À l’heure où les étudiantes sont plus nombreuses que les étudiants dans l’enseignement supérieur, elles ne représentent encore que 35 % des diplômés en sciences. L’écart se creuse davantage dans les technologies de pointe : 26 % des emplois dans les données et l’intelligence artificielle sont occupés par des femmes, à peine 12 % dans l’informatique en nuage.
Pour l’ONU, ce déséquilibre n’est pas qu’une question d’équité. Il fragilise la capacité collective à répondre aux crises majeures, du climat à la santé publique. Manque de financements, stéréotypes persistants, environnements professionnels discriminants : les obstacles sont connus.
Sur le terrain, l’UNICEF mise sur l’action précoce. Dans les zones rurales notamment, ses programmes combinent mentorat, formation scientifique et renforcement de la confiance. Objectif : briser l’autocensure et convaincre les familles que sciences et vie personnelle ne sont pas incompatibles.
La chimiste kirghize Asel Sartbaeva, entrepreneure et ambassadrice du programme Girls in Science, en est convaincue : les mentalités évoluent, mais trop lentement. Son message aux jeunes filles est direct : « Nous avons besoin de vous. »

