Mercredi 15 juin 2022 ((rezonodwes.com))– Prakazrel Samuel Michel, alias Pras, ex membre du groupe Fugees, avec Wyclef Jean et Lauryn Hill, est connu comme quelqu’un qui sait comment tirer les ficelles dans l’ombre et construire des carrières à succès.
Il y a quelques années, dans ses confidences à la presse américaine et dans son film documentaire, « Sweet Micky for President », il a révélé comment il a aidé à faire entrer le chanteur aux refrains salés et misogynes, au siège la Présidence d’Haïti.
« J’ai rencontré Michel Martelly il y a des années au début de ma carrière avec les Fugees. C’était lors d’un concert à Miami où il vivait à l’époque. C’était une grosse salle mais seules dix personnes sont venues, dont lui », a-t-il expliqué à l’AFP.
A en croire Pras, Michel »Sweet Micky » Martelly, n »avait aucune intention de se lancer en politique. L’autoproclamé »Bandi Legal » lui a même ri au nez quand il lui a fait part de son idée au téléphone. Le rappeur millionnaire a du prendre l’avion pour Miami et passer une nuit à convaincre Martelly que sa candidature avait un fort potentiel.
« Je pensais que c’était un bon choix pour briser le statu quo qui durait en Haïti depuis 207 ans de turbulences politiques, blocage et corruption » depuis la révolution et l’indépendance, argumente le lauréat de Grammy.
En dépit de son passé de chanteur qui, sur scène, n’hésitait pas à descendre son pantalon ou à se pavaner en couche adulte et en s’affublant du nom de Ti-Simone, comme un makòmè, Michel Martelly a eu l’agrément de l’international qui l’a imposé au second tour de la présidentielle 2010-2011 avant d’agréer sa victoire sur l’ex première dame Mirlande Hyppolite Manigat.
Plus tard, Pras s’est démarqué des actions de son poulain et ne s’est senti nullement responsable des dérives du président Tet Kale qui a asséché les caisses de l’État, fricoté avec les gangs et instauré un régime de bandit légal qui a traversé la dernière décennie et se perpétue jusqu’à présent.
« Je suis plutôt doué pour mettre des gens en position de pouvoir. Mais les faire écouter une fois qu’ils y sont, c’est la partie la plus difficile », s’est défendu le rappeur.
Pras a déclaré que son implication a cessé après l’entrée en fonction de Martelly. Il a avoué être déçu par le mandat de son candidat trié sur le volet. Il a même affirmé n’être pas d’accord avec »90 % des choses qu’il a faites ».
La gloire pour toi, mais la galère pour le peuple, mon frère!



