La stratégie migratoire musclée de l’administration Trump commence à inquiéter une partie des républicains, qui redoutent un coût politique à l’approche des élections de mi-mandat. La mort de deux civils à Minneapolis, lors d’opérations menées par des agents fédéraux, a ravivé les critiques, y compris dans les rangs conservateurs, habituellement alignés sur la ligne dure de la Maison-Blanche.
Sans attaquer directement le président, plusieurs élus ciblent la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, jugée responsable d’une gestion jugée chaotique. Des sénateurs, dont Lisa Murkowski et Thom Tillis, estiment que la crise de communication a déplacé le débat, autrefois centré sur la sécurité des frontières, vers la responsabilité politique des autorités.
La tension monte au Congrès, où les démocrates menacent de bloquer le financement du Département de la Sécurité intérieure sans révision des opérations. Certains républicains se disent prêts à dissocier ce budget du reste des lois de finances afin d’éviter une paralysie gouvernementale.
Dans des États politiquement sensibles, comme le Maine, des élus appellent à suspendre temporairement certaines opérations. Le président a évoqué un possible ajustement du dispositif sur le terrain, tout en rejetant les critiques locales. À mesure que les images de Minneapolis circulent, la question migratoire, jadis atout électoral, devient pour une partie du camp républicain un facteur d’instabilité politique.

