L’absence de structure hospitalière équipée pour la prise en charge des policiers blessés par balles est mise en cause dans le décès de Beljacques Rosemond. Blessé accidentellement par un projectile tiré par l’arme d’un de ses collègues policiers, l’agent affecté à la Direction centrale de la Police routière (DCPR) est décédé dans la soirée du mercredi 14 janvier 2025 à l’hôpital, faute de soins, déplore le porte-parole du SPNH-17, Garry Jean-Baptiste.
Le policier Beljacques Rosemond, agent de classe III issu de la 20e promotion de la PNH, est mort à l’Hôpital universitaire La Paix après avoir été accidentellement blessé par balle par l’arme d’un collègue. Conduit à l’hôpital, il n’a pas pu recevoir les soins nécessaires en raison d’une structure sanitaire défaillante, rapporte le porte-parole du SPNH-17, Garry Jean-Baptiste.
Les efforts déployés par des membres du syndicat qui l’accompagnaient se sont révélés vains. À l’Hôpital universitaire La Paix, les médecins étaient absents, et le personnel infirmier affichait ouvertement son incapacité à assister les patients. Plusieurs infirmières interrogées ont invoqué leur statut de stagiaires pour limiter leur intervention auprès des blessés, regrette Garry Jean-Baptiste.
Concernant le policier fautif, le porte-parole du SPNH-17 mentionne que des mesures ont été prises par la hiérarchie de la PNH pour le placer en isolement. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances entourant cet homicide involontaire, informe Garry Jean-Baptiste.
Hervé Noël
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