Errance
Je suis d’un rêve qui
n’est de nulle part
Une chanson qui court
entre les branches
et partout
Le souffle léger
qui porte la houle
Au chuintement
de la larme sur le rivage
Je suis d’un amour
Qui s’aime plus qu’il se donne
Ou se fait chair
Se fait amour
Une aube affaiblie
Qui luit
Et coule paresseusement
Entre les pores de ce pays
Je suis de partout
Et pourtant étranger de cet amour
Ou de ce pays qui j’habite
pourtant qui ne m’habite plus
31 Octobre 2015
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Il pleut des douilles
La nuit étend sa chape lourde
sur la ville
Et autour de la vie
Mort est le jour
Au détour des rafales
Défunte l’aube
Et lentement l’heure file
avec les restes de nos folies
Dans les rues solitaires
Erre un chien
En quête de corps à faire la bouffe
Il pleut des douilles
Dans le poème
Il pleut des feux
Au bout de la ville
Mort est le jour
autour de la vie
Défunte l’aube
Et les restes de nos folies
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Faim du monde
Il me restera de tes yeux
l’océan bleu de ton regard
Et ton amour
collier de baisers
Et la fraîcheur de tes lèvres
Crues
Dans la faim du monde
Qui n’aura plus de bouche
Plus que ton amour
Plus que l’étoile sur mon cœur
Plus que ta foi étonnée
Plus que le calme des vents
les forêts aux grands feux
Qu’un vent paresseux élude
Il me restera
Des feux éteints dans l’océan
de ton visage
James Stanley Jean-Simon
E-mail : jeansimonjames@gmail.com

