IGF-19è anniversaire : une Task-force interinstitutionnelle et un plan d’action triennale en perspective
L’Inspection générale des Finances (IGF), l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), la Commission nationale de passation des marchés publics (CNMP), l’Unité centrale de renseignement financier (UCREF), le Bureau des affaires financières et économiques (BAFE) se sont engagés depuis le 9 décembre 2024 à travers une task-force interinstitutionnelle contre la corruption pour mieux se communiquer. À l’occasion du 19è anniversaire de l’IGF, le 17 mars 2025, la directrice générale de l’IGF Goethie Varnelle Morency a annoncé le projet ambitieux du plan triennal 2025-2028 à mettre en exécution à partir du mois octobre 2025.
Sous le thème « l’Inspection générale des finances, vers une double décennie d’engagement, de lutte contre la corruption pour une gestion publique plus saine » des hauts dignitaires de l’État, des spécialistes de l’économie et de la finance, des étudiants et des membres de la société civile se sont rassemblés pour célébrer le 19è anniversaire de l’institution. À l’Hôtel Caribe, ce lundi, le premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé a reconnu que la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques figurent parmi les défis les plus préoccupants auxquels nos administrations font face.
La conférence-débat organisée pour marquer le 19è anniversaire de l’IGF visait à rehausser l’avènement et annoncer des perspectives. Dans son intervention, le chef de la Primature a salué l’initiative de la Task-force interinstitutionnelle anticorruption qui représente une avancée majeure dans la synergie des efforts entre les institutions de contrôle. Il déclare encourager d’autres institutions de la chaine de contrôle à emboiter le pas et à souscrire à cette démarche. En outre, il déclare s’engager à renforcer les mécanismes existants, à promouvoir une culture de reddition de comptes et à doter nos institutions de moyens nécessaires pour accomplir leur mission dans les meilleures conditions.
La directrice générale de l’IGF concède sur le fait que les débuts de l’institution fondée en 2006 n’ont pas été un fleuve tranquille. Plusieurs obstacles et réticences se sont dressés sur le chemin des mentors, cependant à force de résister, ils ont fini par avoir gain de cause. Des défis liés au manque de ressources, des défections des compétences, des déplacements risqués dans des villes de province ont mis à l’épreuve les efforts de la première direction générale. Elle s’est félicité des 121 interventions sur diverses thématiques réalisées pendant les 19 ans de l’IGF, comme les dépenses des recettes publiques, des financements externes, des subventions, la gestion des organismes autonomes et des services centraux déconcentrés.
Le représentant de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Haïti, Ariel Pino a insisté sur la nécessité de combattre la corruption pour sauver des vies. Il déclare saluer la démarche de créer une task-force interinstitutionnelle contre la corruption tout en promettant des accompagnements de l’ONUDC à l’initiative. Le spécialiste onusien souligne qu’une lutte efficace contre la corruption ne peut exister sans une réponse judiciaire forte.
Par leur caractère pertinent, d’autres interventions dont celle du ministre de l’Économie et des finances, Alfred Métellus, du directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), Jacques Hans Ludwig Joseph, ont complété les discours.
Hervé Noel

