18 janvier 2026
Condition féminine : La nomination de Pédrica Saint-Jean est un nouveau coup porté aux luttes féministes, tempête Kay Fanm
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Condition féminine : La nomination de Pédrica Saint-Jean est un nouveau coup porté aux luttes féministes, tempête Kay Fanm

Nomination de Mme Pédrica SAINT-JEAN au ministère à la Condition féminine Un nouveau coup porté aux luttes féministes 

Les féministes signataires de cette note ont pris acte de la nomination de Madame Pédrica Saint-Jean à  la tête du ministère à la Condition féminine et aux droits des femmes (MCFDF). Encore une fois, ce  ministère emblématique et stratégique pour l’avancement des droits des femmes est traité par le pouvoir  en place comme un poste de complaisance, sans égard pour la mission institutionnelle. La nomination  de Mme Saint-Jean s’inscrit dans une lignée de décisions consistant à nommer des titulaires du ministère  sur base de leurs accointances politiques et non de leurs compétences et de leurs engagements avérés  en faveur de la cause des femmes. Cette nomination traduit une volonté réitérée de neutraliser l’impact  politique du MCFDF et d’en faire un ministère sans ligne de défense pour les droits de la moitié de la  population. 

Rappelons que le processus de désignation d’une personnalité féminine pour siéger au Conseil électoral  provisoire (CEP), conduit par le groupe Dialogue inter-femme (DIFE) dirigé par Madame Saint Jean, avait été largement décrié et que le Conseil présidentiel de transition (CPT) l’avait lui même aussi discrédité en décidant de confier la reprise du processus à d’autres actrices. Ce même  CPT a néanmoins choisi de nommer comme ministre une personne dont la probité a été mise en cause.  Une telle décision, d’une part, renforce les nombreux questionnements sur la gouvernance du CPT en  termes d’intégrité des processus décisionnels et, d’autre part, démontre la condescendance du CPT par  rapport à cette conquête des féministes que constitue la création d’une institution chargée de la prise en  compte des rapports sociaux de sexe. 

Dans le contexte actuel, où la population est de plus en plus aux abois et où les femmes et les filles  subissent particulièrement des violences, récompenser des comportements non-éthiques, c’est  consacrer les dérives selon lesquelles l’occupation d’une position de pouvoir n’est pas soumise au  respect de principes. C’est contribuer à davantage fragiliser la confiance dans les institutions, notamment  celles censées de protéger les droits. 

Nous, les féministes signataires, réitérons notre ferme attachement aux valeurs d’intégrité, de solidarité  et de justice sociale. Face aux attaques répétées contre nos droits et nos institutions, nous ne resterons  pas silencieuses. 

Les signataires : Fanm Deside, Fondation TOYA, Kay Fanm, Nègès Mawon, Organisation féministe  MARIJÀN, 100 % Fanm, Mouvement pour l’intégration et l’émancipation des femmes handicapés  (MIEFH), Combite Résistance Féministe (COREF).  

Féministes indépendantes : Sabine Manigat.  

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