19 janvier 2026
Instruction : le juge Félismé entame sa première expérience, Pierre Espérance encourage l’éviction des  conseillers-présidents indexés
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Instruction : le juge Félismé entame sa première expérience, Pierre Espérance encourage l’éviction des  conseillers-présidents indexés

_Jouissant d’un passé jusqu’ici irréprochable dans le système judiciaire, le juge Benjamin Félismé prendra son baptême de feu avec l’instruction d’un dossier de corruption à grande échelle impliquant les conseillers-presidents Dr Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin. Pour le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, l’option dun juge expérimenté ferait mieux l’affaire._

Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance salue la désignation d’un juge instructeur devant conduire l’enquête relative au scandale de corruption et d’extorsion de 100 millions de gourdes de trois conseillers-présidents à l’ancien président du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC), Raoul Pascal Pierre-Louis. Un pas important dans la quête de la vérité dans cette affaire qui tend à ternir l’image de la Présidence, de l’avis du défenseur des droits humains.

Le juge Benjamin Félismé, pour sa première instruction d’un dossier aussi sensible aura à faire preuve d’abnégation et de sens de professionnalisme. Pour ses considérations, le numéro 1 du RNDDH plaide pour le choix d’un juge expérimenté, aguerri et à l’abri de toutes soupçons et prévention défavorable. Sans détour, Pierre Espérance reconnait que le juge Benjamin Félismé qui hérite de son premier mandat d’instruction n’a jamais été l’objet de plainte durant son parcours professionnel de juge de siège, tout en plaidant pour le traitement de ce dossier avec une plus grande sérénité.

À propos de la situation des conseillers-présidents Dr Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin, le défenseur des droits humains renouvelle son appel à les écarter du Conseil présidentiel de transition (CPT). Le responsable du RNDDH met en garde les autres 4 conseillers afin de ne pas s’engager avec les trois conseillers indexés par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) dans une «solidarité dans le mal». Il y va de l’image de la Présidence, avance-t-il. Dans une démarche de fixer les responsabilités, le reste du CPT doit mettre à la disposition de la justice les trois conseillers-présidents éclaboussés dans les conclusions du rapport de l’ULCC.

Le dirigeant du RNDDH invite les autres membres du Conseil à adopter une résolution afin de dégager une majorité devant engager l’État. À cette phase, les 4 conseillers ayant droit de vote sont attendus au tournant dans le cadre de ce dossier, selon Pierre Espérance. Il rappelle que les trois conseillers-présidents accusés dans le scandale des 100 millions doivent s’écarter du CPT afin de faciliter la tâche au juge Benjamin Félismé.

Hervé Noël 

vevenoel@gmail.com

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