et forte en ses registres de lumière
Par Robert Berrouët-Oriol
Linguiste-terminologue
Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée
de l’Université d’État d’Haïti
Conseiller spécial, Conseil national d’administration
du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH)
Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA)
Membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones
Montréal, le 21 février 2026
Clair/Obscur
Depth/Glow
Par Michèle Voltaire Marcelin
Éditions du Cidihca
Février 2026
Le livre « Clair/Obscur – Depth/Glow » de la poétesse Michèle Voltaire Marcelin interpelle hautement et émeut le lecteur qui lui offre accueil et hospitalité. Car cet ouvrage de haute-lisse ne navigue pas sur les chétifs esquifs d’une bavardeuse micro-confrérie, celle des poètes au souffle court et dont l’écriture est une invite à l’étourderie. L’auteure du poème « L’histoire a faussé les comptes » n’écrit pas d’improbables et confidentielles plaquettes de poésie vouées à la mutité et discrètement rangées sur les poussiéreuses étagères de l’oubli… Sur sa table de travail, avec rigueur, avec constance, dans la glaise éruptive de la langue, Michèle Voltaire Marcelin élabore une œuvre poétique majeure, complexe, polyvocale et forte en ses registres de lumière.
Dans un texte publié l’an dernier, nous avions arpenté en ces termes quelques aspects du « métier à tisser » de l’auteure : « (…) la poésie de Michèle Voltaire Marcelin est une parole de haute voilure. Elle nous est confiée sur les cimes et dans les plissures de la déclamation de la langue-étendard, de la langue-manifeste au sens où l’entendaient les poètes surréalistes nourris au petit-lait de la révolte. Parole de haute voilure, la poésie qu’elle nous tend et des mains et du cœur porte en ses fulgurances des tracées luminaires, l’art de tisser le dire poétique lui-même. Poésie de haute couture également, elle a de surcroît l’élégance d’arpenter les cicatrices mutiques de l’Histoire et du Temps, dans la conjugaison ailée du Temps-passé, du Temps-présent et du Temps-qui-vient. Car en ses errements têtus « L’histoire a faussé les comptes ». (…) Le poème « L’histoire a faussé les comptes » entre en résonance avec « Bouche de clarté », le visionnaire poème de René Depestre : « Ma bouche folle de systèmes / folle d’aventures / place des balises / aux virages les plus dangereux » / Ma bouche noire de détresse noire de culture noire de nuit fort noire boit son bol de clartés ». Telles des lucioles caracolant à l’aune d’un parchemin parolier, les deux poèmes entrent en résonance, ils appartiennent à une commune mémoire, celle des hauts faits comme celle des blessures intaries du passé » (« Billet à Michèle Voltaire Marcelin à propos de son poème « L’histoire a faussé les comptes », par Robert Berrouët-Oriol, Rezonòdwès, 10 novembre 2025).
Publié en février 2026, à Montréal, aux Éditions du Cidihca, « Clair/Obscur Depth/Glow » de Michèle Voltaire Marcelin est un ouvrage bilingue français-anglais de 233 pages disponible aux formats papier et eBook. La présentation graphique est soignée, l’architecture bilangue du livre ainsi que les choix typographiques en facilitent la lecture. Et comme pour confier au lecteur une œuvre élaborée sur le « métier à tisser » d’une singulière fiction poétique, la quatrième de couverture de « Clair/Obscur Depth/Glow » consigne que cette œuvre « (…) est une traversée lumineuse, bilingue, de la frontière mouvante entre l’ombre et la lumière. Dans ces poèmes d’une rare intensité, Michèle Voltaire Marcelin parcourt les paysages de la mémoire, de l’exil, du désir et du deuil avec un regard sans détours et une voix à la fois intime et mythique. Qu’elle témoigne des violences de l’Histoire, explore la fragilité du corps ou garde ce qui demeure de l’amour et de la perte, sa poésie porte la lueur fragile de la survivance ».
La littérature haïtienne contemporaine est polyglotte, elle s’écrit dans les deux langues du patrimoine linguistique historique d’Haïti, le créole et le français, ainsi que dans les langues de la migration, l’anglais et l’espagnol. Sur le registre de la poésie, elle comprend nombre d’œuvres de fiction poétique bilangues français-créole, anglais-créole et plus rarement espagnol-créole. Plusieurs anthologies lui ont été consacrées –notamment le monumental « Mosochwazi pawòl ki ekri an kreyòl ayisyen / Anthologie de la littérature créole haïtienne » de Jean-Claude Bajeux (Éditions Antilla, 1999). Et pour donner à voir l’amplitude et la richesse de la démarche anthologique haïtienne, le présent article répertorie les anthologies de poésie haïtienne (voir l’annexe A). Polyglotte, la littérature haïtienne contemporaine est également –en raison de l’exode massif des Haïtiens dû à la dictature des Duvalier–, une littérature transnationale qui s’élabore dans les grands centres de la migration haïtienne : Montréal, New-York, Miami, Paris… Littérature transnationale, elle est aussi une littérature institutionnalisée : elle a développé dans les grands centres de la migration des institutions littéraires de légitimation et de reconnaissance des œuvres produites : instances critiques, revues littéraires, salons et foires du livre, prix littéraires et maisons d’édition. Polyglotte et transnationale, la littérature haïtienne contemporaine se caractérise aussi par une double articulation, celle de la persistance de l’oraliture à travers les réseaux sociaux et celle de l’écrit, lien et liant mémoriel d’ancrage où s’élabore le patrimoine littéraire écrit.
L’on observe également que la littérature haïtienne contemporaine a fait l’objet d’études diverses et de plusieurs livres-synthèse de grande qualité, entre autres celui d’Alessia Vignoli, de l’Université de Varsovie ; « Regards sur la littérature haïtienne contemporaine », d’Yves Chemla, « Littérature haïtienne 1980–2015 », C3 Éditions, 2015 ; « Terre de femmes – 150 ans de poésie féminine en Haïti », sous la direction de Bruno Doucey, Éditions Bruno Doucey, 2013 ; Sylvie Brodziak (dir.), « Haïti. Enjeux d’écriture », Presses Universitaires de Vincennes / Université Paris-8 Saint-Denis, coll. Littérature hors frontière, 2013 ; « Les Jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » de Stéphane Martelly, Éditions Nota bene, 2016. En s’interrogeant notamment sur le statut de la littérature haïtienne contemporaine, ces ouvrages apportent des analyses pertinentes et des perspectives nouvelles à l’étude d’un univers littéraire dynamique et composite.
L’architecture bilangue de « Clair/Obscur – Depth/Glow », dans la glaise éruptive de la langue
Michèle Voltaire Marcelin élabore son œuvre poétique en français, sa langue maternelle, et en anglais des États-Unis, langue usuelle du pays où elle a émigré. Le livre s’ouvre par l’inscription d’un énoncé-incipit bilangue, « La lumière n’est pas l’opposé de l’ombre, mais son autre nom » / « Light is not the opposite of darkness, but its other name » (page 7). Cet énoncé-incipit bilangue porte haut la double articulation du dispositif scriptural de l’œuvre, à savoir l’appariement de l’ombre et de la lumière. Ainsi s’énonce le bilangue « Prélude / Prelude », qui circonscrit le projet tout entier de l’œuvre : « Chaque poème commence dans l’ombre. Chaque poème commence dans la lumière. Nous avançons entre les deux, portant des noms, des blessures, des chants. Des fragments du labyrinthe nous accompagnent : l’histoire, le corps, le feu, la mer. Certaines nuits, quelque chose en nous se relève –une étincelle, un fil, un souffle qui refuse de céder. Ce livre est un souffle » (page 8).
Le dispositif bilangue du livre –l’ordre d’apparition consécutif des poèmes : la version française précède la version anglaise–, s’apparente à celui d’une concaténation –au sens de « la juxtaposition, de l’enchaînement d’unités linguistiques dans un ordre donné », assurant ainsi les parcours et l’ancrage du couple ombre/lumière. En effet l’architecture générale de « Clair/Obscur – Depth/Glow » est bien celui d’une concaténation scripturale ancrée dans un mouvement en quatre temps :
(1) « Témoigner / Witnessing » : « Témoigner est le premier feu / Witnessing is the first fire » ; suivi en versions française et anglaise du titre des « 9 poèmes de témoignage, de seuils, de mémoire vive » (page 9).
(2) « Les profondeurs / Depth » : « Ce qui nous hante vit sous la surface / What haunts us lives beneath surface » ; suivi en versions française et anglaise du titre des « 8 poèmes d’histoire, d’héritage, de retours impossibles » auxquels s’ajoutent la déclinaison des poèmes bilangues français-anglais numérotés 10 à 17 (page 10).
(3) « Amour et défaillance / Love and loss » : « Le cœur se brise, s’ouvre, s’éclaire –et recommence », suivi de « 9 poèmes du corps et du cœur, du désir, des blessures intérieures » auxquels s’ajoutent la déclinaison des poèmes bilangues français-anglais numérotés de 18 à 26 (page 11).
(4) « Lumière / Light » : « Chaque aube est une frontière traversée » suivi en versions française et anglaise du titre des « 9 poèmes de recommencement, de transmission, de grâce, de survivance » auxquels s’ajoutent la déclinaison des poèmes bilangues français-anglais numérotés de 27 à 35.
La concaténation scripturale ancrée dans le mouvement en quatre temps constitue l’architecture même de « Clair/Obscur – Depth/Glow » : c’est sur le registre d’une fiction poétique singulière et hautement maîtrisée que le livre est formellement structuré, c’est très précisément dans ce mouvement en quatre temps que l’œuvre est construite et trouve sa cohérence à la fois thématique et ordonnancée. Ainsi se donne à voir en cohérence « Le premier feu », la parole inaugurale de laquelle procèderont toutes autres paroles, car il s’agit pour l’auteure de « Témoigner », de passer de la lumière à l’obscur et de l’obscur à la lumière.
À pareille aune l’on prend toute la mesure que chez l’auteure les choix lexicaux, quoique libres à la manière de Prévert dans « Paroles », sont toujours précis : elle n’enferme pas son regard dans l’obscurité, elle évoque et arpente l’obscur et l’ombre, pour mieux appréhender la lumière et donner voix aux failles et blessures du temps présent qui caracolent sous le soleil (donc, dans la luminosité du soleil). Lors « Clair/Obscur – Depth/Glow » –en une articulation de plusieurs registres de langue à l’intérieur d’un même texte poétique–, se fait cri et témoin de drames historiques, notamment celui qui, mortifère, léthalise un espace, l’île divisée, qui se donne à voir dans le poème « Petit soleil de l’île divisée » (page 40) :
« La mort de Séphora Joseph, une enfant haïtienne de onze ans, a révélé une fracture ancienne : le racisme et le colorisme qui, en République dominicaine et ailleurs, continuent d’exposer les enfants à des violences niées ou minimisées.
Les circonstances de sa mort demeurent floues.
Dans ce flou, dans ce refus persistant de nommer la violence, s’impose une évidence : la vie d’un enfant ne peut être laissée à l’ombre ni au silence.
Pour Séphora, petit soleil.
Que son nom demeure.
Séphora, petit soleil
à peine entrée dans la vie
déjà arrachée à elle
Une île, deux pays
une histoire trop lourde
pour les épaules d’une fillette
(…)
Écoutez-moi
cette enfant était lumière
Ils ont tenté de l’éteindre
mais la lumière ne sait pas mourir »
L’une des caractéristiques majeures de « Clair/Obscur – Depth/Glow » est la multiplicité des voix que tisse Michèle Voltaire Marcelin : des voix-témoins inscrites à la fois dans le passé et le présent de l’Histoire sans en être l’indistinct copié-collé ou l’assourdissant tambour comme on l’a trop souvent vu dans les dérives du défunt « réalisme socialiste » ou de son avatar tropicalisé, la poésie « militante et patriotique »… Lisons / écoutons le poème « Haute tension » (page 52), où l’on retrouve la concaténation de lexies apparentées ou opposées, en une combinatoire ouverte à la polysémie : feu, lumière, nuit, comète, étincelle, souffle :
« Haut sur la place
comme une ligne de feu
se tient le fil
Une main levée
dans une secousse de lumière
saisit la mort à bras le corps
La nuit croise les comètes
étincelles, étincelles
court-circuit
au cœur de milliers qui dansent
Souffle et feu
la vie par fragments brisée
dans le tremblement du sang
dans l’unisson de la lumière
dans le désordre de la musique
Une main levée
vers le faisceau des fils enchevêtrés
comme des lignes de feu
étincelles étincelles
Et le chant étranglé
de ces noms ajournés
morts ici, dans ce poème
morts devant, derrière
morts avec la musique
dans l’anarchie du cœur
et des contractions asphyxiques
La nuit tombe comme un fantôme
mais l’éternité tombe plus tôt
Qu’il est lourd le tambour après la danse »
Dans le vers « Qu’il est lourd le tambour après la danse » le locuteur francocréolophone reconnaîtra sans difficulté la translitération de la maxime « Apre dans tanbou lou », et ce discret indice suggère que la poésie de Michèle Voltaire Marcelin est tout naturellement et « inventivement » habitée par sa langue seconde, le créole, qui irrigue à n’en point douter son imaginaire et son « métier à tisser » sa singulière fiction poétique.
L’on aura noté, également, la haute texture poétique et la singulière maîtrise de son esthétique scripturale dans la magnifique séquence « Souffle et feu / la vie par fragments brisée / dans le tremblement du sang /dans l’unisson de la lumière/ dans le désordre de la musique »… La vie « vécue » est donc mouvement, du souffle au feu, dans la dialectique obscur/lumière, elle s’écrit par fragments, dans le tremblement du sang qui est celui de la vie elle-même, inscription initiale et nécessaire décours dans l’unisson de la lumière.
L’autre caractéristique majeure de « Clair/Obscur – Depth/Glow » est la combinatoire des homonymes qui ouvre la poésie de Michèle Voltaire Marcelin aux divers registres de l’exil, de la dépossession, de la perte, des flux migratoires mortifères, d’anonymisation des visages … Ainsi se tisse le magnifique poème « Mer de dépossession » (page 76), qui suggère le recours au jeu de l’allitération et de l’assonance –« mer/mère »–, comme dispositif de sonorités allusives pour dire l’indicible, la mer qui se mue en de multiples espaces que la vie, telle un frêle esquif, abandonne :
« Mer, mère des voyages involontaires
garde mes morts dans ta lumière
mer, mère des vents contraires
apaise le chemin tremblant de ceux qui fuient
Mer, mère aux mille noms
souviens-toi de ceux à qui l’on a pris le nom
Mer, mère du destin sans visage
que ton ombre abrite les perdus
Mer, mère du fragile et de l’infini
ouvre une miséricorde dans l’immensité de ton bleu
–Litanie de la Mer ».
L’amour est une caractéristique essentielle dans la fiction poétique que tisse « Clair/Obscur – Depth/Glow » sur plusieurs registres. Mais il ne s’agit pas de « l’amour-romance », celui que l’on rêve les yeux ouverts à défaut de le vivre dans sa complexité, dans sa constante réécriture, émue en son infinitude. À lui seul l’ample chapitre III, « Amour et défaillance / Love and loss » devrait être l’objet d’un arpentage minutieux pour véritablement rendre compte de l’immense talent de Michèle Voltaire Marcelin…
Sur le registre du tragique qui, lui aussi, habite le livre de Michèle Voltaire Marcelin, l’amour est capillarité d’écriture dans la poétique qu’elle élabore d’un livre à l’autre depuis plusieurs années : « L’amour peut être présence. Il ne peut pas toujours sauver, mais il peut demeurer. Il peut veiller au seuil du chagrin, en silence ».
Ainsi, dans le poème « Le chagrin est une mer » (pages 129-130), l’auteure arpente ce lieudit et, pour le dépasser tout en le conjurant, elle ira vers l’Autre, vers la lumière :
« Je plongerais
pour te prêter mon souffle
mais le chagrin est une mer
Je l’ai traversée autrefois
Son sel me reste sur la peau
Quel mot pourrait flotter
dans cette profondeur
dans ce silence
sans sombrer tout entier
Je resterai sur la rive toute la nuit
j’enverrai des prières
les regarderai glisser vers toi
espérant qu’une seule
t’etteigne
et murmure
Tu n’es pas seul ».
Car, en définitive, « Nulle terre ne retient celles qui portent l’exil en elles » : ce grave et fort vers du poème « La fille prodigue n’est point revenue » (page 152), s’il annonce de fragiles destins, dit aussi les nécessaires deuils, ruptures et départs de neuve sève :
« J’ai appris à dire
Bonjour, Adieu
dans mille langues
par mille gestes
Une porte se ferme
une autre s’ouvre
Je pars, je reviens
Je me perds, je me retrouve ».
« À propos de l’autrice / About the author » / « Clair/Obscur – Depth/Glow », page 232
« Née à Port-au-Prince en 1955, Michèle Voltaire Marcelin est écrivaine, poète, peintre et artiste de scène. Entre Haïti, le Chili et les États-Unis, sa vie traverse des terres où mémoire, résistance, amour et désir cherchent leur lumière. Dans l’ombre comme dans l’éclat, ses œuvres interrogent ce qui demeure : ce qui blesse, ce qui délivre, ce qui illumine malgré tout. Sur la page, sur la scène ou dans la couleur, elle explore les seuils –là où une voix se lève, là où le corps traverse, là où le monde révèle ses clair-obscur. »
ANNEXE
Relevé-inventaire des anthologies de poésie haïtienne assorti de quelques commentaires introductifs ou descriptifs lorsqu’ils sont fournis par les auteurs ou par les éditeurs. Comprend également quelques références documentaires généralistes ou thématiques (manuels d’histoire de la littérature haïtienne, etc.).
Anthologie haïtienne des poètes contemporains (1904-1920) comprenant les poètes qui ont continué ou commencé d’écrire après 1901. Par Louis Morpeau. Édition de 1920 [2022]. Éditeur non spécifié.
Anthologie d’un siècle de poésie haïtienne, 1817-1925, avec une étude sur la muse haïtienne d’expression française et une étude sur la muse haïtienne d’expression créole. Par Louis Morpeau. Préface de Fortunat Strowski. (1925) [2022]. Anthologie parue en France aux Éditions Bossard en 1925.
Anthologie de la littérature haïtienne. Un siècle de poésie. 1901-2001. Sous la direction de Georges Castera, Claude Pierre, Rodney Saint-Éloi, Lyonel Trouillot. Éditions Mémoire d’encrier, 1998.
Anthologie de poésie haïtienne contemporaine : 73 poètes. Par Rodney Saint-Éloi et James Noël. Points, 2015.
Anthologie bilingue de la poésie créole haïtienne de 1986 à nos jours. Sous la direction de Mehdi Chalmers, Chantal Kénol, Jean-Laurent Lhérisson et Lyonel Trouillot. Éditions Acte Sud / Atelier Jeudi soir, 2015.
Anthologie de la nouvelle poésie haïtienne d’expression française : 60 poètes des années 70-80, le paysage politique et poétique sous la dictature. Par Christophe Charles. Centre de recherches littéraires et sociales / Éditions Choucoune, 1991.
Anthologie de la poésie haïtienne d’expression créole. Par Christophe Charles. Éditions Choucoune, 1979.
Anthologie de la poésie haïtienne contemporaine (1945-1999) : textes français et créoles. Par Raymond Philoctète. Éditions du Cidihca, 2000.
Anthologie trilingue de la poésie haïtienne contemporaine / This Land, My Beloved : A Trilingual Anthology of Contemporary Haitian Poetry / Tè mwen renmen an : Yon antoloji trileng pwezi ayisyen kontanporen». Éditeurs : Elizabeth Brunazzi, Denizé Lauture, Tontongi. Trilingual Press, 2023.
Ayiti cheri / Poésie haïtienne (1800-2015). Poesía haitiana (1800-2015). Par Yasmina Tippenhauer. Anthologie trilingue français-créole-espagnol. Édition Casa de las Americas et Legs Éditions, 2017.
Bibliographie des études littéraires haïtiennes : 1804-1984. Par Léon-François Hoffmann. Vanves : EDICEF, 1992.
Écrits d’Haïti – Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006). Par Nadève Ménard. Éditions Karthala, 2011.
Esquisses critiques. Par Max Dominique. Port-au-Prince / Montréal, Éd. Mémoire / Cidihca, 1999. Comprend deux articles consacrés à la poésie de Georges Castera et un à Haïti littéraire.
Haïti : couleurs, croyances, créole. Par Léon-François Hoffmann. Éditions du Cidihca, 1989.
Haïti, une traversée littéraire. Par Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot (dir.) Port-au-Prince / Paris, Presses nationales d’Haïti / Cultures France éditions / Philippe Rey, 2010. Une « Anthologie », à la fin de l’ouvrage, réunit des textes de divers genres littéraires, en français et en créole, avec traduction en français de certains textes en créole.
Histoire de la littérature haïtienne, ou « L’âme noire ». Par Duraciné Vaval. [1933]. Réédition, Nendeln : Kraus Reprint, 1971.
Histoire de la littérature haïtienne illustrée par les textes. Par Pradel Pompilus. En collaboration avec Raphaël Berrou. Trois volumes. Port-au-Prince/Paris : Éditions Caraïbes/Éditions de l’école. Vol. 1 et vol 2, 1975 ; Vol 3, 1977.
Histoire de la littérature haïtienne de l’indépendance à nos jours. Par Ghislain Gouraige. Éditions de l’Action sociale, 1960 [1982]. Slatkine reprints, Genève, 2003, 2004.
Hommage aux lettres d’Haïti. Collectif. Sous la direction de Jean Euphèle Milcé. Nouvelle Revue française, numéro 576, janvier 2006.
Initiation à la littérature haïtienne contemporaine. Par Rachel Price Vorbe. C3 Éditions, 2015.
Intention et invention chez Georges Castera. Étude de six compositions poétiques d’expression française. Par Jean-Durosier Desrivières. Éditions de l’Université d’État d’Haïti, 2017.
La littérature haïtienne. Notre librairie, n°48, avril-juin 1979.
Littérature haïtienne, des origines à 1960. Notre librairie, n° 132, octobre-décembre 1997.
Littérature haïtienne, de 1960 à nos jours. Notre librairie, n° 133, janvier-avril 1998.
La littérature haïtienne: identité, langue, réalité. Par Maximilien Laroche. Éditions Leméac, 1981.
La littérature haïtienne d’expression créole, son avenir. Par Félix Morisseau-Leroy. Présence africaine, 1957/6, no 17.
La littérature haïtienne et ses espaces éclatés. Par Rodney Saint-Éloi. Revue Québec français, 154, 2009.
Lamadèl, 100 poèmes créoles. Collectif. Revue franco-haïtienne de l’Institut français d’Haïti, numéros 195 et 196, juillet-août-septembre 1992. En majorité les poèmes sont traduits en français.
La poésie haïtienne des origines à nos jours. Article de Philippe Monneveux paru sur le site Sens public. Essais — 2021/04/23.
La Poésie féminine haïtienne : histoire et anthologie de Virginie Sampeur à nos jours. Par Christophe Philippe Charles et Virginie Sampeur. Éditions Choucoune, 1980.
L’intelligence est inquiète. Textes critiques et théoriques. Par Georges Castera. Éditions de l’Université d’État d’Haïti, 2017.
Literati oral. Par Ernst Mirville. Journal Le Nouvelliste, 11-12 mai 1974.
Littérature et oraliture fragmentaires d’Haïti : essai de bibliographie critique et
apologétique. Par Pierre–Raymond Dumas. Bibliothèque nationale d’Haïti, 2006.
Littérature haïtienne : urgence(s) d’écrire, rêve(s) d’habiter. Leçon inaugurale de Yanick Lahens au Collège de France. Éditions Fayard, 2019.
Littérature haïtienne : problématiques. Par Yanick Lahens. Revue Notre Librairie 32, octobre-décembre, 1997. Paris : A.D.P.F.
Manuel illustré d’histoire de la littérature haïtienne. Par Pradel Pompilus. En collaboration avec les Frères de l’Instruction chrétienne. Éditions Henri Deschamps, 1961.
Mosochwazi pawòl ki ekri an kreyòl ayisyen / Anthologie de la littérature créole haïtienne. Par Jean-Claude Bajeux. Éditions Antilia, 1999.
Panorama de la poésie haïtienne. Par Carlos Saint-Louis et Maurice Alcibiade Lubin. Éditions Henri Deschamps, 1950.
Panorama de la littérature haïtienne de la diaspora. Par Pierre-Raymond Dumas. Éditions l’Imprimeur II, 1996 et 2000.
Poésie haïtienne contemporaine (Anthologie). Par Saint-John Kauss. Éditions Passerelle, 2009, 2011.
Randevou – Antoloji powezi kreyòl d Ayiti. Par Claude Pierre. Éditions Pleine Plage et Éditions du Cidihca, 1999.
Relire l’histoire et le littéraire haïtiens. Collectif. Actes du colloque réalisé conjointement du 2 au 5 décembre 2004 par le ministère de la Culture et de la communication, l’Association des écrivains haïtiens, le Département d’études françaises de l’Université de Montréal et le Département d’études françaises de l’Université de Guelph. Presses nationales d’Haïti, 2007.
Terre de femmes – 150 ans de poésie féminine en Haïti. Sous la direction de Bruno Doucey. Éditions Bruno Doucey, 2010. Élaborée par Bruno Doucey, cette anthologie réunit trente-cinq voix venues d’Haïti, des États-Unis, du Québec et de France.
135 poètes créoles d’Haïti de 1750 à 2011 : anthologie. Par Christophe Charles. Éditions Choucoune, 2011.

