Council on Foreign Relations | Haiti: « La présidence de Jovenel Moise a été marquée par la corruption […] et le démantèlement des institutions démocratiques de gouvernance »

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Council on Foreign Relations (CFR): « Haïti représente la définition de la fragilité« .

« À des degrés divers, les anciens présidents Jean-Bertrand Aristide, Michel Martelly et Jovenel Moïse auraient enrôlé, parrainé, toléré et ignoré des groupes armés et des trafiquants de drogue opérant principalement dans les quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince« . Le pays est gouverné par une autorité politique très centralisée à Port-au-Prince, qui profite à une clientèle urbaine aisée.

Implementing the Global Fragility Act in Haiti necessitates a change in U.S. assumptions and actions, writes Susan D. Page. The United States should work alongside Haitians desirous of charting their own transition to democracy and support Haitian-chosen policies and leadership.

Samedi 10 septembre 2022 ((rezonodwes.com))–« La mise en œuvre de la loi sur la fragilité globale en Haïti (Global Fragility Act in Haiti) nécessite un changement des hypothèses et des actions des États-Unis« , écrit Susan D. Page dans un rapport d’analyse publié jeudi par le Council on Foreign Relations (CFR) dressant la liste des obstacles inhérents à l’implantation de la démocratie en Haïti.

Les États-Unis devraient travailler aux côtés des Haïtiens désireux d’organiser leur propre transition vers la démocratie et soutenir les politiques et les dirigeants choisis par les Haïtiens, recommande CFR, faisant le triste constat de la direction du pays confiée à des « esclaves à talent » aujourd’hui contestés par la grande majorité du peuple.

Enumérant les principales et actuelles sources d’instabilité du pays, l’ex-président sauvagement assassiné, Jovenel Moise, qu’un groupe de nostalgiques – des témoins en première loge de l’institutionnalisation de la corruption par la bande à Garry Bodeau -, tentent vainement de vendre une « autre image », CFR relate la corruption, le népotisme, l’impunité, la fédération des gangs comme, au passage, le vrai bilan du régime PKTK 2 avec Lapin-Jouthe-Claude Joseph.

« Le mandat du président Moïse a été marqué par la corruption, la mauvaise gestion des ressources économiques du pays et la poursuite du démantèlement des institutions démocratiques de gouvernance, notamment l’érosion des processus électoraux, les différends concernant la durée du mandat, les tentatives de modification de la constitution par des moyens illégitimes et le remplacement forcé des juges de la Cour suprême« , entre autres « l’incapacité à organiser des élections pour les sièges vacants dans les deux chambres du Parlement haïtien en octobre 2019 a entraîné une crise politique et constitutionnelle et un glissement constant vers le règne d’un seul homme par décret« .

Le Council on Foreign Relations (CFR) n’a pas non plus négligé de relater dans son rapport que « l’État chroniquement faible depuis des décennies, les gouvernements successifs ne parvenant pas à fournir les services essentiels, Haïti représente la définition de la fragilité. Les événements de ces dernières années ont exacerbé ce qui était déjà une situation catastrophique« .

« La situation géographique d’Haïti, dans la trajectoire des ouragans de l’Atlantique, combinée à la topographie abrupte de sa région occidentale d’où partent tous les principaux systèmes fluviaux vers la côte, rend le pays particulièrement vulnérable aux catastrophes telles que les inondations, les sécheresses et les glissements de terrain.
L’augmentation des températures pendant les mois secs, le renforcement des tempêtes tropicales et l’imprévisibilité du régime pluvial dus au changement climatique vont probablement exacerber les événements climatiques
« .

Ensuite sont arrivés COVID-19 et la flambée des prix des carburants à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et tout cela n’a fait qu’accentuer la pression sur l’économie déjà malmenée d’Haïti, à cause de la plaie profonde d’une corruption institutionnalisée par l’Etat.

À des degrés divers, les anciens présidents Jean-Bertrand Aristide, Michel Martelly et Jovenel Moïse auraient enrôlé, parrainé, toléré et ignoré des groupes armés et des trafiquants de drogue opérant principalement dans les quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince. Haïti est aujourd’hui confronté à l’une de ses pires flambées de violence depuis 1986.

L’assassinat éhonté de Moïse à sa résidence en juillet 2021, suivi d’un ouragan dévastateur un mois plus tard, a plongé Haïti dans un nouveau chaos et un régime anticonstitutionnel.

lire l’intégralité du texte de Council on Foreign Relations en cliquant sur le lien reproduit ci-dessous.

A Smarter U.S. Assistance Strategy for Haiti | Council on Foreign Relations (cfr.org)

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