1 janvier 2026
États-Unis : la polémique enfle autour d’un Boeing de 400 millions $ offert par le Qatar à Donald Trump
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États-Unis : la polémique enfle autour d’un Boeing de 400 millions $ offert par le Qatar à Donald Trump

Une controverse d’envergure secoue la scène politique américaine après les révélations selon lesquelles Donald Trump, président des États-Unis, serait sur le point d’accepter un avion de luxe Boeing 747-8 offert par la famille royale du Qatar, un geste estimé à près de 400 millions de dollars US.

Ce don potentiel, décrit par plusieurs médias comme « le cadeau diplomatique le plus coûteux jamais adressé à un président américain », soulève de vives inquiétudes au sein du Congrès, notamment chez les élus démocrates. L’avion, surnommé « le palais dans le ciel » pour son aménagement ultra-luxueux, serait destiné à remplacer temporairement les deux Boeing 747-200B vieillissants actuellement en service sous l’appellation Air Force One.

La chaîne ABC et d’autres médias rapportent que l’appareil pourrait être transféré à la Maison-Blanche cette semaine, à l’occasion d’une visite officielle de Donald Trump à Doha. Toutefois, l’ambassade du Qatar à Washington a rapidement démenti, affirmant que « le possible transfert » faisait encore l’objet de « discussions intergouvernementales » entre les ministères de la Défense des deux pays.

La polémique s’est rapidement enflammée dans le camp démocrate. Dans un courriel adressé à ses partisans, le Comité national démocrate a qualifié l’acceptation de ce cadeau de « corruption à la vue de tous », tandis que le sénateur Chris Murphy évoque une opération « largement illégale » et potentiellement contraire à la Constitution américaine, qui interdit aux présidents en exercice de recevoir des présents de gouvernements étrangers sans l’approbation du Congrès.

De son côté, Donald Trump a défendu cette initiative sur son réseau social Truth Social, en affirmant que le transfert de l’avion était « entièrement public, transparent, et destiné à servir le ministère de la Défense ». Il a qualifié les critiques démocrates de « tentative désespérée de discréditer une solution économique au vieillissement d’Air Force One ».

Mais selon certaines sources, l’ancien président envisagerait de transférer l’appareil à sa fondation personnelle à la fin de son mandat, ce qui alimente davantage les soupçons.

Ce dossier délicat intervient dans un climat politique déjà tendu, à quelques mois de la campagne présidentielle de 2026. S’il est confirmé, ce geste de Doha pourrait relancer les débats sur l’influence étrangère à la Maison-Blanche et les limites éthiques imposées aux titulaires de la fonction présidentielle.

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