31 janvier 2026
Michel Martelly sommé de quitter les Etats-Unis d’ici le 19 février
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Michel Martelly sommé de quitter les Etats-Unis d’ici le 19 février

L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly, associé au courant politique « Tèt Kale » très fort actuellement sur le terrain, visé par des sanctions américaines pour trafic présumé de stupéfiants et blanchiment d’avoirs, devrait quitter les États-Unis au plus tard le 19 février 2026, selon des informations confirmées par M. Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), au journal citoyen et indépendant Rezo Nòdwès.

Les conseils juridiques de M. Martelly, selon cette même source, s’emploieraient à obtenir un report de cette échéance ou à empêcher son départ, estimant qu’un retour en Haïti pourrait compromettre la capacité de l’ancien chef d’État, qui s’était lui-même qualifié de « bandi legal », à réintégrer ultérieurement le territoire américain.

Ancien artiste devenu dirigeant politique, par accident de l’histoire, laisse-t-on entendre, M. Martelly réside depuis plusieurs années entre Haïti et les États-Unis.

Le Département du Trésor américain a adopté en août 2024 des mesures restrictives contre M. Martelly, l’accusant d’avoir utilisé son influence afin de faciliter des circuits de trafic de drogues, notamment de cocaïne, à destination du marché américain. Ces dispositions s’inscrivent dans le dispositif américain de sanctions ciblées visant des personnalités soupçonnées d’implication dans des activités financières illicites liées à la criminalité transnationale.

En décembre 2025, l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) a publié un rapport faisant état d’irrégularités dans les déclarations de patrimoine de l’ancien président, évoquant des omissions d’actifs, des comptes bancaires non déclarés ainsi que des divergences entre documents officiels et données financières vérifiées.

Un rapport d’experts des Nations Unies publié en octobre 2023 a également mentionné des interactions présumées entre des acteurs politiques haïtiens et certains groupes armés opérant sur le territoire national durant la période concernée, sans qu’une procédure judiciaire internationale formelle n’ait été engagée sur cette base.

L’ancien Premier ministre Laurent Lamothe, proche allié politique de M. Martelly durant son mandat présidentiel, fait lui aussi l’objet de mesures d’interdiction d’entrée sur le territoire américain depuis 2023, dans le cadre d’accusations de malversations financières, notamment liées à la gestion de fonds publics issus du programme PetroCaribe.

cba

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