13 janvier 2026
Transition de rupture, budget de guerre : Fritz Alphonse Jean, attendu au tournant
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Transition de rupture, budget de guerre : Fritz Alphonse Jean, attendu au tournant

À moins de 24 heures de son investiture à la coordination du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’économiste Fritz Alphonse Jean devra matérialiser la vision de l’État qu’il a longtemps défendue au sein de l’Accord de Montana. Le Regroupement des signataires de l’Accord de Montana (RESAM) interpelle l’ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH) sur la nécessité de mettre à profit ses compétences à la tête de la Présidence.

L’économiste Fritz Alphonse Jean est appelé à insuffler un nouveau leadership au CPT. Dans moins de 24 heures, il sera investi dans ses fonctions de coordonnateur du Conseil, à la faveur d’un accord conclu en octobre 2024, dans un contexte marqué par les tensions liées au dossier de corruption impliquant les conseillers-présidents Dr Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin.

À la veille de la cérémonie d’inauguration de Fritz Alphonse Jean, le RESAM interpelle l’ancien dirigeant de la BRH sur la nécessité d’appliquer certaines visions longtemps prônées dans l’Accord de Montana. La transition de rupture, slogan phare des signataires de l’Accord, et le budget de guerre destiné à combattre l’insécurité, élaboré sous l’administration de l’architecte Leslie Voltaire, doivent désormais s’inscrire dans le réel, selon les dirigeants du RESAM.

Pour le dirigeant du RESAM, Iswick Théophin, le constat est alarmant : l’insécurité généralisée atteint son paroxysme, l’impunité se banalise, la corruption gangrène l’État, l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires politiques d’Haïti est omniprésente, et l’appareil judiciaire est paralysé. Dans une volonté de rupture avec les pratiques politiques qui ont plongé le pays dans l’abîme, l’avocat Iswick Théophin invite le nouveau président à se démarquer.

Le secrétaire général du Parti populaire national (PPN) et membre du RESAM, Kenny Bernardin, plaide pour une meilleure harmonisation entre la Primature et le haut commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH) afin de lutter efficacement contre l’insécurité. Selon lui, le budget de guerre élaboré par l’économiste Jean ne doit plus rester un simple slogan, mais devenir une réalité.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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