13 janvier 2026
Génie interscolaire GENIARC : Pour inculquer aux élèves la culture de la recherche et de l’excellence
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Génie interscolaire GENIARC : Pour inculquer aux élèves la culture de la recherche et de l’excellence

par Carly Dollin

Mardi 15 janvier 2019 ((rezonodwes.com))– La culture de la recherche scientifique et de l’esprit de saine compétition charpente la mentalité du dépassement de soi, le développement personnel et l’expansion économique des sociétés modernes.

C’est à partir des réflexions philosophiques, des pensées critiques et des recherches avancées que les éminentes institutions et les grandes nations arrivent à découvrir les formules mathématiques, les principes de la Chimie et de la Physique, les secrets et les merveilles des ondes électromagnétiques et des ondes scalaires pour interconnecter les humains, les pays, les continents, apprivoiser le cosmos, le soleil, les roches, la terre, la mer, … et permettre aux êtres vivants de vivre mieux à travers des inventions et des découvertes qui ont accéléré les processus de créations de richesses à travers notre planète.

C’est dans ce noble esprit de pousser les jeunes à aiguiser leur curiosité intellectuelle, à s’initier et à s’intéresser à des recherches scientifiques, à côtoyer et découvrir les œuvres des immortels Albert Einstein, Nikola Tesla, Pierre Marie Curie, Heinrich Hertz, Isaac Newton, Thomas Edison, Galilée, Copernic, Descartes, Amartya Sen, Joseph Stiglitz, Martin L. King, Nelson Mandela, Mère Theresa, Florence Nightingale, Oswald Durand, Danny Laferrière, Thomas Madiou, Toussaint Louverture, Jean J. Dessalines, Fidel Castro, Emile Durkheim, Jean Paul Sartre, Socrate, Platon, Aristote, etc. que l’association ARC organise, de concert avec la Radio Télé PROSCH la troisième édition de la compétition du génie interscolaire, baptisée GENIARC.

Les nations modernes ont bien compris la très forte corrélation entre le succès individuel et collectif avec le niveau de compétitivité insufflée dans le système économique et social. C’est en ce sens que les institutions organisent dans de pareilles sociétés de nombreuses compétitions sportives, scolaires et artistiques dès le plus jeune âge. A travers tous les Etats du pays de l’oncle Sam, se déroulent constamment des compétitions de football, de basketball, des concours de musique, de danse, de théâtre ainsi que des concours de Maths , d’épellations (Spelling Bee) pour détecter les meilleurs talents/les génies qui vont dans un premier temps représenter le pays dans des compétitions nationales et internationales. Par la suite, ces jeunes talents d’aujourd’hui vont être des sommités dans le monde de demain ; dont la première catégorie pour accroître l’effectif des personnages de NBA, NFL, MLS, Hollywood et la deuxième catégorie pour alimenter les meilleures universités et les plus prestigieux bureaux d’investigations et de recherches scientifiques tels que la NASA , la NASM , le Pentagone, le FBI la CIA, etc.

Le cousin germain des USA (le Canada ), les pays industrialisés de l’Asie, l’Inde, le Japon, la Chine ainsi que leurs concurrents européens (la France , la Belgique , la Russie, l’Allemagne, etc.) font exactement le même jeu, en planifiant régulièrement des compétitions nationales, pour découvrir, encadrer et exposer leurs talents et leurs génies à la société.
Certaines émissions télévisées telles que la Classe de 5e, Pyramide, Questions pour un champion, des chiffres et des Lettres poursuivent également le précieux objectif de mettre en valeur la culture et la scientifique recherche. De telles émissions requièrent des efforts permanents des méninges de tous les acteurs, que ce soit les préparateurs des questions et des énigmes ou les concurrents eux-mêmes qui doivent compter sur leurs bagages culturels et scientifiques dans les différentes thématiques pour s’affronter dans des exercices de calculs mentaux, d’équations, de logiques, de puzzles, etc.

La compétition GENIARC aborde des questions sur les mathématiques, la physique, la chimie, l’environnement, la santé, la biologie, la culture générale, l’histoire, la littérature, les sciences sociales, le sport, la musique, le cinéma et donc s’inscrit dans cette même ligne d’idées, celle de permettre à des élèves de découvrir le génie qui se cache en eux en les incitant à développer la curiosité intellectuelle et le goût pour la recherche scientifique.

Développer des capacités de recherche et d’innovations pour enrayer la pauvreté
Le changement de statut social et économique d’un pays nécessite des choix de politiques publiques intelligents et rationnels à concevoir et à implémenter par les mandataires du pouvoir public en vue d’exploiter et d’utiliser convenablement les ressources disponibles. Certains pays asiatiques inculquent de très tôt à leurs progénitures des attitudes compétitives pour mieux se positionner sur l’échiquier international. A l’aube de son cheminement académique, le chinois moyen, en vue de son admission à des universités américaines, est mentalement habitué à la préparation des tests standards tels que le TOEFL, le GRE, le SAT, le GMATH, etc.

En outre, le gouvernement crée des incitatifs pour que les chinois poursuivent leurs études au plus haut niveau, mais également pour qu’ils retournent chez eux afin d’intégrer le système éducatif, économique et social avec des possibilités de créer leurs propres entreprises.
L’ascension fulgurante de l’économie indienne pour détrôner l’Hexagone à la sixième place des puissances économiques mondiales en 2018 n’est pas un miracle, encore moins un hasard ; mais plutôt le fruit d’une vision et d’un leadership avisés des dirigeants du deuxième pays le plus peuplé au monde.

Les dirigeants de ce territoire, habité par 1.3 milliard de personnes, ont dû recourir au nouveau modèle de l’innovation frugale qui requiert une dynamique de mieux faire avec le peu de moyens ; ce qui nécessite donc des recherches assidues et des cadres en mesure de s’adapter aux mutations technologiques et aux dynamiques des besoins. Reposant sur la forte croissance de son PIB de 7%, l’Inde est déjà vue comme une sérieuse candidate pour devenir la cinquième économie mondiale dès 2018, et briguer la troisième place mondiale en 2032, selon une étude du Centre for Economics and Business Research. L’OCDE a rapporté que cette croissance économique a permis à 140 millions d’Indiens de sortir du cercle vicieux de la pauvreté en moins d’une décennie.

L’univers regorge d’une kyrielle de pays à succès époustouflants, notamment des géants de l’Asie, qui ont su profiter des avantages offerts par la technologie. Les résultats économiques spectaculaires de telles nations ont été obtenus grâce à des dirigeants éclairés qui savent concrètement utiliser à bon escient, sans folklore, les ressources naturelles (la terre, la mer, l’eau) et les ressources humaines dont ils disposent pour inviter leurs pays à emprunter des sentiers de croissances florissantes. Des pays africains tels que l’Afrique du Sud et le Rwanda ont emboité le pas à de telles pratiques efficientes, surtout avec les grands visionnaires et les grands leaders comme Nelson Mandela et Paul Kagamé que les citoyens de ces pays ont dû élire pour les mener au bon port.

Les Haïtiens prouvent leur sens de compétitivité à travers le monde
Notre pays regorge d’individus avec une capacité d’apprentissage énorme des langues étrangères. L’étudiant haïtien moyen qui décroche l’opportunité de se frotter les méninges dans les meilleures écoles américaines, canadiennes, européennes, termine la course académique avec d’excellentes mentions. Nos compatriotes haïtiens sont décorés partout dans le monde pour leur apport au progrès de la science et de la culture. Longue est la liste de nos brillants cerveaux honorés par les gouvernements canadien, américain, etc. Patrick Paultre, Wilson Sanon, Samuel Pierre, Dany Laferrière, Michaelle Jean, Nahomie Osaka en sont quelques exemples notoires. A Cuba, s’il a fallu un an et demi voire deux ans à des étudiants africains pour apprendre l’espagnol, les Haïtiens n’en avaient pris que 3 mois pour maitriser cette langue étrangère.

L’immersion des Haïtiens dans le bassin de la langue de Shakespeare se fait encore plus vite, comme des poissons dans l’eau. Parmi les 28 pays accueillis par l’ELAM , les Haïtiens de la première promotion de médecine reçus par l’immortel Fidel Castro ont terminé la course académique en tête de liste. L’ancien président cubain avait lancé à son homologue Haïtien René G. Préval « Vous m’avez envoyé des génies ». Cette franche coopération, empreinte de gratitude envers le peuple haïtien, participe de la vision d’aider les pays de la région à être autonomes dans leurs systèmes de santé. Pourtant, que sont devenus ces boursiers, préparés pendant 7 ans dans ce système médical très moderne et compétitif ? Combien l’Equateur, le Brésil, le Chili nous ont-ils ravis ? Quel suivi l’Etat haïtien, en mode « mal-gouvernance », a-t-il fait de cette riche et sincère coopération ?

Des initiatives pour substituer aux défaillances de l’Etat
Les déficiences voire les mépris de l’Etat empêchent à cette vigoureuse jeunesse de découvrir son plein potentiel et de se mettre convenablement au service de la nation. Des écoles professionnelles auraient dû être à la disposition de cette jeunesse courageuse et intelligente, des opportunités de perfectionnement auraient dû être offertes aux professionnels, des opportunités de bourses auraient du être accessibles aux étudiants pour freiner les hémorragies, les exodes massifs et les gaspillages de cerveaux et de capitaux. Le souhait étant que les institutions régaliennes puissent assurer leurs entières responsabilités ; mais, à un niveau moindre, les autres institutions œuvrant dans la recherche de l’excellence et de la compétitivité peuvent également, dans une perspective d’engagement social et citoyen, jouer une certaine partition en incitant les différents acteurs de la société à adopter des attitudes positives et la curiosité pour la recherche scientifique. L’acquisition des nouvelles connaissances a d’importants effets positifs sur les acteurs et bénéficiaires directs, leurs familles et la société en général. Quelques familles haïtiennes ont gravi d’importants échelons socioéconomiques par le biais de la mobilité sociale que procurent les nombreuses opportunités de bourses d’études fournies par de nobles institutions qui s’évertuent à fournir des alternatives consistantes pour relever les défis de la pauvreté dans notre univers.

Le Fulbright du gouvernement américain, le PCBF du gouvernement canadien, le CUD du gouvernement belge et bien d’autres programmes de bourses d’études offertes par d’autres gouvernements, des fondations et des institutions internationales telles que la Banque Mondiale, la BID, l’IEAE , visent aussi l’objectif de renforcer le capital humain au sein des pays coincés dans le sous-développement. Ces généreux efforts sont appréciables, mais ils ne sont pas suffisants. Dans la perspective d’une vision globale, il faut la conception et l’implémentation de politiques publiques dans les sphères de l’Etat tel qu’il se fait dans les pays émergents pour canaliser les citoyens dans la maitrise d’un certain nombre d’outils et de domaines stratégiques pour maîtriser et exploiter les richesses du sol, du sous-sol, de la mer et de l’espace.

Les compétitions de génie interscolaire, un incitatif à la compétitivité internationale
En ce règne, caractérisé par une farouche guerre des talents dans les NTICs, les avantages de maîtriser les outils technologiques soit comme utilisateurs ou comme producteurs sont énormes pour les citoyens et pour les pays qui veulent sortir de la trappe du sous-développement. Non seulement les meilleures entreprises du globe font usage permanent de la technologie en offrant les meilleurs salaires à leurs employés, mais également elles ont changé la caricature des contrats professionnels du passé qui exigeaient un aspect présentiel. Ces compagnies modernes procurent une grande flexibilité temporelle et géographique à ceux/celles qui travaillent pour elles. Quelques décennies de cela, il a fallu en général la présence physique d’un cadre pour qu’il soit engagé à un poste quelconque dans une entreprise ; cette ère nouvelle est par contre caractérisée par des offres de services concrètes et plus compétitives signées en ligne entre des entreprises, des hommes et des femmes, séparés physiquement par des années lumières, qui prennent pourtant des engagements d’envergure pouvant influencer la croissance et la compétitivité de telles entreprises. Grace aux vertus de la technologie, des collègues Américains, Haïtiens, Français, Malaisiens, Indiens, Chinois peuvent rester connectés à distance et partager des tâches de travail synchronisées, notamment à travers des plateformes mises à leur disposition telles que Facebook, Google, Whatsapp, WeChat, YouTube, etc.

Les prévisions de l’industrie de la sous-traitance, dont le PBO , se chiffrent à 262 milliards de dollars pour l’année 2020. En effet, trois principaux facteurs sont mis en exergue pour attirer les BPO : l’attractivité financière, les habilités et disponibilités des ressources humaines puis l’environnement des affaires. GENIARC n’a pas la prétention d’influencer le premier et le troisième facteurs qui sont plutôt des missions dévolues aux entités régaliennes. Toutefois, à travers la dynamique de recherches qu’elle entend insuffler, cette compétition favorisera un meilleur niveau des élèves. Ce qui aura des effets d’entraînement sur toute la société et un impact positif durable dans le cheminement académique et professionnel des jeunes.

Les résultats et effets escomptés du projet GENIARC
Quoique la compétition cible directement des écoles du secondaire, particulièrement celles de Léogane, Gressier et Carrefour (lycées, écoles congréganistes, collèges), tous les élèves et toute la population sauront en profiter à travers la couverture médiatique qui y sera assurée dans les médias de la cité Anacaona et à la capitale. En plus du partenariat déjà tissé avec la Télévision Prosch pour garantir en permanence la couverture médiatique, d’autres médias seront également invités à donner un éclat national à cette compétition que l’association rêve de voir se multiplier dans tous les départements et toutes les communes du pays.
A l’issue de ce projet, l’association ARC s’attend aux effets et résultats suivants :

  1. Les responsables des écoles sont conscients des forces de leurs écoles sur lesquelles ils peuvent capitaliser et des faiblesses de leur pratique d’enseignement qu’ils pourraient corriger.
  2. Les élèves haïtiens manifestent un plus grand intérêt pour la lecture, la recherche et l’apprentissage.
  3. Les élèves ayant pris part à la compétition développent un meilleur niveau de confiance en soi.
  4. Les élèves ayant participé à cette compétition sont plus aptes à développer leurs talents artistiques, culturels et scientifiques.
  5. Le taux de réussite aux examens officiels des écoles ayant pris part à ce projet augmente.
  6. Le taux de réussite des participants à cette compétition dans les concours d’admission aux universités publiques et privées augmente.
  7. Les participants (concurrents et assistants) sont sensibilisés et informés sur des mesures et comportements à adopter face à certains risques auxquels ils peuvent être exposés: Epidémie (choléra), maladies contagieuses, maladies transmissibles sexuellement, catastrophes naturelles, etc.
  8. Le pays entier souscrit à l’initiative de renforcer et dynamiser le système d’enseignement du pays.

Vu l’importance de la qualité de la formation dans la recherche de la prospérité économique, il serait nécessaire de trouver des moyens incitatifs qui favoriseraient une nouvelle approche tant dans le mode d’apprentissage de l’élève haïtien que dans le système pédagogique en général. Il ne fait aucun doute que l’esprit de compétition représente un déclencheur fondamental dans la culture de l’être humain tant qu’il ne s’agisse d’une compétition visant à rabaisser l’autre ou à l’éliminer ; mais plutôt d’une saine compétition qui convoite l’excellence et le dépassement de soi.

L’un des moyens incontestables de faciliter les jeunes à développer et à atteindre un niveau de savoir efficient consiste à inspirer chez eux l’esprit de compétition et le goût pour la recherche scientifique. La quête de la qualité et de l’excellence devrait donc constituer une politique incessante pour toute nation qui dresse des perspectives de croissance et de développement durable à travers une vision d’altruisme intergénérationnel. Ainsi, l’encadrement des jeunes pour les inciter à cultiver des attitudes positives pour découvrir leur potentiel et se mettre au service de leurs familles, de leurs communautés et de leur pays devrait être un objectif à atteindre par l’Etat et les institutions œuvrant dans la promotion des valeurs démocratiques. L’association ARC et la Radio-Télé-PROSCH voudraient donc solliciter le support des partenaires et des sponsors œuvrant dans l’émancipation et le bien-être de la jeunesse de notre pays dans la réalisation de ce projet phare.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com
associationarchaiti@gmail.com

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