Des sans-papiers haïtiens séjournent encore dans cette région.
La ville frontalière de Tapachula est depuis des mois le reflet de la crise migratoire dans la région qui connaît un flux record de migrants se rendant aux États-Unis, dont le service des douanes et de la protection des frontières (CBP) a détecté plus de 1,7 million de sans-papiers à la frontière avec le Mexique au cours de l’année fiscale 2021, qui s’est achevée le 30 septembre.
Samedi 12 février 2022 ((rezonodwes.com))–Plus d’une centaine de migrants ont organisé un sitting samedi dans la municipalité de Tapachula, dans l’État du Chiapas, au sud-est du Mexique, pour exiger que l’Institut national des migrations (INM) s’occupe d’eux et leur délivre des visas humanitaires (de transit) afin qu’ils puissent poursuivre leur route vers la frontière mexicaine avec les États-Unis.
La principale revendication des migrants est que les autorités mexicaines s’occupent d’eux et leur fournissent des visas pour quitter cette municipalité, qui est devenue une prison pour des milliers de personnes originaires du Honduras, du Salvador, du Guatemala, du Venezuela, du Nicaragua, d’Afrique, d’Haïti et d’autres pays qui cherchent à quitter cette ville frontalière avec le Guatemala.
C’est vers 11h00 (17h00 GMT), a précisé l’agence de presse espagnole Efe, que ce sitting (viacrucis) est parti avec des migrants du Honduras, du Venezuela et du Guatemala, qui ont décidé de s’enchaîner et de former une croix pour marcher dans les rues principales de Tapachula en criant des slogans tels que « Nous, les migrants, ne sommes pas des criminels, nous sommes des travailleurs internationaux » ou « Nous voulons des visas, nous voulons des visas !
Ce groupe de migrants est en grève de la faim depuis environ 10 jours et certains d’entre eux se sont enchaînés les uns aux autres il y a cinq jours pour protester contre le blocus qui ne leur permet pas de poursuivre leur voyage à travers le Mexique.

