Le constat est implacable. Dans son rapport annuel couvrant l’année 2025, l’Action Internationale pour les Droits Humains dresse le portrait d’un État haïtien dépassé, incapable d’assurer la protection minimale de sa population. Assassinats, enlèvements, violences sexuelles, effondrement des services publics : la spirale de la crise s’est accélérée.
Selon l’AIDH, plus de 5 200 personnes ont été tuées en 2025 dans un contexte de violences armées généralisées, tandis que 1,4 million d’Haïtiens ont été contraints de fuir leur domicile. La capitale, largement contrôlée par des gangs, est devenue quasi inaccessible. Les femmes et les enfants paient un lourd tribut : 2 600 survivants de violences sexuelles ont été pris en charge par Médecins sans frontières, dont plus d’un quart étaient mineurs.
Le rapport pointe également l’asphyxie de l’appareil judiciaire. Tribunaux paralysés, pénurie de magistrats, confusion entre forces de l’ordre, groupes armés et brigades d’autodéfense : l’accès à la justice est désormais un mirage pour une large partie de la population. Les prisons, surpeuplées, restent des zones de non-droit où 170 détenus sont morts en un an, faute de soins et de conditions dignes.
Sur le plan social, la situation est tout aussi critique. Fermeture de plus de 1 600 écoles, effondrement du système de santé, famine désormais reconnue par le PAM : Haïti s’enfonce dans une urgence humanitaire totale. Pour l’AIDH, l’année 2025 restera celle d’un échec structurel de l’État et d’un grave recul des droits fondamentaux.
Action Internationale Pour Les Droits Humains
International Action for Human Rights
(AIDH)
Rapport Annuel sur la situation générale des droits humains en Haïti (Période : Janvier – Décembre 2025)
Janvier 2026
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I. Introduction
L’Action Internationale pour les Droits Humains (AIDH), engagée depuis vingt (20) ans dans la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit en Haïti, a assuré le suivi de l’évolution de la situation des droits humains dans le pays au cours du deuxième mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Le présent rapport est structuré en trois (3) grandes parties. Il analyse d’une part, le concept sociopolitique dans lequel le Conseil Présidentiel est arrivé au pouvoir et d’autre part, de la situation des droits civils et politiques, et les droits sociaux et économiques en Haïti.
II. Contexte Socio-Politique
Haïti fait face à une crise multidimensionnelle aggravée depuis l’assassinat du président Jovenel MOISE, en Juillet 2021, puis accentuée par la démission du Premier Ministre Ariel HENRY en mars 2024, intervenue sous la pression conjuguée des gangs armés de la Coalition Vivre Ensemble et la Communauté Internationale.
Conformément à l’accord de Kingston du 11 mars 2024, un Conseil Présidentiel de Transition (CPT) composé de neuf (9) membres dont deux (2) observateurs a été mise en place. Dans ce cadre, un Premier ministre a été nommé : (Garry Conille, puis remplacé le 11 novembre 2024 par l’homme d’Affaires Alix Didier FILS-AIME).
Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est investi du mandat d’assurer la gouvernance de Transition, de rétablir un minimum de stabilité institutionnelle et sécuritaire, de créer des conditions propices à l’organisation d’élection libre, crédible et inclusive, et de favoriser le retour à l’ordre institutionnelle. Il lui revient également de coordonner l’action
gouvernementale, de renforcer la coopération avec les partenaires internationaux et de répondre aux attentent présentent de la population en matière de sécurité, de justice et de respect des droits humains.
Pour autant, les autorités de transition ne sont pas parvenues à renverser les rapports de forces avec les gangs armés ni à organiser des élections générales. Alors que le mandat du CPT arrivera à échéance le 7 février 2026, une nouvelle phase de transition, impliquant une gouvernance différente, devra mise en place, sans qu’aucune option ne fasse consensus à ce stade. La tentative avortée de révocation du Premier Ministre par le CPT fin novembre 2025 a plongé le Conseil dans une crise institutionnelle ouverte. En dépit de nombreux appels à l’unité, l’escalade des tensions politiques et institutionnelles pourrait se poursuivre jusqu’à l’échéance du 7 février.
Pour l’heure, le pays demeure en proie à une insécurité croissante et à une situation humanitaire sans précédent : 90% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince serait sous le
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contrôle des gangs armés. Cette situation a conduit l’isolement quasi-totalité de la capitale, sur les plans terrestre, maritime et aérien. En effet attribue à des tirs des gangs armés visant des avions de ligne américaine le 11 novembre 2024 ont entrainés la fermeture de l’aéroport international, suivie de la suspension des liaisons aériennes internationales à destination et en province de Port-au-Prince mesure maintenue jusqu’en mars 2026.
Les troubles politiques et la dégradation de l’économie du pays ont fortement affecté la sécurité alimentaire d’Haïti, pays par ailleurs très exposé aux catastrophes naturelles, notamment à cause de sa topographie. L’ouragan Melissa en novembre 2025 a entrainé la mort de 45 personnes et a détruit des milliers de maisons et d’infrastructures. L’ONU estime que près de la moitié de la population est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë. Haïti est le seul pays du continent américain à faire partie du groupe des pays les moins avancés, est classée en 170e position en termes de développement humain sur 189 Etats par le PNUD. Selon les données des Nations-Unies, près des trois-quarts (3/4) de la population vit sous le seuil de la pauvreté (60% avec moins de 2 US$/jour).
III. Droits Civils et Politiques
a. Situation sécuritaire du Pays
La situation sécuritaire du pays demeure extrêmement préoccupante. Elle est marquée par des assassinats, des viols, vols, des enlèvements révoltants suivis de séquestrations contre rançon, ainsi que des incendies entres autres exactions graves. En effet, pour la période allant de Janvier à décembre 2025, au moins cinq-mille-deux-cent 1(5200) personnes ont été victimes de violence armée, par balles, armes blanches, par lapidation ou par lynchages dans à travers le pays.
Parmi ces victimes figures trente-cinq (35) agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), quatre (4) officiers des forces armées D’Haïti (FAD’H) et quatre (4) membres de la Mission multi nationale de sécurité (MSS). Par ailleurs mille–neuf-cent-quatre-vingt (1980) personnes ont été blessées et cinq-cents (500) autres ont été kidnappées au cours de la même période.
b. Violences Sexuelles
Entre Janvier et Juin 2025, les équipes de la Médecins San Frontières (MSF) ont pris en charge deux-mille-six-cent 2(2600) survivants et survivantes de violences sexuelles. Au cours de la
1 Sources : AIDH, Justice et Paix, Journal Le Nouvelliste et les rapports trimestriels du BUNUH
2 Source : rapport Médecins Sans Frontières- publié le 2 Octobre 2025
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même période treize-mille-trois-cent (13300) patients ont été admis aux services d’urgences et près de deux-mille-trois-cent (2300) victimes de violence ont reçues des soins médicaux. Ces violences touchent de manière croissante les enfants. En effet 26% de ces victimes recensés sont des mineures majoritairement âgées de moins de 15 ans, contre 11% en 2024. Parmi ces victimes mineures, un tiers (1/3) étaient des filles et 30% pressentaient des blessures par balle révélant un niveau de brutalité particulièrement alarmant. Ces données traduisent une détérioration grave et continue de la situation sécuritaire en Haïti, où les civils y compris des femmes et des enfants, sont quotidiennement exposé à des risques extrême. Dans le département de la Grand ’Anse cinq-cent-vingt-cinq (525) cas de violence ont été enregistré en 2025 dont 386 impliquant des mineurs selon un rapport de l’IDETTE.
IV. L’Administration de la Justice
Le bilan de l’administration de la Justice en Haïti pour l’année 2025 est particulièrement alarmant, marqué par une escalade sans précèdent de la violence des gangs armés, ayant provoqué plus de 5200 morts. Cette situation a profondément désorganisé le système judiciaire, désormais paralysé par l’insécurité généralisée, le manque criant de personnel qualifié et la confusion croissante entre forces de l’ordre et brigade civil d’auto défense. Dans ce contexte l’accès à la justice est devenu quasi impossible pour une grande partie de la population civile.
a. Violence et impact sur le système judiciaire
Perte humaine et déplacement forcé : La violence armée a entrainé la mort de plus de 5200 personnes et de déplacements forcés de près de 1,4 million de personnes à travers le pays. Cette crise humanitaire massive a engendrée un climat de chaos généralisé, entravant gravement toute forme de gouvernance judiciaire administratif.
b. Défis structurels et dysfonctionnements
Déficit de Magistrats : le système judiciaire souffre d’un manque chronique de Magistrats aggravés par une faible représentation des femmes, celles-ci constituant moins de 10% du corps judiciaire. Cette situation met en évidence une faiblesse structurelle persistante et un déficit de diversité au sein de l’institution judiciaire.
3Reference page 3 et 4, situation des violations documentées, premier paragraphe- rapport publie le 12 janvier 2026 par IDETTE
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c. Confusion des rôles : La frontière entre les gangs armés, les brigades civils d’auto défense (souvent lourdement armés) et les forces de sécurités étatiques est de plus en plus floue. Cette confusion compromet gravement le principe de l’Etat de droit et rend la notion même de justice difficilement applicable.
d. Accès à la Justice bloquée : les routes contrôlées et bloquées par les gangs armés combinés à un climat de peur généralisée, rendent les déplacements liés aux procédures judiciaires extrêmement dangereux, voire impossible. Cette situation prive de facto les citoyens de leur droit fondamental à un recours devant la justice.
e. Point Positif
Evolution du dossier de l’assassinat du Président Jovenel MOISE : des inculpations ont été prononcés, et des procédures judiciaires sont en cours aux Etats-Unis traduisant une certaines avancées dans ce dossier emblématique. Toutefois ces développements demeurent isolés et insuffisants au regard de l’ampleur systémique de la crise judiciaire que traverse le pays.
Conclusion :
En résumé le bilan de l’administration de la Justice en 2025 est celui d’un système au bord de l’effondrement, incapable de répondre efficacement à une crise sécuritaire et humanitaire sans précèdent et profondément affaiblit dans sa mission de protection des droits fondamentaux.
V. Prisons Haïtiennes
a-Conditions de détention
L’AIDH constate que, malgré l’élaboration des feuilles de routes, la mise en place des commissions d’enquête, l’organisation des tables rondes et de réunions stratégiques, la conduite de nombreuses opérations ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux, les conditions de détentions dans les prisons haïtiennes demeurent largement en deçà des normes internationales auxquelles a adhérée Haïti, ainsi que des standards nationaux et applicables.
L’AIDH observe qu’en dépit d’importants investissements consentis au cours des trois (3) dernières décennies et aucun progrès structurel et significatif n’a été enregistré. Malgré les engagements répétés de certaines autorités haïtiennes visant à mettre en œuvre des mesures
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durables pour améliorer les conditions de détention, le dysfonctionnement chronique du système carcéral persiste.
L’AIDH rappelle qu’au 30 septembre 2025, la population carcérale s’élevait à sept-mille-deux cent-soixante-quatorze 4(7,274) détenus repartis dans les 19 prisons du pays. Parmi eux quatre-vingt-un pourcent (81%) étaient placés en détention provisoire, illustrant de manière préoccupante le recours excessif à cette pratique et les graves atteintes qui en découlent au droit à la liberté et à un procès équitable.
b-Détenus décédés
5De Janvier à Décembre 2025, au moins cent-soixante-dix (170) prisonniers sont décédés, la plupart de maladies causées par manque de soin, la malnutrition, l’insalubrité des cellules et un accès limité à l’eau potable.
VI. Droits Economiques, Sociaux et Culturels (DESC)
Les droits économiques, sociaux et culturels constituent un ensemble de droits fondamentaux interdépendants et indissociables des droits civils et politiques. Ils englobent notamment le droit au travail, à la protection sociale, droit au logement, à l’alimentation, à la santé et à l’éducation.
a. Le droit à l’éducation
La crise multidimensionnelle persiste continue d’affecter gravement les secteurs éducatifs. En avril 2025, plus de mille-six-cent 6(1600) écoles ont été contraintes de fermer en raison de l’insécurité, privant d’éducation plus de 243000 élevés et environ 75000 enseignants. Par ailleurs, 43 établissements scolaires servent désormais de site d’hébergement pour les personnes déplacées internes. Cette situation accroit significativement les risques de décrochage scolaire, de recrutement d’enfants par les gangs armés et d’exposition de diverse forme de violence, selon le rapport d’évaluation publié en mai 2025 par le cluster d’éducation.
b. Droit économique
L’impact économique de la crise est dévastateur. Déjà confronté à une pauvreté structurelles, la population haïtienne subie aujourd’hui un coût de la vie extrêmement élevé. Avant même la
4 Source : rapport trimestriel du BINUH pour la période de Juillet à Septembre 2025
5 Sources combinés: AIDH, les Rapports trimestriels du BINUH pour la période de Janvier à Septembre 2025, HRW, VHDH et Journal le Nouvelliste.
6Source : rapport-de-situation-aperçu-de la réponse-humanitaire-de-mai-en Haïti-au 31 mai 2025
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crise actuelle de nombreuses familles ne pouvaient se permettre que deux (2) repas par jours. Désormais, le fait de manger une seul fois par jour est devenu courant. Les répercussions sur le droit à l’alimentation sont considérables. Selon le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), la famine sévit pour la première fois dans l’histoire de l’hémisphère occidental, plaçant Haïti
dans une situation d’extrême urgence humanitaire.
c. Droit à la santé
Le système de santé haïtien est au bord de l’effondrement. Environ 20% des établissements de santé restent demeurent pleinement opérationnels, tandis que seulement 40% fonctionnent partiellement à l’échelle nationale. Plus de 40. 000 professionnels de santé ont fui le pays en raison de la violence, selon le Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH). Dans ce contexte deux (2) haïtiens sur cinq (5) n’ont pas accès aux soins médicaux essentiels dont ils ont urgemment besoin.
En outre Médecins Sans Frontières (MSF),présent en Haïti depuis plus de 30 ans, a suspendu ses opérations dans la capitale fin novembre 2025, à la suite d’attaques répétées des gangs armés contre ses ambulances, ses patients et son personnel, ainsi que des menaces de morts proférées à l’encontre de ses équipes.
d. Droit à l’électricité et l’eau potable
Au cours de l’année écoulée seuls 40% des haïtiens ont en accès à l’électricité, de manière irrégulière et à des coûts primitifs. Par ailleurs, 45% de la population est privée d’accès à l’eau potable et sept (7) personnes sur 10 ne disposant pas de système d’assainissement amélioré, ce qui favorise la résurgence de la propagation des maladies hydriques notamment le choléra.
e. Personnes Déplacées Internes (PDI)
L’AIDH exprime sa profonde préoccupation face à la dégradation continue de la situation des personnes déplacées internes (PDI) à cause des conséquences directes des violences des gangs armés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon le dernier rapport de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM), plus de 1, 4 million de personnes sont actuellement déplacées en Haïti, vivants sous des tentes dans des conditions précaires et inhumaine,
L’AIDH constate que l’escalade de la violence de la Coalition des gangs « Viv Ansanm » marqué par l’usage d’armes lourdes dans des zones dansement peuplées a provoqué des
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déplacements massifs et soudains de la population entière notamment dans les quartiers de Solino, Christ-Roi, Nazon, Carrefour-feuille, Kenscoff, bas Pacot, Avenue N ainsi que des environs contraignants les habitants à fuir vers des zones périphéries jugées plus sures.
La situation des personnes déplacées internes du pays est d’autant plus alarmante que la majorité d’entre elles sont des personnes particulièrement vulnérables : blessés des violences armées, enfants perdus et non accompagnés de leurs parents, jeunes-mères, familles monoparentales, femmes enceintes, nourrissons, personnes âgées et personnes en situation de handicap.
L’AIDH est également consternée par les multiples violations de droits humains subies par les personnes déplacées internes (PDI) notamment, les enlèvements, exécutions arbitraires, extorsions et les violences sexuelles…
Les conditions sanitaires déplorables dans les sites des personnes déplacées internes ont entrainé une recrudescence des cas de diarrhée, grippe, grattelle, fièvre, cholera ainsi qu’un risque élevé de malnutrition aigüe nécessitant des interventions humanitaires urgentes.
L’AIDH rappelle que la Constitution Haïtienne garantit la protection des droits fondamentaux. Son article 19 impose à l’Etat l’obligation impérative de garantir les droits à la vie, à la santé, au respect de la personne sans distinction, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Les articles 22 et 36 consacrent en autre le droit à un logement décent et la propriété privée.
VII. Conclusion
Pour l’Année 2025, la Situation Générale des Droits Humains en Haïti a été catastrophique. A ce jour aucune mesure concrète et effective n’a été mise en œuvre par Conseil Présidentiel de Transition (CPT) afin de répondre aux multiples crises auxquelles est confrontée la population haïtienne.
Les défaillances persistantes de l’Etat concerne notamment l’accès aux services sociaux de base, l’insécurité généralisée, la corruption, les conditions de détention inhumaine ainsi que les violences systématiques faites aux femmes et aux filles. Cette situation traduit l’incapacité structurelle des autorités à assurer la protection des droits fondamentaux et à garantir de l’Etat de droit.
Recommandations
Ford de ces constats sur la situation générale des droits humains en Haïti, l’Action Internationale pour les Droits Humains (AIDH) appelle la Communauté Internationale à user de son influence politique et diplomatique afin d’exhorter les dirigeants haïtiens :
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1. à Organiser dans les meilleurs délais des élections honnêtes, crédibles et démocratiques en vue de doter le pays des dirigeants légitimes disposant d’un mandat populaire claire ;
2. à Mettre pleinement en œuvre la Constitution haïtienne dans le respect strict des principes démocratiques de la séparation des pouvoirs et l’Etat de droit ;
3. Doter le système judiciaire des moyens humains, matériels et financiers nécessaires afin de poursuivre et juger efficacement les auteurs d’actes criminels et terroristes, notamment les assassinats, incendies, enlèvements, séquestrations, vols, viols et les violences sexuelles ;
4. Œuvrer à la réalisation effective de droits économiques, sociaux et culturels de la population haïtienne en garantissant l’accès à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, et à un logement décent.
Reginald ATUS Coordonnateur de l’AIDH E-mail : aidhhaiti@yahoo.com 8 | P a g e

