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3 personnalités du pouvoir auraient tenté de faire libérer les « mercenaires » étrangers arrêtés par la PNH

Lundi 18 février 2019 ((rezonodwes.com))– Trois personnalités liées au pouvoir en place, auraient tenté de faire libérer les 8 individus arrêtés dimanche soir par des agents de la police nationale d’Haïti, a appris Rezo Nòdwès,

« Nous avons la confirmation que certains proches du pouvoir sont entrés en communication avec la police pour tenter de faire libérer les suspects », a indiqué lundi en milieu de journée le journaliste Jean Monard Metellus lors d’une conversation avec le conseiller du président Jovenel Moïse, Stanley Lucas durant son émission « Intersection ».

Selon l’ancien ministre de l’environnement et ancien président du sénat haïtien, Desras Simon Dieuseul, l’actuel ministre de la justice, Jean Roudy Aly, le conseiller de la présidence, Ardouin Zephirin et l’ancien secrétaire d’état aux collectivités territoriales, Jean Fritz Jean Louis ont essayé vainement de faire plier les policiers afin d’obtenir la libération de ces ressortissants étrangers appréhendés avec en leur possession des armes de gros calibre, des drones, des pistolets, un lot de plaques d’immatriculation, des gilets pare-balles, et d’autres équipements de guerre dans les parages de la Banque Centrale d’Haïti.

Ces sept individus, d’origine américaine et serbe avaient déclaré être en mission pour le gouvernement haïtien et avaient refusé de descendre de leurs véhicules (sans plaque d’immatriculation) lorsqu’ils ont été interceptés par une patrouille d’agents de la base « cafétéria » au Centre ville de Port-au-Prince.

Toutefois, ils ont gentiment accepté d’être escortés au commissariat de Port-au-Prince, tout en mentionnant au passage aux policiers que ceux-ci étaient en train de commettre une erreur et que, rapidement, le président Jovenel Moïse contactera leurs supérieurs hiérarchiques pour tout régler à l’amiable.

Desras Simon Dieuseul a, par ailleurs, affirmé que d’autres « mercenaires » seraient à l’oeuvre aux Cayes et aux Gonaives.

« On leur a transmis une liste de personnes à abattre, parmi lesquelles des membres de l’opposition et des journalistes », a affirmé l’ex parlementaire.

Au moment où les étrangers étaient en garde à vue au commissariat de Port au Prince, un militant politique s’est rendu sur la cour de l’institution pour révéler que l’un des deux véhicules saisis avaient été utilisés par des tireurs qui avaient fait feu sur un groupe de manifestants durant cette fin de semaine.

3 Comments

  • Paola 18 février 2019

    Finalement Je comprends le regard ignoble de Jovenel Moise: c’est le regard d’un assassin. Finalement j’ai compris.

  • Djidji 18 février 2019

    Hmmmmm haiti .

  • Jean 24 février 2019

    Les problèmes d’hait Sont compliqués à tous les niveaux. Les sénateurs non qualifiés, les politiciens néfastes, les journalistes achetables et les gourvernements incompetants.

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