« Inacceptable » et « ne correspond pas à une démocratie »: l’agression contre le président Boric suscite un large rejet dans le monde politique. À cet égard, tant le parti au pouvoir que l’opposition ont exprimé leur rejet et l’ont qualifié d' »inacceptable ».
Samedi 23 avril 2022 ((rezonodwes.com))–En pleine tournée présidentielle dans la région de Coquimbo, le président Gabriel Boric a été victime d’une tentative d’attentat au début de la réunion qu’il avait prévue jeudi après-midi avec les autorités locales, réunion qui se déroule actuellement dans le bâtiment du gouvernement régional à La Serena.
Selon plusieurs vidéos qui ont enregistré le moment, une fois que le véhicule transportant le chef d’État est arrivé, il s’est approché de la foule pour saluer les personnes présentes, lorsqu’une personne aurait lancé une pierre en sa direction ayant rebondi sur son dos.
Dans les détails, l’incident se serait produit au milieu de quelques cris de manifestants qui faisaient notamment allusion au cinquième projet de retrait de l’AFP, lorsqu’une pierre a frappé un membre de l’équipe de presse du chef de l’État, ricochant sur le Président.
La vidéo montre comment ses agents de sécurité activent leurs protocoles en lui recommandant d’entrer dans le bâtiment du gouvernement régional. En conséquence, un homme de 31 ans a été arrêté pour avoir prétendument jeté l’objet sur le Président. Le président Boric qui n’a pas été blessé, a poursuivi sa tournée.
Toutefois, la presse chilienne a appris samedi que le président Boric va intenter une action en justice contre l’homme qui lui a jeté une pierre et a affirmé qu’il n’apportera aucun changement à son dispositif de sécurité.
Le président Gabriel Boric a annoncé ce samedi que son gouvernement portera plainte contre la personne qui lui a jeté une pierre sur la Plaza de Armas de La Serena, dans le but de donner un signal de protection à l’institution de la présidence de la République.
Depuis la commune de Paihuano, au terme de sa tournée dans la région de Coquimbo, le chef de l’État a assuré que cette décision n’était pas le résultat de la pression des parlementaires de l’opposition, qui lui demandaient de donner un signal contre la violence.
En ce sens, M. Boric a déclaré qu' »il ne s’agit pas seulement de moi, mais d’une institution qui appartient à tous les Chiliens, à savoir la présidence de la République ».

