WASHINGTON / OHIO, 6 févr. 2026 — Le Département de la sécurité intérieure (DHS) maintient sa ligne politique sur la fin programmée du Temporary Protected Status (TPS) pour les ressortissants haïtiens, en dépit d’une suspension judiciaire provisoire bloquant l’arrêt immédiat du programme. L’administration fédérale encourage les bénéficiaires à préparer leur départ volontaire, notamment par l’utilisation de l’application CBP Home, tout en poursuivant ses démarches contentieuses afin d’obtenir l’annulation de la décision judiciaire.
Selon des responsables du DHS, le TPS aurait été utilisé, au fil des années, au-delà de son cadre juridique initial, l’exécutif américain estimant qu’il ne doit pas se substituer aux mécanismes classiques de protection migratoire. Sur le plan administratif, les autorités rappellent que l’absence d’un autre statut légal exposerait les bénéficiaires à des procédures d’éloignement une fois la protection levée.
Cette orientation intervient alors que le contexte sécuritaire haïtien demeure caractérisé par une intensification des violences armées, un affaiblissement institutionnel prolongé et une pression humanitaire persistante. Les Nations unies évoquent une progression continue des homicides, des violences sexuelles et du recrutement d’enfants par des groupes criminels structurés, facteurs susceptibles d’alimenter les arguments des défenseurs du maintien du dispositif de protection temporaire.
Au sein des communautés haïtiennes établies aux États-Unis, notamment dans l’Ohio, cette séquence ravive les incertitudes juridiques et sociales. Le TPS, instauré après le séisme de 2010 puis renouvelé à plusieurs reprises sous différentes administrations, demeure aujourd’hui au centre d’un contentieux mêlant politique migratoire, sécurité nationale et considérations humanitaires internationales.


