Israël mène des frappes aériennes sur des cibles militaires en Iran en représailles aux missiles balistiques de la République islamique
Dans la nuit de vendredi à samedi, Israël a lancé des frappes aériennes contre des cibles militaires en Iran, marquant la première offensive publique d’Israël sur le territoire iranien. Cette attaque survient en réponse au lancement de missiles balistiques par l’Iran en direction d’Israël plus tôt ce mois-ci. Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que l’Iran avait le droit de se défendre et a déclaré se sentir « habilité et obligé de réagir face aux actes d’agression étrangers ».
Selon les autorités militaires israéliennes, les frappes visaient des infrastructures utilisées par l’Iran pour produire des missiles balistiques, ainsi que des systèmes de défense antiaérienne. Toutefois, Israël n’a pas immédiatement fourni d’évaluation des dommages, et aucune installation pétrolière ou nucléaire iranienne n’aurait été touchée, ce qui aurait pu entraîner une escalade plus grave.
Les explosions ont été entendues dans la capitale iranienne, Téhéran, jusqu’à l’aube. Les forces armées iraniennes ont rapporté des « dégâts limités » et indiqué que les frappes avaient visé des bases militaires dans les provinces d’Ilam, du Khouzistan et de Téhéran, faisant état de deux militaires tués, selon la chaîne iranienne Al-Alam.
Ces événements risquent de rapprocher les deux pays, ennemis de longue date, d’un conflit ouvert, dans un contexte de violence croissante au Moyen-Orient, où des groupes militants soutenus par l’Iran, comme le Hamas et le Hezbollah, sont déjà engagés dans des affrontements avec Israël.
Vers une escalade des tensions régionales
Les relations hostiles entre Israël et l’Iran remontent à la révolution islamique de 1979. Israël considère l’Iran comme une menace majeure en raison de son programme nucléaire et de son soutien aux groupes militants anti-israéliens. Les tensions ont pris une dimension nouvelle en octobre, avec des échanges de tirs de missiles entre les deux pays.
Alors qu’Israël maintient ses opérations militaires à Gaza et au Liban, l’armée israélienne a souligné qu’elle était prête à réagir en cas de nouvelle escalade iranienne. Selon l’amiral Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne, Israël continuera de défendre ses objectifs, ajoutant que « si le régime iranien commet l’erreur de relancer une escalade, nous serons obligés de répondre. »
Réactions internationales et impacts sur la région
Ces frappes israéliennes, bien que limitées à des installations militaires, ont suscité des réactions internationales. Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude et ont mis en garde contre toute escalade supplémentaire, tandis que l’Arabie saoudite a dénoncé les frappes comme une violation de la « souveraineté iranienne et des normes internationales ».
Alors que la violence continue de s’intensifier, Israël semble envoyer un message de fermeté à l’Iran, tout en limitant ses attaques pour éviter un conflit direct de grande envergure, un point souligné par l’analyste Yoel Guzansky, de l’Institut d’études sur la sécurité nationale de Tel-Aviv. Pour l’instant, la diplomatie et les efforts de modération semblent avoir contribué à éviter une escalade plus étendue, bien que la situation demeure incertaine.

