16 janvier 2026
Le dialogue de Leiderman : Sur Haïti, la résilience et la quête d’autodétermination
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Le dialogue de Leiderman : Sur Haïti, la résilience et la quête d’autodétermination

Par Patrick Prézeau Stephenson

Haïti, une nation forgée dans la lutte pour la liberté, fait aujourd’hui face à une épreuve décisive. Alors que les politiques étrangères des grandes puissances, comme celles des États-Unis sous Donald Trump, prennent des tournures transactionnelles et imprévisibles, l’essence même de l’aide internationale est remise en question[1,2]. Cette situation, analysée avec perspicacité par Stuart M. Leiderman, souligne les défis et opportunités qui se présentent à Haïti dans sa quête d’autodétermination[3].

Pour Leiderman, la suspension de l’aide internationale par l’administration Trump – un gel temporaire de 90 jours – reflète une politique qui n’a rien d’humanitaire[1]. « Est-ce que cela rend l’Amérique plus sûre ? Est-ce que cela rend l’Amérique plus forte ? Est-ce que cela rend l’Amérique plus prospère ? » Ces critères, cités par le nouveau Secrétaire d’État, excluent toute considération des besoins humanitaires des nations comme Haïti. Leiderman nous invite à regarder cette réalité en face : les motivations derrière ces politiques ne sont ni altruistes ni bienveillantes[3].

L’une des observations les plus frappantes de Leiderman réside dans son analyse de la diaspora haïtienne et de son rôle potentiel dans le développement national. Malgré l’immense potentiel de cette diaspora, il note avec regret que des actions significatives et coordonnées pour le développement ont rarement vu le jour. « Vous ne pouvez même pas obtenir de ces organisations qu’elles créent de simples documents communs pour défendre leurs intérêts collectifs. » Cette fragmentation, selon lui, est un obstacle majeur à l’autodétermination d’Haïti[3].

Leiderman évoque également les échecs structurels des initiatives internationales d’aide au développement. Que ce soit à travers les grandes firmes de conseil américaines ou des programmes religieux, les résultats ont souvent été décevants. Il souligne que les projets comme celui du ministère des Haïtiens vivant à l’étranger n’ont pas réussi à établir de véritables avancées en matière de développement. Pour lui, il est impératif de rompre avec cette tradition inefficace[3].

En même temps, Leiderman pose un défi stratégique. Pour convaincre une administration américaine dominée par des intérêts nationalistes et économiques, il propose une nouvelle approche : mettre en avant comment certains types d’aide peuvent directement réduire la pression migratoire en provenance d’Haïti. Cette stratégie, selon lui, pourrait être plus compréhensible et acceptable pour des décideurs peu enclins à considérer les crises humanitaires[3].

Cependant, Leiderman ne s’arrête pas à la critique. Il pousse également Haïti à repenser son rôle dans ce jeu international. Plutôt que de compter uniquement sur l’aide étrangère, il invite les dirigeants haïtiens à renforcer les relations avec la diaspora et à exploiter pleinement les ressources locales. Il questionne même pourquoi les produits haïtiens – comme le café, les mangues ou le riz biologique – ne figurent pas sur les tables des dignitaires étrangers, illustrant ainsi l’absence de stratégie efficace pour promouvoir les atouts économiques du pays[3].

Le message de Leiderman, bien que critique, est porteur d’espoir. Il souligne que la résilience haïtienne, si souvent mise à l’épreuve, peut être un levier puissant pour transformer les défis actuels en opportunités. Mais cela nécessite une vision audacieuse, un leadership pragmatique et une action collective[3].

Dans ce dialogue, Haïti est invitée à se poser des questions fondamentales : comment briser les cycles de dépendance ? Comment mobiliser ses ressources humaines et naturelles pour une véritable autonomie ? Et surtout, comment transformer les leçons de son histoire en un plan d’action concret pour l’avenir ?

À travers ces réflexions, Leiderman et nous tous sommes confrontés à une vérité inébranlable : l’autodétermination n’est pas un cadeau, mais une conquête. Haïti, avec sa riche histoire de résistance et de résilience, est plus que capable de relever ce défi. Il est temps de transformer les paroles en actes et de bâtir un avenir où l’autodétermination n’est plus un rêve, mais une réalité tangible[3].

Les prochaines Journées Internationales de la Diaspora offrent une fenêtre d’opportunité unique pour que les diverses diasporas haïtiennes signent un Pacte de solidarité, s’engageant à travailler enfin ensemble en harmonie [4]. Ce pacte pourrait donner naissance à un super-organe, semblable aux Nations Unies, permettant de coordonner les efforts collectifs pour la reconstruction et le développement durable d’Haïti.

Références

[1] Jacqueline Charles,The Miami Herald, The U.S. is Haiti’s largest aid donor. Now Trump is freezing all foreign aid for 90 days  Updated January 25, 2025 7:41 PM

https://www.miamiherald.com/news/nation-world/world/americas/haiti/article299141705.html#storylink=cpy

[2] https://prezeau.blogspot.com/2024/11/politique-etrangere-des-etats-unis-quoi.html 

[3] Leiderman, Stuart. M. (2025, January 25). leiderman-pstephenson: impact on haiti of foreign aid suspension Personal email communication.

[4] Journées Internationales de la Diaspora Haïtienne au Canada

7e edition , 11-13 avril 2025 , Montréal. https://jidhc.ca/ 

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