(Los Angeles) Les flammes continuent de ravager les abords de Los Angeles, enveloppant la ville d’un épais nuage de fumée blanche. Vendredi, les incendies majeurs restaient incontrôlables, avec plus de 14 160 hectares déjà brûlés. Le bilan humain s’alourdit, atteignant désormais dix morts, tandis que 180 000 habitants ont été évacués pour leur sécurité.
Des quartiers prestigieux, comme Pacific Palisades et Malibu, sont en ruines. « Tout est parti en fumée », témoigne Hester Callul, contrainte de fuir son domicile. Face à l’ampleur des dégâts, le président Joe Biden a qualifié ces incendies de « dévastateurs », rappelant leur probable coût historique, estimé jusqu’à 150 milliards de dollars par AccuWeather.
Le gouverneur Gavin Newsom a déployé des renforts militaires pour éviter les pillages. Un couvre-feu a été instauré, et la Garde nationale patrouille dans les zones dévastées. Des citoyens, comme Nicholas Norman, montent aussi la garde pour protéger ce qu’il reste de leurs biens.
Le combat des pompiers reste ardu. Les rafales de vent atteignant 160 km/h transportent des braises sur des kilomètres, attisant de nouveaux feux. Si le quartier d’Hollywood a échappé aux flammes, la menace persiste ailleurs, notamment à Calabasas.
Les autorités appellent à économiser l’eau, car certains réservoirs sont épuisés par l’effort pour éteindre les flammes. Sur fond de crise, l’industrie du cinéma est perturbée, les tournages étant suspendus et la cérémonie des Oscars reportée.
Alors que des vents de Santa Ana d’une intensité record continuent de souffler, les experts rappellent que le changement climatique accroît ces catastrophes. Le réchauffement planétaire, combiné à des périodes de sécheresse et des végétations luxuriantes asséchées, rend les incendies de plus en plus destructeurs en Californie.

