16 janvier 2026
Affaire Nesmy Manigat à Paris | Martine Pilate :  »Vous êtes tous des hypocrites ! »
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Affaire Nesmy Manigat à Paris | Martine Pilate :  »Vous êtes tous des hypocrites ! »

Des dessous sur l’affaire de Nesmy Manigat au Salon du Livre à Paris ! | Martine Pilate : ‘Vous êtes tous des hypocrites ! »

Par Sergo Alexis

J’ai écrit cet article pour deux raisons. D’abord du fait que des gens m’appelaient de partout pour féliciter la jeune femme sur la vidéo dont ils ne connaissaient pas le nom. Car, le dimanche 4 décembre, elle a suscité à elle toute seule le départ précipité du ministre de facto de l’Éducation nationale, Nesmy Manigat, du Salon du Livre à Paris. De façon que les nombreux internautes, qui ont visionné les images de son coup de gueule contre le gouvernement de facto de Port-au-Prince, puissent mieux comprendre la réalité sur les images qu’ils ont découvertes dans les vidéos. Ensuite pour établir une certaine vérité qui pourrait déranger plus d’un en la rendant visible. Il s’agit des faits anormaux que j’ai observés durant ces deux jours du salon, en marge ou liés avec des déclarations de « Monsieur Le Professeur Manigat », dans l’émission Le Point avec Wendell Théodore, sur les ondes de la radio/télévision Métropole, le 9 décembre dernier.

Lundi 19 décembre 2022 ((rezonodwes.com))–

La femme sur la vidéo s’appelle Martine Pilate. Elle est arrivée en France enfant en 1978. Vous comprenez que son âge tourne autour de la cinquantaine. Elle n’est ni une militante associative ni une militante politique. Tout simplement une citoyenne consciente des problèmes de son pays et l’état de délabrement et de violence dans lequel les politiciens haïtiens et les oligarques l’ont réduit. Contrairement à sa sœur Gerta Pilate, qui elle, est une militante assidue d’associations et présidente de l’association Haïti Plus Juste (HPJ) qui est l’auteur de la publication de l’ouvrage collectif sur l’affaire PetroCaribe et la corruption en Haïti, sous la direction de Jacques Nési, docteur en sciences politique et de Jean-Jacques Cadet, docteur en philosophie

Gerta Pilate non plus n’est pas une militante politique, mais elle mène un combat citoyen contre la corruption et l’injustice. Volontaire, franche et pétrie de bons sens et de qualités multiples, elle est celle à qui ses amis font appel pour aider à exécuter des tâches lors d’activités socioculturelles. Par solidarité familiale, Martine prend l’habitude d’accompagner régulièrement sa sœur lors de ses engagements. Ce fut le cas, lors des deux journées du Salon du Livre organisées par l’association Haïti Culture, présidée par Josette Bruffaerts-Thomas. Pure anecdote : Gerta s’était portée volontaire pour aider Josette à faire la mise en place des stands le premier jour du salon.

Ce dimanche 4 décembre, tandis que Martine Pilate tenait le stand avec sa sœur, où l’on exposait le livre du résultat des Actes de la conférence internationale, que HPJ avait tenue à Paris, les 8 et 9 juin 2019, sur l’affaire PetroCaribe et la corruption en Haïti…

Haïti va mal ; le ministre de l’Education nationale n’a rien à faire ici ; vous êtes tous des hypocrites !

Les propos de Martine se résument à ces trois expressions. Et tout ce qu’on pouvait lui dire d’autres pour calmer son ardeur n’avait aucune importance. Le ministre doit partir ! Point barre ! (Ndlr). A ce moment précis, sa réaction est naturelle et nullement préméditée. Pour la connaitre, je sais que c’est une femme intelligente, toujours souriante, aimable, avec qui on aime discuter, échanger et surtout rigoler. En effet, malgré son âge, elle fait jeune dans tous les sens du mot. Avec elle, tout comme avec sa sœur, il n’y a aucun sujet tabou. Elles peuvent discuter sérieusement sur un sujet important de même que rigoler sur ce sujet. Aussi, Martine Pilate n’est ni une hystérique ni une folle comme pourraient le laisser croire certaines des catégories sociales haïtiennes représentées au salon. Elle est avant tout une citoyenne éprise de justice sociale !

Depuis 30 ans que je la côoie, c’est la première fois que je l’ai vu hausser le ton avec autant de ferveur. Elle criait certes très fort, dégoutée certainement, en colère sûrement pas. D’ailleurs en observant bien les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, on peut constater qu’intérieurement elle était calme. Elle n’a jamais manifesté d’aucune forme d’agressivité physique. Des Haïtiens de classe moyenne d’origines populaires savent aussi hausser le ton lorsqu’il s’agit de dénoncer l’inadmissible des élites traditionnelles ! Sinon, il n’y aurait jamais eu la Bataille de Vertières, chère à Dany Laferrière.

Comme elle le dit elle-même dans les images, Martine tenait tout simplement à ce que tous les visiteurs du salon puissent l’entendre contester la présence de Nesmy Manigat au salon, tandis qu’Haïti va très mal. Et traiter d’hypocrites Dany et Maggy qui tentaient de la calmer ; incluant les autres qui n’ont pas osé chahuter le ministre, lorsque ce dernier racontait ses bobards au rez-de-chaussée du salon. Quand bien même, elle avait appris que M. Nesmy Manigat, le ministre de l’Education nationale des tèt kale, qu’elle ne connaissait pas de visu, était en train de faire un discours à l’étage inférieur, cela lui était totalement indifférent.

Cependant, après avoir constaté au premier étage, où elle était installée, que des personnalités haïtiennes discutaient, comme si de rien n’était, avec M. Manigat, flanqué de l’ambassadeur haïtien en France, M. Josué Dahomey, c’est à ce moment précis, qu’une sorte d’énergie naturelle l’a poussé à agir. Pour elle, la présence de M. Nesmy Manigat en France, à cette période aussi préoccupante pour l’éducation en Haïti, cela est inexcusable. Il devait rester en Haïti, s’occuper de la rentrée scolaire de tous les enfants d’Haïti. M. Manigat et l’ambassadeur haïtien ont vite fait de vider les lieux. Les échanges bon enfant avec « Monsieur Le Ministre » dans les couloirs du salon se sont achevées avant même de commencer ! Il pouvait continuer à faire du tourisme et du shoping à Paris avec le Per diem que lui verse l’ambassade d’Haïti. Ce n’est pas du voye monte, il en est toujours ainsi pour les ministres et autres « grands commis de la République ! » et leur Cour. Cela s’appelle des privilèges abusifs qui devraient servir à la collectivité nationale.

Trois personnes concernées :

Nesmy Manigat, certes, mais aussi Dany Laferrière et Maggy Belin

D’abord Dany Laferrière

Dans sa posture, il a voulu intimider la jeune femme. Puisqu’il se présente devant elle, changeant quelque peu l’expression du visage comme un parent s’adressant à son enfant, qui est en train de commettre une bêtise : hausse le ton, la regarde droit dans les yeux et lui dit que ce n’est ni l’endroit ni le moment et lui demande d’arrêter. –Non ! retorque Martine, le fixant aussi droit dans les yeux et lui dit vous n’êtes qu’un hypocrite. – Vous savez qui je suis pour me traiter d’hypocrite ? lui répond, l’académicien. Oui, je vous connais très bien, Monsieur Dany Laferrière, vous êtes tous des hypocrites car le ministre n’a pas sa place ici… D’autant plus que la veille, elle avait un peu visionné un post de Jean Fils-Aimé sur sa chaine YouTube où ce dernier définit Dany Laferrière d’intellectuel de pacotille, – quand bien même le mot n’est pas prononcé, – pour sa position invraisemblable sur les sanctions prises par le Canada à l’encontre des « mafieux » d’Haïti.

Après plus de quarante années en Europe kote tout moun se moun, c’est peine perdue que de prétendre intimider Martine Pilate, qui a vécu loin du sousouyism et de la tolérance inconcevable, institués dans la société haïtienne, kote klas mwayèn ak pouvwa politik se kokot ak figawo pou toupizi klas popilè yo. Compris, que son comportement de paternalisme a trouvé de la résistance, d’un geste de perdant de son bras droit, Dany s’est vite esquissé !

Dommage, ce deuxième jour du Salon du Livre, j’étais allé assister à la pièce de théâtre de Guy Régis Jr : L’amour telle une cathédrale ensevelie, écrite et mise en scène sur la problématique migratoire et des boat people. Autrement, j’aurais passé le micro à Dany Laferrière pour qu’il interroge publiquement Nesmy Manigat sur la destination des fonds des expatriés, soi-disant, destinés à l’Education nationale.

Quant à Maggy Belin

Membre du Conseil d’administration de Haïti Futur. Elle était dans son bon droit de demander à Martine de se taire ou partir. ? Non, je ne partirais pas, non je ne me tairais pas ! lui répond tout de même Martine. A se la jouer autoritairement à plusieurs reprises vis-à-vis de l’équipe d’HPJ, tout porte à penser que le livre sur l’affaire PetroCaribe la dérange. Qui sait ? C’est à croire qu’elle ne savait pas qu’HPJ avait un contrat moral avec Haïti Futur, qui contrôle, dans les règles de l’art, toutes les ventes de livres du salon et perçoit un pourcentage de 20% sur chaque exemplaire vendu. HPJ n’avait qu’un produit à proposer aux visiteurs, kidonk, nous faisions ce que nous voulions de notre stand.

Au refus de Martine d’obtempérer à ses injonctions, et malgré la résistance d’Huguette Marcelin, une des auteurs de la publication, qui était là pour la vente-signature, Maggy décide unilatéralement d’enlever les livres de la table de notre stand. Rien à faire. Martine lui dit : « Vous êtes ici pour gagner votre pognon (sur notre livre, Ndlr) et moi je suis là pour défendre mon pays ». Martine n’est pas partie et Gerta est allée s’expliquer avec Maggy Belin et les livres sont revenus à leur place.

Ce n’est pas tout. La veille, en tant qu’un des auteurs de ce livre, de surcroit secrétaire général d’HPJ, j’étais en train de dédicacer un livre pour une lectrice, qui l’avait payé à la caisse d’Haïti Futur, Madame Belin a osé me demander, avec une voix stricte, en présence de la jeune femme : où est-ce que j’ai trouvé ce livre ? Sur un ton aussi intense que le sien, je lui dis que je ne réponds pas à cette question !

J’ai considéré son arrogance comme une insulte et un non-respect vis-à-vis de ma personnalité. Elle n’oserait jamais poser cette question à Dany Laferrière ni Jean-Philippe d’Alembert. Pour autant, je n’osais pas imaginer que ce livre sur l’affaire PetroCaribe puisse autant la déranger ; ni qu’elle pouvait avoir cette attitude aussi irrespectueuse à notre égard. Néanmoins, j’ai pris un réel plaisir d’expliquer à la jeune femme que j’ai fait l’analyse de ces types de comportement paternaliste dans un texte sur la question de l’Etat que j’ai écrit dans le livre.

Bien heureusement, la reproduction intégrale des inégalités sociales haïtiennes est difficilement envisageable en France. L’homme s’adapte à son environnement et cela est aussi valable pour la communauté haïtienne de France car le savoir et la connaissance générale sont à la portée de toutes les classes sociales. Pagen manti nansa !

Le moi, je de « Monsieur le Professeur Manigat ! »

Nous avons visionné l’intervention abracadabrante de Monsieur Le Professeur Manigat, comme l’appelle Wendell Théodore (sousouyism ?) à son émission. Monsieur Manigat se présente comme le grand porteur d’un projet de réformes de « l’éducation nationale mondiale ». Pour commencer, Monsieur le professeur perd son accent lorsqu’il lui a falluparlerdu Partenariat mondial pour l’Education qui est, selon lui, « l’unique plateforme mondiale pour l’éducation » (Gwonon k ap tiye tichyen !?), institution, dont il est lui-même le président du Conseil d’administration et « préside actuellement le côté finance » (sic).

D’après ses déclarations, en tant que ministre haïtien de l’Education national, il était donc invité à une réunion du Conseil d’administration de son organisation (Par qui ?) à double titre qui se tenait à Paris. Selon ses dires, ce partenariat mondial regroupe un certain nombre de ministères de l’Education nationale des pays membres et gère des millions de dollars venus des bailleurs de fonds, notamment de $16.5 millions d’aide de la Banque Mondiale. Cependant, il faudrait lire entre les mots de sa langue de bois pour comprendre que la Banque Mondiale gère elle-même ce fond en fonction du projet de chacun des ministères et non une somme destinée à l’éducation nationale en Haïti.

Monsieur Nesmy Manigat parle de 2.5 millions par-ci de 3 millions par-là, Etc. s’il-vous-plait toujours pour l’organisation dont il est le président du CA. Néanmoins, il faut bien écouter ses réponses pour bien comprendre que celui-ci était l’hôte du Partenariat mondial pour l’Education et non l’envoyé spécial à Paris du gouvernement de la République d’Haïti. Mais le Per diem est haïtien. Si c’était faux, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Dahomey pourrait porter un démenti formel à cette allégation !

La première pensée de Gerta Pilate sur cette intervention lors d’échanges que nous avons eus, c’est de trouver que ce monsieur Manigat manque de pudeur. Qu’il était sans le savoir en train de se ridiculiser. Il nous parle de millions des bailleurs de fonds qu’il gère lui-même, et que même avec ces millions, mises à part quelques exceptions, les résultats de son projet sur les réformes de l’éducation nationale en Haïti, entamé depuis 2011, sont exécrables. Et au moment où il parle ; il n’est même pas capable d’assurer la réouverture des classes. Or, chacun sait que le gouvernement dont il est membre entretient des liens avec les gangs qui empêchent la réouverture intégrale des classes. Durant sa table ronde au Salon du Livre, Monsieur le ministre n’a pas osé aborder ce sujet sensible qui ne faisait pas partie de la propagande pour son gouvernement de facto du PHTK.

Il ne nous dira jamais que les milliards du fond PetroCaribe détournés par les différents gouvernements mafieux en Haïti sont bien au chaud dans des banques américaines et dans les paradis fiscaux comme le Panama et les Iles Vierges britanniques. La République d’Haïti et donc le peuple haïtien aura à payer bon gré mal gré ces dettes vis-à-vis du Venezuela, de même que les différentes aides des bailleurs de fonds qui ne sont pas des subventions mais des emprunts à rembourser.

M. Manigat Dans le Salon du Livre…

Et pour ce qui est de sa défense sur ses péripéties dans le salon, il précise qu’il s’était prononcé dans une salle paisible et remplie de monde où figurait Dany Laferrière et Jean-Philippe d’Alembert, lesquels ont fait un exposé prodigieux sur l’histoire et les œuvres de Jacques Stephen Alexis où sa lettre de vœux de bonne année, publiée en 1957 (Ndlr), intitulée La Belle Amour humaine était à l’honneur cette année sur les thèmes du salon. Ce serait curieux de connaître, s’il était vivant, la position de Jacques Alexis sur la situation politique d’Haïti d’aujourd’hui et la dimension de l’hypocrisie de chacun qui utilise ce texte à son profit intellectuel, tout en faisant mine d’ignorer la position idéologique de l’auteur ! M. le ministre a conclu la conférence pour le ministère de la Culture et de celui de l’Education en toute quiétude, dit-il. Et ceux qui racontent sur les réseaux qu’il a été chahuté font des fakes news.

Nesmy Manigat a parfaitement raison. Cela s’est passé comme il le décrit dans la salle de conférence. Pour le reste, il dissimile la vérité. Il prétend que tout s’est bien passé et que ce n’est qu’à la fin, une femme frustrée pour la façon dont les choses se passent actuellement en Haïti, et c’est normal qu’un Haïtien puisse manifester sa frustration vu la situation dégradante du peuple haïtien aujourd’hui. Mais le ministre ne dit pas dans son discours que son gouvernement draine avec lui un cortège de deuil et de destruction économique et social depuis bientôt une douzaine d’années que ses amis du PHTK détiennent les rênes du pouvoir.

Pour Nesmy Manigat, c’est la même organisation ; il les connait bien ceux qui font circuler ces fakes news. Ils avaient publié d’autres mensonges.  Et patati et patata.  

Et Wendell Théodore de reprendre en cœur « Oui je sais M. Le ministre, ce sont des fakes news, mais comme il vous fallait répondre à ces zen, je ne pouvais pas vous inviter sans élucider ces zen en question » (traduit du créole). Quelles attitudes de lèche-cul et quelle diversion de la part de ce journaliste de zapper les images de la vidéo où Martine s’exprimait : sinon de considérer sa réaction comme des ragots ! et du ministre lui-même de la qualifier de frustrée. Son Excellence Monsieur Le Professeur devrait consulter son dictionnaire avant d’employer un mot dont il ne maitrise la signification.

Or, c’est justement parce que Monsieur le ministre a pu s’exprimer devant un auditoire docile, qui l’a applaudi à tout rompre pour son extraordinaire intervention de diversion, que Martine Pilate les traite tous d’hypocrites. M. Manigat n’était plus dans la salle de conférence, comme il le prétend, lorsqu’il a été contraint de partir, il était dans la salle de l’exposition des livres. L’espace où les auteurs dédicacent, où l’on consomme, où l’on échange des sourires, les idées, les coordonnées, les embrassades de copinage, les poignées-de-mains, etc. ; où se mélangent, amitié, sincérité, faux-cul, lèche-cul, tolérance, etc. Martine a fait échouer publiquement la phase de kokot ak figaro que Nesmy Manigat s’apprêtait à déguster avec le public. Et ça, ce n’est pas du ZEN, ni des fakes news M. Wendell Théodore !

Et l’association Haïti Futur dans tout cela ?

L’association Haïti Futur avait sûrement invité M. Manigat ;’il n’était pas au Salon du Livre par hasard. Mais celui-ci, en tant que président du Conseil d’administration de son organisation, a dû organiser son agenda en fonction du salon, afin de faire une pierre trois coups en rajoutant le shopping à Paris. D’autant plus que Haïti Futur avait signé un contrat de partenariat avec le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, après le séisme en 2011, sur l’application de l’éducation numérique dans certaines régions d’Haïti quand Nesmy Manigat était pour la première fois ministre de l’Education nationale du premier gouvernement des tèt kale. L’argent PetroCaribe, les taxes sur les transferts et appels téléphoniques de l’époque coulaient à fléaux. Malgré tout, M. Manigat n’a pas fait grand-chose pour l’éducation en Haïti et encore moins pour l’éducation numérique. Présentement, selon ce que nous avons consulté sur la page Facebook de Josette Bruffaerts-Thomas, et sur le site internet de Haïti Futur, seulement environ 500 écoles privées et publiques y sont opérationnelles grâce en grande partie des fonds de Haïti Futur et d’autres partenariats privés, qui soutiennent le programme de l’éducation numérique en Haïti. Il semblerait que M. Manigat, quitte en plan le programme qu’il avait signé avec Haïti Futur des machines, certes mais la formation des enseignants n’est pas assurée. Peut-être Haïti Futur espère -t-elle, par cette invitation, que le ministre Nesmy Manigat reprenne avec elle le programme de l’éducation numérique pour le bien-être de plus d’heureux élèves…

Il n’y a pas lieu non plus pour HPJ de rejeter toutes les actions des dirigeants de l’Etat haïtien quel qu’il soit, ni de condamner Haïti Futur de travailler en partenariat avec l’Etat au profit de la collectivité. Car ce sont les résultats des engagements communs qui comptent. Sur ce plan-là, connaissant la bonne foi de Josette Bruffaerts-Thomas et ses compétences dans les différentes facettes de ses activités, nous sommes nombreux de la communauté haïtienne de France à lui faire confiance.

Par ailleurs, l’hypocrisie et la corruption sont à un point tel en Haïti, si l’on veut réaliser l’unité haïtienne on ne peut vouloir écarter tout et tout le monde, sinon il risquera de rester très peu d’élus, qui seraient insuffisants pour la réaliser. Pour autant, Josette sait très bien que les Haïtiens ne font plus confiance à ce monsieur qu’il pensait crédible et compétent. Il a échoué dans son projet de réforme de l’éducation nationale. Présentement il est bien pris dans le moule de l’incompétence, de la corruption et de la violence du PHTK !

Pour ce qui est les relations de Josette avec HPJ, elles sont aimables et cordiales. Elle a soutenu à plusieurs niveaux nos actions lors de notre conférence sur l’affaire PetroCaribe de même que pour la promotion du livre. Néanmoins, comme beaucoup de citoyens haïtiens, l’équipe d’HPJ soutient fermement Martine Pilate car elle était dans son droit de citoyenne haïtienne de dénoncer l’intolérance et de désacraliser certains tabous !

Alexis Sergo

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