Le gouvernement de François Bayrou affronte ce jeudi sa première motion de censure à l’Assemblée nationale, déposée par La France insoumise (LFI). Bien que peu susceptible d’être adoptée, cette motion constitue un test important pour le Premier ministre centriste, en fonction depuis un mois, face à un Parlement divisé et à l’approche de discussions cruciales sur le budget.
Soutenus par les écologistes et les communistes, les députés LFI cherchent à dénoncer les politiques du gouvernement. De leur côté, les socialistes ont choisi de ne pas voter cette motion, après des débats internes houleux. Cependant, ils n’excluent pas de soutenir une prochaine censure liée au budget, où ils entendent peser avec des « exigences » spécifiques.
François Bayrou a multiplié les concessions, notamment en abandonnant l’allongement du délai de carence pour les agents publics et en confirmant le maintien d’une taxe sur les hauts revenus, espérant ainsi apaiser les tensions.
Si la motion échoue, le vote clarifiera les rapports de force à gauche et le positionnement du PS, tout en offrant un aperçu des défis politiques à venir pour un gouvernement minoritaire confronté à une scène parlementaire éclatée.

