UCREF/Révocation Sonel Jean-François : RNDDH crie au scandale!

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Port-au-Prince, vendredi 12 mai 2017 ((rezonodwes.com))– Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, a affirmé que la révocation de Sonel Jn François, nommé pour une période de 3 ans à la tète de l`UCREF, est purement et simplement illégale.




Tout en invitant l`administration Moise-Lafontant à revenir sur cet acte arbitraire, M. Espérance a indiqué que le mandat de Me Sonel Jean-François n`est pas encore arrivé à terme et celui-ci ne pourrait être révoqué puis remplacé par l`ex inspecteur de la PNH, Fritz Jean.

Selon le militant des droits humains, qui a fait récemment l`objet de vives critiques pour avoir accepté des financements  provenant d`institutions nationales en faveur de son organisme, des raisons politiques ont guidé cette prise de décision et il y voit même la main cachée de l`Exécutif.




Rappelons que le secteur Tet Kale et alliés avait lancé une véritable fronde contre Me Sonel Jean-Francois à cause du fameux rapport sur le blanchiment des avoirs de l`actuel président de la République, Jovenel Moise. Un dossier qui a valu au président d`être inculpé par le juge d`instruction Brédy Fabien.

Le gouvernement va-t-il revenir en arrière et annuler sa décision?

2 COMMENTS

  1. Pierre Esperance pa poze pwoblèm de fon an ki se anfèt vye lwa selera paleman machòkèt la vote pou mete UCREF nan pye tab prezidans la e non pa annik djòb yon endividi ke manda li poko rive a tèm. Vrè solisyon pou Pierre Esperance ta poze la a se abolisyon lwa sanginè sou UCREF la pou enstitisyon an rete endepandan de ekzekitif la nètalkole. Paleman pou laplipa sanginè a se yon rezo, an majorite, bandi legal, donk, ke paske yo vote lwa pa fè zak yo a kòrèk ditou. Nou dwe mande pou abolisyon lwa sou UCREF la.
    Nan kanpay kandida Jovenel, li te di an ment fwa, li respekte enstitisyon peyi l. Sepandan, nou ka wè – lè li kowonp palmantè ak 1 milyon goud pou “senatè” epi 540 mil goud pou “depete” nan zafè pwason pou yo vote lwa UCREF la – li pa respekte enstitisyon yo vre. Li demontre, jounen Jodi a, se demagoji li tap fè. E si Fritz Jean gen karaktè, li ta dwe refize djòb la nan kondisyon sa fèt la.

    • RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL

      Au sein de l’« État », Me SONEL JEAN-FRANCOIS n’est pas au but de sa Peine. Hier, c’était les Souflèt Marassa de Bellerive et de Paul Antoine Bien-Aimé. Aujourd’hui, il revient à l’administration Moise-Lafontant d’administrer ses SOUFLET à Me Jean-François. Comme je l’ai dit déjà, dès le 7 février 2017, comme les Bénéficiaires Valet, Verella, Péan, Barbier… Micanor, Alexis…, Me Jean-François devait tirer la Révérence, parce que son djob avait pris fin. C’est la toute puissance des tèt kale nan lib ou pas.

      Comme le 1er Septembre 2011 et le 11 Mai 2017, en chute ou pas, le RNDDH fait de la solidaire nan Lib à l’ancien directeur de l’UCREF, Me Sonel Jean-François.

      Page retrouvée

      Le RNDDH dénonce la révocation du Commissaire du Gouvernement
      Publié le vendredi 2 septembre 2011

      La tête du Commissaire du Gouvernement a.i. près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, une prime à la corruption

      Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) prend note de la révocation du Commissaire du Gouvernement par intérim près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Sonel JEAN FRANÇOIS, suite à une correspondance datée du 31 août 2011 adressée au Commissaire du Gouvernement a.i. et signée par le Premier Ministre démissionnaire, Jean Max BELLERIVE.

      En effet, selon la lettre susmentionnée, il est mis fin aux fonctions de Me Sonel JEAN FRANÇOIS « à titre de Substitut Commissaire du Gouvernement et de Commissaire du Gouvernement a.i. en raison du fait que ce dernier ait décidé de mettre en examen le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Monsieur Paul Antoine BIEN-AIME pour des actes posés dans l’exercice de ses fonctions ».

      Le RNDDH rappelle que sur la base d’un rapport produit par l’organisation et rendu public en juillet 2011, vingt-deux (22) parlementaires en pleine campagne électorale ont bénéficié de la largesse du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales à travers un contrat de consultation allant du 1er octobre 2010 et expirant au départ du Ministre. Ces parlementaires dont douze (12) aujourd’hui en fonction, sont tous membres de la plateforme présidentielle d’alors, INITE et ont tous reçu des émoluments allant jusqu’à cent mille (100.000) gourdes.

      Me Sonel JEAN FRANÇOIS, interpellé par ce flagrant dossier de corruption, de copinage et de gaspillage au sein du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, a décidé d’auditionner, à titre informatif, certaines autorités impliquées dans ce dossier dont le Ministre, Paul Antoine BIEN-AIME. Le 10 août 2011, l’audition a eu lieu et en signe de solidarité, le Premier Ministre démissionnaire a accompagné le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales au Parquet. Après l’audition, le Commissaire du Gouvernement a annoncé son désir de se transporter audit Ministère en vue de se renseigner davantage autour de ce dossier.

      Parallèlement, le 11 août 2011, le Directeur Général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Amos DUROSIER, à travers une lettre, a communiqué au Commissaire du Gouvernement son obligation de surseoir à son enquête si le Parquet ne cessait pas d’investiguer sur le dossier, l’ULCC ayant déjà commencé ses investigations.

      Etonnamment, copie conforme de cette correspondance a été envoyée au Ministre Paul Antoine BIEN-AIME, en l’occurrence, le principal concerné sur qui pèsent de grands soupçons de corruption. En réaction, le Commissaire du Gouvernement a rappelé au Directeur Général de l’ULCC que le décret du 8 mai 2004 définissant le mandat de l’ULCC, n’ampute pas le Commissaire du Gouvernement de son rôle d’Officier de Police Judiciaire attribué par l’article 8 du Code d’Instruction Criminelle (CIC) l’habilitant à rechercher les infractions, réunir les indices pour en déférer les auteurs aux tribunaux.

      Il convient de rappeler que les Parlementaires indexés par le rapport du RNDDH ont élevé leur voix pour protester contre les actions entreprises par le Commissaire du Gouvernement et ont menacé de le convoquer, ensemble avec son Ministre de tutelle, en l’occurrence, Jean Max BELLERIVE.

      Faisant suite à sa quête d’informations autour du dossier de corruption, le Commissaire du Gouvernement a invité deux (2) cadres du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales pour être entendus le 1er septembre 2011 au Parquet de Port-au-Prince. Il s’agit de Wilken PIERRE NUMA, directeur administratif et de Marie Naderge J. SAINT-NATUS, chef du personnel.

      Le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales a informé le Commissaire du Gouvernement qu’il doit préalablement avoir l’approbation de son supérieur hiérarchique, savoir le Premier Ministre démissionnaire avant de donner suite à l’invitation du Parquet. La réponse du Premier Ministre démissionnaire s’est traduite par la révocation du Commissaire du Gouvernement.

      Le RNDDH tient à rappeler à l’attention de tous que le Ministre a.i. à la Planification et à la Coopération Externe, Jean Max BELLERIVE, à l’occasion des fêtes patronales marquant la fête de Notre Dame aux Cayes, département du Sud, a octroyé la faramineuse somme de trois millions cinq cent mille (3.500.000) gourdes à un particulier répondant au nom de Marinio JEUNE. Ce décaissement constitue un exemple supplémentaire de corruption et de copinage caractérisant le fonctionnement du gouvernement démissionnaire dirigé par Jean Max BELLERIVE.

      En décidant de révoquer le Commissaire du Gouvernement pour son combat contre la corruption, le Premier Ministre a trouvé l’approbation de l’Exécutif. Conséquemment, le RNDDH considère que cette révocation constitue la preuve probante que les dirigeants actuels n’ont aucune velléité de combattre la corruption au sein de l’administration publique. Cette révocation représente donc une prime à la corruption.

      Port-au-Prince, le 1er septembre 2011

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