Le président Emmanuel Macron dévoilera le 17 avril de nouvelles initiatives concernant le passé colonial de la France en Haïti. Cette annonce vise à marquer le bicentenaire de l’indépendance officiellement reconnue par la France en 1825, après qu’Haïti a été contrainte de verser une lourde indemnité aux anciens colons.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que « notre passé commun ne devait pas être oublié » et que la France avait le devoir de faire vivre la mémoire de l’esclavage, en France comme en Haïti. Cette dette coloniale, équivalente à plusieurs milliards d’euros actuels, a lourdement affecté le développement du pays.
Haïti, aujourd’hui confrontée à une crise profonde, espère des gestes concrets de Paris : excuses officielles, annulation de dette, restitution de biens, voire réparations. L’Élysée reste pour l’instant discret sur le contenu exact des annonces.
Les attentes sont grandes, tant du côté haïtien que parmi ceux qui militent pour une reconnaissance historique sincère. La portée symbolique et politique de ces initiatives pourrait ouvrir une nouvelle page dans les relations franco-haïtiennes.

