« Les États-Unis ne seront jamais un refuge pour les auteurs de violations des droits humains«
La justice fédérale américaine a condamné vendredi, Jean Morose Viliena, ancien maire de la commune de Les Irois en Haïti, à neuf ans de prison et trois ans de liberté surveillée pour avoir frauduleusement obtenu un statut de résident permanent aux États-Unis.
Reconnu coupable en mars 2025 de trois chefs de fraude en matière d’immigration, Viliena avait menti dans sa demande de visa en niant son implication dans des assassinats politiques et des actes de violence perpétrés entre 2006 et 2010, lorsqu’il dirigeait la commune avec l’appui du groupe armé Korega.
Selon les preuves présentées au procès, il a personnellement dirigé des opérations de représailles sanglantes contre des opposants, dont l’assassinat d’un jeune homme en 2007 et une attaque contre une station de radio en 2008 ayant entraîné la mutilation de deux civils.
“Les États-Unis ne seront jamais un refuge pour les auteurs de violations des droits humains”, a déclaré la procureure fédérale Leah Foley. L’affaire a été instruite par le bureau de Boston du département Homeland Security, avec le soutien du Human Rights Violators and War Crimes Center.
source: Jean Morose Viliena – Department of Justice Search Results

