11 janvier 2026
Haïti, dans l’œil du triplex « convoitise, traîtrise, permacrise »
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Haïti, dans l’œil du triplex « convoitise, traîtrise, permacrise »

Sous couvert de missions diplomatiques hypocrites, le mercenariat international – prétextant être le bon samaritain salvateur au chevet des nations maltraitées et appauvries – s’infiltre dans les couloirs des institutions stratégiques des pays du Sud pour exécuter leur agenda égocentrique. En toute impunité. Les plénipotentiaires au service de la suprématie occidentale prétendent épauler les sociétés moins avancées de l’Hémisphère par le truchement de factices aides au développement pour les sortir de l’abime de la pauvreté. En réalité, au cœur de ces omnipotentes coopérations multilatérales aux désirs envieux, la diplomatie sert de levier pour assurer une économie flibustière qui maintient per fas et nefas une fausse supériorité mondiale. 

Les nouveaux scénarios de la piraterie colonialiste incluent le recrutement d’agences internationales dotées de l’expertise de mobiliser des idiots utiles du terroir pour satisfaire les intérêts occultes d’un empire érigé sur la tromperie, le pillage, la prédation. Dans leur stratégie du caméléon incarnée dans une immixtion condescendante qui résulte en des élections truquées ou des sélections médiocratiques, les pharaons ravisseurs propulsent leurs pions au pouvoir. Leur jeu géopolitique consiste à obtenir la complicité d’interlocuteurs politiques locaux pour légitimer leurs manœuvres préjudiciables qui n’écartent pas les conflits armés, la guerre civile, le génocide et l’esclavage sous ses nouvelles formes. Le pacte diabolique sacré entre les espions et les croupions engendre des morpions venimeux qui perturbent la paix sociale.

À l’instar d’une palanquée de pays de l’Afrique et du Moyen-Orient, Haïti serait prise au piège d’un cocktail explosif d’une convoitise cruelle qui recrute une traîtrise flagorneuse à même de perpétuer des crises socioéconomiques aux dépens de la collectivité. Depuis des siècles, l’histoire se répète. Après avoir planté un décor chaotique émaillé de crises sécuritaire, sanitaire et humanitaire, le bourreau s’apprête à se travestir en bienfaiteur. Les nouveaux colons aiguisent leurs nageoires de gros poissons prédateurs pour nager dans les eaux troubles des crises multiples qu’ils ont eux-mêmes créées. Telle est la triste réalité du monde contemporain.

La convoitise des loups  

Par un malheureux bonheur géospatial perçu dans les dotations initiales désirées par les pays-loups, les pays-agneaux sont susceptibles d’être la cible des arnaqueurs économiques et géopolitiques qui amorcent des jeux et anti-jeux déloyaux pour les vulnérabiliser par des regards intéressés. Le paradoxe de la malédiction des ressources naturelles illustre la thèse selon laquelle l’avidité des sociétés industrialisées dans les richesses naturelles des pays les moins avancés contribue à leur vulnérabilité et à leur sous-développement. Les ressources naturelles alimentent la corruption à travers l’octroi de licences exclusives aux élites politiques et à leurs collaborateurs pour l’exploitation et l’exportation de ces ressources. 

Depuis la fin de la décennie 1990, de nombreuses études empiriques ont exposé un lien étroit entre la dotation de ressources naturelles et l’émergence des guerres civiles. L’exploitation outrancière des mines du Gabon, du Niger et de la République Démocratique du Congo (RDC) illustre bien ce phénomène mis en branle par les puissances prédatrices. La France est notamment accusée pour la relation asymétrique développée vis-vis de l’Afrique dans un néocolonialisme ravageur. L’ancienne métropole y installe des systèmes de voyoucratie et de médiocratie qui satisfont ses désirs prédateurs. Dans la même ligne, la guerre en Koweït, l’exploitation de gisements de pétrole en Iraq et à d’autres régions du Moyen-Orient auraient été le motif principal des conflits armés qui ont justifié l’intervention militaire musclée des États-Unis au sein de ces territoires. Au lieu de servir les intérêts de la collectivité, l’abondance des ressources naturelles des sociétés enlisées dans la mauvaise gouvernance devient source de malédiction.

En raison de l’abondance de son cobalt par exemple – ingrédient essentiel pour l’alimentation des batteries des voitures électriques, des ordinateurs portables et des smartphones – la RDC est l’objet d’une surexploitation abusive par des multinationales de l’Asie et de l’Amérique. Celles-ci pillent les matières premières en Afrique qu’elles transforment pour engranger des trillions de dollars dans le florissant secteur technologique. En contrepartie de quelques miettes, les Congolais dont des femmes et des enfants offrent leur force de travail pour extraire du cobalt au profit des géantes technopoles du monde occidental. Les GAFAM bâtissent leur empire technologique et financier sur de criantes injustices économiques et sociales. En 2019, un article du journal BBC rapportait que plusieurs géants technologiques dont Google, Apple, Tesla et Microsoft faisaient l’objet de poursuites judiciaires pour des décès et blessures d’enfants mineurs causés en République Démocratique du Congo. L’extraction du cobalt à outrance et sans-protection – souvent sous-traitée à des milices lourdement armées – est génératrice de déformations physiques, de sérieuses complications pulmonaires et d’accidents mortels. 

Haïti semble également prise au piège de la malédiction des ressources naturelles où ses richesses rares, plutôt que de favoriser son progrès et son développement, attirent des missions d’expropriation et d’exploitation nourries de conflits qui hypothèquent sa paix sociale et freinent sa marche vers un développement inclusif. Depuis sa prise d’indépendance au prix du sang en 1804, le champion de la liberté continue d’être un rescapé des crimes transnationaux et de toutes les manœuvres déstabilisatrices de la paix sociale, sous les yeux complices du patron de l’Hémisphère. Le versement d’une rançon exigée par la France, évaluée aujourd’hui à plus de vingt-huit milliards de dollars, en contrepartie de son indépendance arrachée au prix du sang constituerait un blocage originel de cette nation vers le sentier du développement. Invasion militaire, extorsion de ses ressources rares, coups d’État, truquages d’élections ; multiples ont été les stratagèmes de la perfide communauté internationale pour mettre cette république emblématique sur la civière, à défaut de l’envoyer au cimetière. 

Le capitalisme tel qu’il s’exerce n’est pas un simple proxy des anciens systèmes d’exploitation impérialiste, mais un nouveau paradigme de déprédation systématique conçu avec davantage d’astuces. Les adeptes du nouveau paradigme d’une certaine prospérité déséquilibrée seraient plus « politiquement corrects », car leurs opérations de prédation s’opèrent de manière subtile, à peine perceptibles par les naïfs. Ce sont les yeux de lynx qui arrivent à déceler les mécanismes viciés que mettent en œuvre les flibustiers occidentaux pour abuser des ressources rares du Sud. Joseph Stiglitz dévoile tant d’effets pervers de ce système de marché générateur d’énormes disparités économiques et sociales. 

« Quand le capitalisme perd la tête », «  Le Triomphe de la cupidité », « Peuple, pouvoir & profits : Le capitalisme à l’heure de l’exaspération sociale », ce sont autant de titres à travers lesquels le Prix Nobel d’Économie de 2001 a catalogué ce système économique de déraisonnable. Sans conteste, la coloration MAGA ajoutée à cette toile effrayante débouchera sur une version plus extrémiste de cette dynamique de prédation et d’iniquité. La dynamique géopolitique actuelle épicée d’une guerre commerciale aberrante contraste avec la promotion des valeurs universelles et la quête de la prospérité partagée préconisée par les ODD.

Pourquoi la plausibilité de cette hypothèse d’un risque de turbulence sociale suscitée par la convoitise d’un système occidental ravageur dans les potentielles ressources naturelles d’Haïti ? En effet, de récentes études menées par le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) ont confirmé qu’Haïti dispose de richesses minières et énergétiques dans son sol et son sous-sol. Parmi ces dotations convoitées dans une appétence démesurée par les sociétés industrialisées, on recense entre autres l’or, la bauxite, le pétrole et l’iridium. Plusieurs agences de coopération multilatérale – BID, OEA, PNUD, ONUDI, etc. – ont exprimé leurs intérêts à explorer le potentiel minier d’Haïti. La doctrine de Monroe suivant laquelle l’Amérique appartient aux Américains n’est pas nécessairement fondée sur la moralité. Seule prime la rationalité du seigneur de l’Occident qui envisage une accumulation déchaînée des richesses périssables, peu importe les répercussions néfastes sur la bioéthique.   

Les travaux du BME suscitent un débat objectif autour des ressources naturelles nationales. Cependant, leur portée limitée et leur caractère superficiel ne permettent pas de formuler des conclusions solides. Il est dommage que l’Université, porteuse du flambeau de la vérité et des valeurs universelles, ne s’engage pas convenablement dans des recherches rigoureuses et approfondies pour mieux éclairer sur les ressources rares du pays.

La traîtrise des serpents 

Si dans les lentilles de Montesquieu la séparation des trois pouvoirs profite à la société en ce sens qu’elle évite l’installation d’un système autocratique, la contradiction entre les pouvoirs empêchent aussi le pillage des ressources d’un pays par cette communauté internationale affutée par des ambitions voraces. En cherchant chacun à défendre son autonomie, la présence proactive du législatif, de l’exécutif et du judiciaire assure l’équilibre sociopolitique. Le projet macabre de la disparition d’Haïti de la carte mondiale trouve son origine dans la décapitation de ses institutions politiques légitimes. Dans une méchante cruauté, les mercenaires de la diplomatie internationale ont utilisé une complicité locale apatride pour exécuter ce plan cauchemardesque. D’un rythme modéré à une montée en flèche, Haïti est à la croisée des chemins d’une implosion sociétale sans précédent.

Tout avant la catastrophe sismique de 2010 par exemple, les autorisations accordées aux faux-amis étrangers pour intervenir dans les affaires souveraines d’Haïti seraient assorties de nuances et de discernement. Même s’ils paraissaient minoritaires, quelques serviteurs publics savaient prendre des reculs et des positions patriotiques fermes au profit de la collectivité. Quoique truffés de voyous, le Parlement servait de fusible à cette époque pour empêcher une obscurité totale dans les contrats d’exploitation minière du pays. Les institutions politiques exerçaient encore une fonction de surveillance dans la société. Plausiblement la proactivité des pouvoirs contradictoires freinait la progression du narratif de l’entité chaotique ingouvernable réservé à Haïti. 

La toute dernière décennie fut le théâtre d’un tandem jamais autant synchronisé entre médiocrité et petitesse des dirigeants à la plus haute sphère politique du pays. Conscient du poids du facteur politique dans l’obstruction aux injustices, le laboratoire international a tout mis en œuvre pour démantibuler les verrous institutionnels. Graduellement, les pirates se sont infiltrés dans les sphères stratégiques du pays. Dans l’arène, ils ont côtoyé les fils authentiques de Toussaint ainsi que les fils indignes de Dessalines, expulsant les uns et négociant avec les autres. Évidemment, ils ont jeté leur dévolu sur les imposteurs aux dossiers louches, y compris des toxicomanes et d’anciens prisonniers, pour les installer à la tête de l’État. Ces derniers ont rendu la tâche vindicative facile aux rancuniers qui s’entêtent à accomplir l’agenda flibustier de semer la pagaille pour sucer les ressources rares du pays. 

À la question rhétorique de savoir pourquoi les trois braqueurs de la BNC si décriés par la société peuvent faire vieux os au CPT, la réponse est plutôt évidente : au moment opportun ils peuvent servir à des deals souterrains. Le Blanc chérit les renégats prêts à sacrifier leur patrie pour des intérêts mesquins. Malheureusement pour ces traîtres fils, c’est uniquement après les sanctions et confiscations de leurs richesses acquises en contrepartie de la trahison de la mère patrie qu’ils réaliseront que le jeu ne valait pas la chandelle. Suivez mon regard ; ils vivent dans la prison, la tourmente, la paranoïa, l’insomnie ; ils deviennent persona non grata chez eux comme à l’étranger. Comme Judas, ils voudront se suicider. Tâche difficile, car il est plausible que le suicide exige plus de courage que n’en requiert le crime de lèse-patrie.

Cela fait déjà plusieurs années que le parrainage du banditisme en Haïti par le cerveau criminel international n’est plus un soupçon. Tant dans les discours que dans les actions, les plénipotentiaires de la géopolitique de l’Hémisphère ont prouvé leur implication dans les turbulences sociopolitiques ayant cours en Haïti. C’est aux tribunes des Nations Unies que les obsèques de la sécurité publique et de la paix sociale d’Haïti ont été chantées. Quand dans une démence de la raison la représentante du BINUH faisait la promotion pour la fédération des groupes terroristes, le glas de la chute politique a été sonné. 

Les criminels avaient pris du poil de la bête, s’enracinant profondément dans la jungle et exhibant leur puissance avec une arrogance déconcertante, tout en exigeant une reconnaissance officielle. Laquelle reconnaissance leur a été octroyée par le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST), au mépris total des souffrances infligées aux familles endeuillées et victimes des viols et du kidnapping. Les observateurs les mieux avertis tiraient la sonnette d’alarme sur le danger imminent du regard protectionniste des autorités publiques et du corps diplomatique international envers les criminels. Se référant à la fameuse théorie de la fenêtre brisée en criminologie, tout analyste aurait pu anticiper cette chute sociale drastique. Si l’édifice haïtien est en passe de s’effondrer c’est en raison des négligences itératives à tolérer les discours pyromanes et les actions incitant à la criminalité.    

Dans un laisser-aller gravissime, les chefs de gangs ont eu la voie même au chapitre politique ; ils étaient jusqu’à exiger la révocation de certains ministres et la nomination d’autres. Le problème ne réside pas dans l’ascension de la gangstérisation et du terrorisme, mais dans la complicité de la communauté internationale qui utilise des gangs à cravates comme des marionnettes pour contrôler le jeu politique dans son vilain intérêt. Certes, dans les sociétés régulées, les gangs existent ; cependant, leurs noms ne retentissent pas dans la presse. Au péril de leurs vies, ils sont incapables de paralyser le fonctionnement normal de la société. Les ministres, Premiers ministres, présidents et ambassadeurs ne dialoguent ni en cachette ni à visage découvert avec eux. L’unique langage que l’État leur adresse est clair : la prison s’ils obtempèrent ou le cimetière s’ils poursuivent leurs pratiques. C’est la seule alternative qui doit être réservée aussi aux malfrats qui endeuillent la population haïtienne. 

Les nouveaux colons doivent cesser d’inviter Haïti à un diner de cons quand ils pactisent avec les gangs, en les rendant robustes, arrogants et populaires. Trahissant leurs engagements contre les crimes transnationaux, ces vilains de la géopolitique de l’Hémisphère ont octroyé aux assassins des moyens gigantesques pour continuer de semer la terreur au pays. Auraient-ils oublié que le monde est tout simplement un Village habité par huit milliards de voisins ? Le sabotage de la paix finit par produire des effets boomerang. Martin L. King nous aurait prévenu qu’une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. 

État de crises multidimensionnelles 

Le drame sismique de 2010 que l’on croyait annonciateur de la fin d’Haïti, puisqu’il avait causé plus d’une centaine de milliers de décès et détruit les infrastructures du pays, aurait été pourtant moins dévastateur que le tsunami politique qui s’ensuivait. La sélection pernicieuse de Michel Martelly à la magistrature suprême du pays a constitué un point d’inflexion vers une allure exponentielle des crimes internes et transnationaux. Le banditisme officiel a été incarné dans un vandale qui sabotait toutes les prestigieuses institutions. Le règne de la médiocratie a été installé dans une euphorie entre cons et démons au timon des affaires publiques. Graduellement, de plusieurs têtes de mules à une décapitation totale, la rancune occidentale envers Haïti a généré un monstre politique en démence. 

Dans une conspiration malveillante, la parole d’une entité chaotique ingouvernable a fini par se faire chair. La mission occidentale diabolique synchronisée avec les velléités arrivistes et électoralistes des entrepreneurs politiques du terroir a causé des crimes odieux irréparables. De multiples crimes tragiques couplés d’une série d’actes terroristes et d’opérations de « Prison Break », les derniers signes sont précurseurs d’un ultime chaos qui laissent présager qu’une vitesse supérieure a été amorcée. Haïti serait-elle en train de payer pour avoir osé rompre, deux siècles de cela, un ordre bestial établi par un système de flibusterie internationale ? Cette mission chtonienne de néantiser une nation si emblématique contraste avec les aspirations des Conventions internationales. 

Sans répit, la société haïtienne continue d’être en proie à une spirale de violences systématiques amplifiées par des affrontements répétés, par le sabotage des infrastructures et des actes terroristes qui plongent la population dans un climat de terreur, d’incertitude et d’insécurité sans précédent. Les cruautés ont pris toutes les formes sordides, réduisant l’ordre social à sa plus simple expression où tous sont sur le qui-vive, comme dans une jungle habitée par des animaux détraqués. Aujourd’hui, les néo-colons utilisent la politique cruelle de métamorphoser des groupuscules incultes et ambitieux en de petits monstres pour terroriser la population. Quand celle-ci est incapable de faire usage de machettes pour assurer sa légitime défense, elle s’enfuit devant les menaces des gangs munis de mitraillettes et de kalachnikovs. À maintes reprises malheureusement, ces innocents incluant bébés, vieillards, sœurs et enfants de cœur se révèlent impotents et succombent dans l’indignité la plus totale.  

Dans une indignation indicible, les représentants du Core-Group disent côtoyer ces terroristes, leur parlent constamment au téléphone pour prendre le pool de l’insécurité. Ironiquement, ils promettent dans un paradoxe révoltant des récompenses de plusieurs millions de dollars à tout citoyen qui aiderait à capturer ces voyous. Pourtant, ces derniers offrent aux micros de journalistes étrangers des interviews planifiées par ces ambassades qui mettraient des prix sur leurs têtes. La vanne de l’effusion de sang aurait pu être coupée s’il y avait des mesures du côté des États-Unis pour arrêter l’entrée illégale de ses armes et munitions en Haïti. Pourtant, ces animaux sauvages continuent de recevoir munitions et armes de grands calibres en provenance des États-Unis. Ils incendient, kidnappent, tuent, dégainent sur des autobus, des ambulances, des hélicoptères, des avions. Ils se vantent d’exécuter la mission dévastatrice comme le « Blanc » le recommande. 

Sous les yeux complices du patron omniscient et omnipotent de l’Hémisphère américain, Haïti devient un baril de poudre prêt à exploser à la moindre étincelle. Le leader du continent aurait-il oublié les immenses sacrifices consentis par Haïti sur le champ de bataille de Savannah ? Le sang d’environ 800 soldats Haïtiens y a été coulé pour défendre les États-Unis contre les bestialités de l’Angleterre. Ces dernières années, Haïti a célébré avec enthousiasme les messages élogieux de l’Ambassade des États-Unis, rendant hommage aux ancêtres haïtiens qui se sont battus pour leur liberté. Toutefois, cette reconnaissance des martyrs haïtiens pour la justice et la liberté semble empreinte d’hypocrisie. Un double jeu se joue manifestement, avec une ambivalence évidente de la part des États-Unis qui tolèrent voire soutiennent les criminels responsables de la persécution et de la banalisation de la vie des Haïtiens.

L’insécurité aurait pu être rayée à son stade embryonnaire si ces soi-disant pays partenaires accordaient des moyens techniques et logistiques aux forces de l’ordre. Au contraire, avec leur complicité, les camps criminels se renforcent avec des moyens logistiques dont des mitrailleuses et des drones vraisemblablement contrôlés par une expertise étrangère pour mettre la Police en déroute. Parallèlement, les familles se désagrègent, fuyant d’un lieu à un autre pour échapper de justesse des balles criminelles. Elles traversent des barricades et leurs propres cadavres pour se réfugier à des places, des écoles publiques et des cimetières. 

Y aurait-il une seule pièce manquante à ce puzzle d’une ultime conspiration montée par un laboratoire international pour détruire Haïti ? Le doute ne serait plus de mise. La vie humaine serait mise en péril en Haïti juste pour des intérêts matériels mesquins. C’est seulement par une certaine main invisible qu’Haïti ne ressemble pas déjà au Rwanda de 1994. Les dieux omniscients et omniprésents de l’hémisphère sont tombés sur la tête. Puisse la main divine continuer d’épargner Haïti de ce dernier cataclysme conçu au laboratoire international. Dans une harmonie salvatrice entre l’élite probe et le peuple courageux, Haïti doit maintenir la résistance. 

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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