14 janvier 2026
Haïti | Les tweets de la Primature : Une communication à sens unique dans un contexte de crise aiguë
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Haïti | Les tweets de la Primature : Une communication à sens unique dans un contexte de crise aiguë

L’Edito du Rezo

Les tweets du Premier ministre de facto, Dr. Ariel Henry : Une communication unilatérale dans un climat de crise. Ces restrictions imposées par le gouvernement soulèvent des questions profondes quant à son engagement envers la démocratie et l’interaction ouverte avec la population. En limitant la possibilité pour les citoyens de commenter les publications officielles sur les réseaux sociaux, le régime envoie un message troublant quant à sa volonté de répondre aux préoccupations et aux besoins de sa population.

Dans un contexte où la crise en Haïti atteint des proportions alarmantes, les Tweets émis par le Premier Ministre, Dr. Ariel Henry, semblent délibérément éloignés de l’interaction avec ses followers. Une observation qui soulève des questions pertinentes quant à la nature de sa communication.

Depuis le mois de mai dernier, l’interdiction de commenter les publications de ce haut responsable suscite des interrogations quant à sa conception de la démocratie, alors qu’il continue de promouvoir des notions d’ouverture et de résolution de la crise. Cependant, les réalités sur le terrain, marquées par la montée en puissance des gangs, ne semblent pas recevoir l’attention requise.

Cette communication unilatérale inacceptable ne se limite pas au Premier Ministre lui-même. Au sein même du gouvernement de facto, plusieurs ministres adoptent une posture similaire. Emmelie Prophète Milcé, ministre de la sécurité publique, est pointée du doigt pour sa restriction des commentaires sur Twitter. Ses publications, désormais privées, ne sont accessibles qu’à un cercle restreint d’amis, évinçant ainsi toute voix discordante.

Cette attitude contraste avec la gravité de la situation sécuritaire qu’elle évoque, notamment la notion de « territoires perdus » et l’avènement de nouvelles menaces. Une telle démarche soulève des questions quant à la responsabilité et à la compétence de ceux qui dirigent.

Ces agissements laissent transparaître une volonté évidente de déconnexion entre les actions citoyennes et le pouvoir en place. Le régime envoie un signal clair de désintérêt vis-à-vis des cris de détresse de la population, que ce soit à travers la radio ou les réseaux sociaux. Pourtant, ces derniers sont largement reconnus comme des canaux de communication de masse entre l’État et ses citoyens. Cette rupture de communication soulève des inquiétudes quant à l’avenir des négociations pour une sortie réelle de crise.

Face à ce constat, il est difficile de ne pas se poser des questions sur les véritables intentions de ce régime de facto. L’organisation des élections, présentée comme un pilier de la résolution de la crise, ne suffit pas à dissiper les doutes. La mission réelle confiée à Ariel Henry et ses alliés, tels qu’André Michel, Edmonde Beauzile et Mirlande Manigat, tous embarqués dans ce train politique désorienté Tèt Kale, reste encore à saisir. Les dates de septembre 2021 et décembre 2022 marquent leurs entrées respectives, mais le puzzle de leurs desseins demeure incomplet.

Dans un pays confronté à une crise multidimensionnelle, la communication transparente et inclusive revêt une importance capitale. Les actes et les paroles des dirigeants ont le pouvoir de façonner l’avenir. La question qui persiste est de savoir si ce pouvoir sera utilisé en faveur du peuple haïtien, ou s’il continuera de se déployer dans des directions inaccessibles et énigmatiques. Une chose demeure certaine : le peuple attend des réponses tangibles dans une période où l’incertitude règne en maître.

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