Lors d’une audition au Congrès, Mark Krikorian, directeur du Center for Immigration Studies, a suscité l’indignation en défendant la colonisation et l’esclavage en Haïti. Cet événement a mis en avant des propos controversés qu’il avait tenus, selon lesquels Haïti aurait été mieux loti si la colonisation française avait perduré.
Krikorian, qui est également conseiller pour le manifeste de droite Project 2025, a été confronté par le représentant démocrate Greg Casar. Ce dernier a rappelé un article de 2010 dans le National Review où Krikorian affirmait que « Haïti est si mal en point parce qu’elle n’a pas été colonisée suffisamment longtemps ». Casar a ensuite souligné l’impact historique de la colonisation française, qui a réduit Haïti à un pays de plantations esclavagistes jusqu’à la révolte des esclaves en 1791 et leur victoire en 1804.
L’échange s’est intensifié lorsque Casar a demandé à Krikorian s’il maintenait ses propos. Ce dernier a semblé hésitant, essayant de justifier que l’indépendance précoce de Haïti n’avait pas été bénéfique. « Ils avaient tout à fait le droit de chasser les Français », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que le pays aurait été « libre 30 ans plus tard ».
Casar, ne reculant pas, a répliqué : « Vous dites que vous auriez voulu 30 années supplémentaires d’esclavage en Haïti. » Cette remarque a exposé le fondement problématique des déclarations de Krikorian, qui a par ailleurs été critiqué pour son association avec des idéologues de droite extrême.
L’audition, intitulée ironiquement « Un Héritage d’Incompétence : Conséquences des Échecs Politiques de l’Administration Biden-Harris », visait à pointer les échecs des démocrates en matière d’immigration. Cependant, les déclarations de Krikorian ont détourné l’attention sur son organisation, connue pour ses liens avec des groupes prônant la suprématie blanche.
En plus de cela, les républicains ont récemment été critiqués pour avoir véhiculé des théories du complot racistes concernant les immigrants haïtiens, renforçant l’idée que ces idéologies extrêmes influencent la politique républicaine actuelle.

