18 janvier 2026
JURIST | Questions constitutionnelles au Kenya : Préoccupations de la société et des étudiants en Droit sur le déploiement des policiers en Haïti
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JURIST | Questions constitutionnelles au Kenya : Préoccupations de la société et des étudiants en Droit sur le déploiement des policiers en Haïti

Jurist : Des critiques émanant notamment des législateurs de l’opposition, tels que Rozzah Buyu et Dr. Ekuru Aukot, ont mis en doute la constitutionnalité de ce déploiement, affirmant qu’il violait la constitution du pays. Le Dr. Aukot va jusqu’à qualifier cette mission de « mission suicide », interrogeant également pourquoi les États-Unis, plus proches de la scène et disposant de meilleures forces militaires, refusent d’envoyer leurs propres troupes.

Des étudiants en droit kenyans informent JURIST sur les événements liés au droit qui se déroulent au Kenya ou qui le concernent. Aynsley Genga est le correspondant principal de JURIST au Kenya, et Griffins Ogada est le correspondant de l’équipe. Tous deux sont étudiants à la faculté de droit de l’université de Nairobi. Ils rédigent cette dépêche depuis Nairobi.

Le déploiement annoncé en octobre dernier de quelque 1000 policiers kényans en Haïti, en réponse à la demande répétée du Premier ministre du gouvernement de doublure haïtien « dirigé » par Ariel Henry, a suscité un débat animé au Kenya. Alors que le président kényan, William Ruto, a été salué par l’ONU pour cette initiative en juillet, de nombreuses voix s’élèvent contre cette décision au sein de la population kényane, notamment dans les facultés de Droit et de Sciences juridiques.

La situation critique en Haïti, caractérisée par l’instabilité politique et la montée en puissance de gangs, a conduit à une demande internationale d’assistance. Cependant, les opposants au déploiement, rapporte JURIST.org, soutiennent que cela soulève des questions constitutionnelles et de priorité des ressources dans le contexte des défis sécuritaires persistants au Kenya.

Des préoccupations constitutionnelles ont été soulevées par des législateurs de l’opposition, arguant que le déploiement enfreint la Constitution kényane. La suspension temporaire du déploiement par la Haute Cour kényane le 9 octobre, fondée sur l’article 241 de la Constitution, n’a pas empêché le Parlement d’approuver le déploiement le 16 novembre, malgré les critiques sur le non-respect de l’État de droit.

Amnesty International Kenya a exprimé des inquiétudes quant à la façon dont la police kényane a traité les manifestations anti-gouvernementales cette année, soulignant la nécessité d’une conformité stricte aux normes des droits de l’homme de l’ONU lors du déploiement en Haïti.

Le débat au Kenya reflète des perspectives divergentes, certains soutenant que le pays a une obligation morale d’aider Haïti, tandis que d’autres insistent sur la nécessité de prioriser les problèmes internes. Cette controverse souligne les défis complexes auxquels la société kényane est confrontée dans la recherche d’un équilibre entre les priorités nationales et les responsabilités internationales.

Source : Jurist.org

Kenya dispatch: government deployment of Kenyan police to gang-plagued Haiti provokes debate, division – JURIST – News

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