Les tensions entre Elon Musk et le gouvernement britannique ont atteint un nouveau sommet. Le Premier ministre Keir Starmer a réagi fermement lundi 6 janvier aux attaques du milliardaire, dénonçant « les mensonges et la désinformation » autour de la gestion d’un scandale de violences sexuelles en Angleterre.
Dans une série de publications sur X, Elon Musk a accusé Starmer, ancien directeur du parquet britannique (CPS), d’avoir failli à poursuivre les responsables d’un vaste réseau de viols collectifs impliquant plus de 1 500 jeunes filles dans le nord de l’Angleterre. Ces accusations ont suscité une vive controverse.
Musk a également réclamé des élections anticipées et la libération de Tommy Robinson, figure de l’extrême droite britannique condamnée pour des propos diffamatoires.
Starmer a défendu son bilan, affirmant avoir « rouvert des dossiers » et initié des inculpations contre des réseaux criminels. Il a condamné les propos de Musk et les attaques subies par Jess Phillips, secrétaire d’État à la protection des victimes, qualifiée par Musk d’ »apologiste de viol génocidaire ».
Le Premier ministre a aussi critiqué l’opposition conservatrice, accusant certains membres d’alimenter des discours de l’extrême droite pour des gains politiques.

